Fautes graves : la liste qui fait rater l'examen théorique

8 min de lectureChapitre : Les contraventionsGratuit, sans inscriptionMis à jour en juillet 2026

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L’essentiel en 30 secondes
  • Faute grave à l’examen théorique = réponse incorrecte sur une infraction du 3e ou du 4e degré.
  • Les fautes graves sont l’une des principales raisons d’échec à l’examen théorique.
  • 3e degré : tout ce qui met directement quelqu’un en danger (feu rouge, sens interdit, GSM en main...).
  • 4e degré : 7 infractions seulement, à connaître par cœur en priorité.
  • Ordre d’arrêt d’un agent ignoré = 4e degré ; toute autre injonction = 3e degré.

La liste complète, rangée en familles faciles à retenir, et les pièges qui départagent le 3e du 4e degré : tout est juste en dessous.

Feu rouge brûlé, sens interdit, demi-tour sur l’autoroute : ces questions ne pardonnent pas. Les fautes graves sont l’une des principales raisons d’échec à l’examen théorique en Belgique. Et beaucoup de candidats découvrent la liste des infractions concernées... le jour de l’examen.

Bonne nouvelle : cette liste existe, elle est finie, et tu l’as sous les yeux. Au programme : comprendre ce qu’est exactement une faute grave, balayer les infractions du 3e degré famille par famille, puis mémoriser les 7 du 4e degré. À la fin, plus de mauvaise surprise possible.

C’est quoi, une faute grave à l’examen théorique ?

Définition. À l’examen théorique, une faute grave est une réponse incorrecte relative à une infraction du 3e ou du 4e degré, c’est-à-dire les infractions qui mettent directement en danger la sécurité des personnes.

La leçon précédente t’a donné le système des 4 degrés : le 1er et le 2e regroupent les erreurs sans danger direct pour les autres, le 3e et le 4e couvrent les comportements qui mettent directement des vies en jeu. L’examen théorique se sert de cette frontière : c’est sur les questions liées au 3e et au 4e degré que se jouent les fautes graves.

À l’examen. Les listes de cette leçon sont ta matière de révision pour les fautes graves : les connaître par cœur démultiplie tes chances de réussite. Priorité absolue aux 7 infractions du 4e degré, puis aux grandes familles du 3e.

À l’examen théorique, une faute grave, c’est une erreur sur une infraction du...

Quelles sont les fautes graves du 3e degré ?

Le 3e degré rassemble les infractions qui mettent directement en danger la sécurité des personnes. La liste est longue, alors ne la récite pas dans l’ordre : range-la en familles logiques.

Les agents et leurs consignes :

  • ne pas obéir aux injonctions d’un agent qualifié ;
  • ne pas déplacer son véhicule à l’arrêt ou en stationnement quand un agent le demande ;
  • ne pas obéir aux surveillants qui font traverser des enfants.

Le dépassement et le croisement :

  • dépasser alors que c’est interdit ;
  • dépasser par la gauche sans visibilité suffisante ;
  • dépasser alors qu’on est soi-même en train d’être dépassé ;
  • accélérer ou ne pas serrer à droite quand on se fait dépasser ;
  • dépasser un cycliste ou un cyclomotoriste sans laisser la distance latérale minimale : 1 mètre en agglomération, 1,50 mètre hors agglomération ;
  • franchir une ligne blanche continue ;
  • franchir une ligne orange ;
  • ne pas respecter le croisement par la droite, ou croiser sans laisser une distance latérale suffisante ;
  • doubler un tram par la gauche en mettant en danger ceux qui viennent en face ;
  • emprunter la bande de gauche sur une chaussée à berme centrale.
Aide-mémoire. Le mètre du cycliste : pour dépasser un cycliste ou un cyclomotoriste, laisse au moins 1 mètre en agglomération et 1,50 mètre hors agglomération. En dessous, c’est une infraction du 3e degré, donc une faute grave à l’examen.

Tu dépasses un cycliste en agglomération en laissant 80 cm d’écart. Verdict ?

Les priorités et les changements de direction :

  • tourner à gauche sans céder le passage au conducteur qui arrive en sens inverse ;
  • changer de direction sans céder le passage aux conducteurs et aux piétons qui circulent sur la même voie publique ;
  • lors d’un changement de direction, ne pas céder le passage aux piétons qui traversent la chaussée sur laquelle tu t’engages.

Les piétons, les enfants et les usagers vulnérables :

  • mettre en danger les piétons sur le trottoir, ou les usagers de l’accotement en l’empruntant ;
  • ne pas céder le passage aux piétons qui s’engagent sur un passage protégé ;
  • ne pas laisser les piétons achever leur traversée à une allure normale ;
  • gêner les piétons dans une zone résidentielle ;
  • rouler plus vite que l’allure du pas dans une zone piétonne ou dans une rue réservée au jeu ;
  • se mettre mutuellement en danger sur les chemins réservés aux piétons, cyclistes et cavaliers ;
  • couper un rang d’enfants.
Une camionnette renverse un piéton qui traverse : mise en danger directe d'une personne, typique du 3e degré
Mettre directement une personne en danger : le cœur du 3e degré.
Wenceslas DasnoisMon astuce

Dans un quiz, dès que l’énoncé met en scène un piéton, un enfant ou un cycliste directement mis en danger, pense 3e degré. C’est exactement la définition de ce niveau, et c’est le réflexe qui sauve quand tu hésites.

Wenceslas Dasnois · Fondateur de Permis Online

Les bus, les véhicules prioritaires et les convois :

  • ne pas dégager le passage à l’approche d’un véhicule prioritaire qui utilise sa sirène ;
  • ne pas ralentir fortement à l’approche d’un véhicule de transport scolaire ;
  • ne pas modérer sa vitesse en longeant un bus ;
  • ne pas s’arrêter pour laisser monter et descendre les passagers quand on longe un transport en commun du côté de l’embarquement ;
  • couper un convoi militaire, un cortège ou une course cycliste ;
  • ne pas s’arrêter à l’approche d’une course cycliste, ou ignorer les indications qui assurent la sécurité des manifestations et des courses.

Les feux et la signalisation :

  • brûler un feu rouge ;
  • au feu rouge, suivre la direction d’une flèche verte sans céder le passage ;
  • emprunter une bande de circulation alors qu’un signal lumineux placé au-dessus en interdit l’accès ;
  • emprunter un sens interdit ;
  • rouler sans allumer ses feux après la tombée de la nuit (remorques comprises) ;
  • après la tombée de la nuit, ne pas utiliser les feux d’encombrement sur un véhicule de plus de 2,50 m de large.

Dans l’habitacle :

  • transporter un enfant de moins d’1,35 m sans dispositif de retenue adapté ;
  • transporter plus d’enfants qu’il n’y a de places équipées d’une ceinture ;
  • utiliser, tenir en main ou manipuler un appareil électronique à écran (GSM, smartphone, GPS) qui n’est pas fixé dans un support adapté.
Piège classique. Pas besoin d’être en train de téléphoner : utiliser, tenir en main ou manipuler un appareil à écran non fixé dans un support adapté, c’est déjà une infraction du 3e degré. Fixé dans un support adapté au véhicule, l’appareil est autorisé.

Ton GSM n’est pas fixé dans un support. Tu le prends en main pour changer de musique en conduisant. Verdict ?

Et les 7 infractions du 4e degré ?

Le 4e degré, c’est le sommet de l’échelle : des infractions qui mettent directement en danger la sécurité des personnes, de nature à mener presque irrémédiablement à des dommages physiques en cas d’accident, plus le fait de négliger un ordre d’arrêt d’un agent qualifié. Elles ne sont que sept :

  1. transgresser l’ordre de s’arrêter donné par une personne habilitée ;
  2. inciter un conducteur à rouler trop vite ;
  3. dépasser à l’approche du sommet d’une côte ou dans un virage sans visibilité ;
  4. franchir un passage à niveau fermé ;
  5. faire demi-tour sur une autoroute ;
  6. se garer sur un passage à niveau ;
  7. faire une course de vitesse sur la voie publique.

Remarque le doublon vicieux avec le dépassement : dépasser alors que c’est interdit reste au 3e degré, mais dépasser à l’approche du sommet d’une côte ou dans un virage sans visibilité bascule au 4e. Le lieu change tout.

Aide-mémoire. Les 7 du 4e degré : ordre d’arrêt transgressé, incitation à rouler trop vite, dépassement au sommet d’une côte ou dans un virage sans visibilité, passage à niveau fermé franchi, demi-tour sur autoroute, stationnement sur un passage à niveau, course de vitesse sur la voie publique.
Piège classique. Ne pas obéir aux injonctions d’un agent qualifié = 3e degré. Transgresser son ordre de s’arrêter (le ou les bras tendus horizontalement) = 4e degré. Si la question parle d’un ordre d’arrêt ignoré, réponds 4e degré ; pour toute autre injonction, 3e degré.

Faire demi-tour sur une autoroute, c’est une infraction du...

Wenceslas DasnoisMa méthode

N’attaque pas la longue liste du 3e degré en premier. Commence par les 7 du 4e : c’est court, ce sont les sanctions les plus lourdes, et ce sont les points les plus rapides à sécuriser à l’examen.

Wenceslas Dasnois · Fondateur de Permis Online

Comment retenir tout ça sans exploser ?

Ne pars pas de la liste brute. Trois réflexes suffisent :

  • commence par les 7 du 4e degré : liste courte, sanctions les plus sévères, points rapides à sécuriser ;
  • classe au lieu de réciter : demande-toi qui est directement mis en danger dans la situation. Quelqu’un l’est ? Tu es au minimum au 3e degré, donc en zone de faute grave ;
  • révise par familles : agents, dépassement et croisement, priorités, usagers vulnérables, bus et convois, feux et signalisation, habitacle. Sept tiroirs, pas des dizaines de lignes en vrac.

Tu as la liste, tu as la méthode. Le sprint de révision ci-dessous compresse l’essentiel en cartes, puis le test de fin de chapitre te dira si les fautes graves sont vraiment derrière toi. Vérifie que c’est acquis juste en dessous.

La leçon est lue… l’examen, lui, ne prévient pas. 50 questions, minimum 41/50, et 2 fautes graves = échec automatique : voilà le vrai examen. Les examens blancs du cours t’y préparent chapitre par chapitre : questions lues à voix haute, chrono officiel et la même exigence de 82 % que les 41/50 officiels. Le format officiel du jour J Questions lues à voix haute Correction expliquée JE FAIS UN EXAMEN BLANC Réservé aux membres · réussi ou remboursé
Références et méthodologie
  • Arrêté royal du 1er décembre 1975 portant règlement général sur la police de la circulation routière et de l’usage de la voie publique (le code de la route belge), notamment les articles 4.1, 8.4 et 40ter.
  • Arrêté royal du 30 septembre 2005 désignant les infractions par degré aux règlements généraux pris en exécution de la loi relative à la police de la circulation routière.

Leçon rédigée par Wenceslas Dasnois selon nos principes éditoriaux et notre méthodologie de vérification. Tu repères une imprécision ? Notre politique de correction s’applique.