Alcool, drogues, fatigue : es-tu en état de conduire ?

6 min de lectureChapitre : Les accidentsGratuit, sans inscriptionMis à jour en août 2026

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L’essentiel en 30 secondes
  • Alcool : limite générale 0,5 g par litre de sang, soit 0,22 mg/l d’air expiré. Conducteurs professionnels : 0,2 g/l (0,09 mg/l).
  • Drogues : tolérance zéro, aucune quantité admise.
  • Depuis 2026 : test positif = 12 heures sans conduire ; dès 0,8 g/l de sang, permis retiré 15 jours.
  • Fatigue, médicaments, stress : tu dois être apte à conduire à tout moment.
  • Récidive dans les 3 ans : déchéance d’au moins 3, 6 puis 9 mois et 4 examens à repasser.

Les chiffres exacts, les nouveautés 2026 et les pièges de l’examen : tout est juste en dessous.

0,22 mg d’alcool par litre d’air expiré : le seuil qui fait de toi un conducteur en infraction. Pas besoin de tituber. Et 2026 a serré la vis : test positif, 12 heures sans conduire ; dès 0,8 g/l de sang, le permis part 15 jours. L’examen théorique adore ces chiffres. On les verrouille maintenant.

Être en état de conduire, ça veut dire quoi ?

Définition. Être en état de conduire, c’est être apte à conduire à tout moment : vigilance et réactivité intactes, sans alcool, sans drogue, sans fatigue ni médicament qui altère tes réflexes.

Plusieurs facteurs diminuent la vigilance et la réactivité : troubles de la vision, troubles locomoteurs ou cardio-vasculaires, maladie handicapante. Si tu te sais concerné par un problème invalidant, tu dois en faire part aux autorités et passer un examen médical. La fatigue fait partie de la liste : elle érode ta capacité à rester concentré et à réagir en temps utile.

Conducteur épuisé au volant et voiture accidentée : la fatigue diminue la vigilance
Fatigue, malaise : un conducteur diminué est un danger pour tout le monde.

La distraction rend inapte aussi. En conduisant, il est interdit de :

  • tenir ton GSM en main ou le manipuler : un appareil à écran doit être fixé dans un support adapté ;
  • envoyer des SMS ;
  • régler ton GPS en roulant s’il n’est pas fixé dans un support adapté (et même fixé, c’est fortement déconseillé) ;
  • te laisser distraire par les passagers.
Interdiction de tenir son téléphone en main au volant
Le GSM en main au volant : interdit, sauf fixé dans un support adapté.

Alcool au volant : quelles sont les limites en Belgique ?

La limite générale est de 0,5 g d’alcool par litre de sang, soit 0,22 mg par litre d’air alvéolaire expiré au test d’haleine. Dès 0,22 mg/l à l’éthylomètre, tu es en infraction. Pour les conducteurs professionnels (camions et bus, taxis, transport rémunéré), la tolérance est moindre : 0,2 g par litre de sang, soit 0,09 mg/l d’air expiré.

À l’examen. Deux limites d’alcool à connaître par cœur : 0,5 g/l de sang (0,22 mg/l d’air expiré) pour tout le monde, 0,2 g/l (0,09 mg/l) pour les conducteurs professionnels.

Et retiens ce qui a changé en 2026 :

  • depuis le 1er juillet 2026, tout test positif = interdiction de conduire de 12 heures, quel que soit le taux ;
  • depuis mi-février 2026, dès 0,8 g/l de sang (0,35 mg/l) : retrait immédiat du permis pour 15 jours, partout en Belgique ;
  • entre 0,22 et 0,35 mg/l : pas de retrait immédiat du permis, mais amende et interdiction temporaire de conduire quand même.
Aide-mémoire. Alcool, règles 2026 : test positif = 12 heures sans conduire. Dès 0,8 g/l de sang (0,35 mg/l d’air expiré) : retrait immédiat du permis pour 15 jours.
Contrôle de police avec éthylotest mesurant l'alcool dans l'air expiré
L’éthylotest affiche ici 0,05 mg/l d’air expiré : une valeur encore sous le seuil d’infraction, fixé à 0,22 mg/l.
Wenceslas DasnoisMon conseil

Ne joue jamais au comptable des verres pour « rester sous la barre ». La seule règle fiable : celui qui conduit ne boit pas. Zéro alcool, zéro calcul, zéro mauvaise surprise au contrôle.

Wenceslas Dasnois · Fondateur de Permis Online

Contrôle de police, permis B : à partir de quel taux dans l’air expiré es-tu en infraction ?

Drogues au volant : pourquoi c’est tolérance zéro ?

L’alcool a un seuil légal. Les drogues, non : aucune quantité n’est tolérée. La drogue altère le jugement, les réactions, l’acuité visuelle et auditive. Au contrôle, la police suit une check-list d’indices puis fait passer un test salivaire (analyse sanguine s’il est impossible). Les substances dépistées :

  • cannabis (THC) ;
  • amphétamines ;
  • MDMA (ecstasy) ;
  • cocaïne ;
  • morphine et héroïne.
Nouveauté 2026 : la kétamine rejoint la liste. La loi du 25 mai 2026 ajoute la kétamine aux drogues sanctionnées au volant, avec les mêmes conséquences que les autres substances. Ce volet s’appliquera dès que les tests salivaires sauront la détecter (annoncé pour 2027) ; en attendant, conduire sous kétamine reste évidemment interdit et punissable, comme tout état semblable à l’ivresse.

Test positif ? Retrait immédiat du permis pour 15 jours et 12 heures d’interdiction de conduire. Puis le tribunal de police : amende de 2 000 à 20 000 euros et déchéance possible de 8 jours à 5 ans. En récidive, l’amende grimpe : 4 000 à 50 000 euros.

Piège classique. Ne transpose pas la logique de l’alcool aux drogues. L’alcool admet un taux (sous 0,22 mg/l d’air expiré), la drogue non : tolérance zéro. À la question « quelle quantité est tolérée ? », la seule bonne réponse est : aucune.
Interdiction de conduire sous l'influence de drogues
Cannabis, ecstasy, cocaïne, amphétamines, morphine : tolérance zéro au volant.

Test salivaire positif au cannabis, « juste une trace ». Que dit la loi belge ?

Médicaments, fatigue, émotions : les dangers qu’on sous-estime

Certains médicaments troublent les capacités de conduite : somnolence, baisse de la vigilance, vitesse de réaction en berne. Avant de prendre le volant, vérifie les contre-indications pour la conduite et conforme-toi à ce qu’elles disent.

Médicaments incompatibles avec la conduite : vérifier les contre-indications
Somnolence, vigilance en baisse : certains médicaments sont incompatibles avec la conduite.

Les facteurs psychologiques comptent aussi : état de choc, stress extrême, situation émotionnelle complexe. Dans ces moments, tes réactions ne sont plus les tiennes : la sagesse, c’est de laisser le volant.

Wenceslas DasnoisMon astuce

La fatigue ne se négocie pas. Tu bâilles en boucle, tu fixes la route sans la voir ? Gare-toi au premier endroit sûr et fais une vraie pause. Arriver plus tard vaut toujours mieux que ne pas arriver.

Wenceslas Dasnois · Fondateur de Permis Online

La notice de ton médicament déconseille la conduite. Tu fais quoi ?

À l’examen : les taux qui déclenchent les sanctions. Retiens le lien taux → sanction. Dès le seuil d’alerte (0,22 mg/l d’air expiré pour tout le monde, 0,09 mg/l pour les conducteurs professionnels), le test est positif : 12 heures d’interdiction de conduire. Dès 0,35 mg/l d’air expiré (0,8 g/l de sang) : retrait immédiat du permis pour 15 jours. Pour les drogues, aucun seuil : le moindre test positif entraîne les mêmes sanctions.

La récidive : quand la sanction change de dimension

Définition. Il y a récidive quand un conducteur commet une nouvelle infraction grave dans les 3 ans après une condamnation pour une infraction grave. Pas besoin que ce soit la même : la récidive est croisée entre ces infractions.

Les infractions visées : l’alcool grave (dès 0,8 g/l de sang) ou l’ivresse, le refus du test, les drogues, le délit de fuite, la conduite sans permis, les infractions du quatrième degré, les grands excès de vitesse (plus de 30 km/h en agglomération, zone 30, zone résidentielle, zone de rencontre ou abords d’école ; plus de 40 km/h ailleurs) et l’usage d’un détecteur de radar.

La facture ? Le juge doit prononcer une déchéance du droit de conduire d’au moins 3 mois (première récidive), 6 mois (deuxième), 9 mois (troisième). Et pour récupérer le permis : réussir les 4 examens, théorique, pratique, médical et psychologique. Oui, même le théorique que tu prépares en ce moment. Ces minima valent pour la récidive, pas pour une première infraction simple ; entre 0,5 et 0,8 g/l de sang, ce mécanisme ne se déclenche pas.

Aide-mémoire. Récidive d’infraction grave dans les 3 ans : déchéance d’au moins 3, puis 6, puis 9 mois, et 4 examens à repasser : théorique, pratique, médical, psychologique.
Conducteur récidiviste devant le juge du tribunal de police
Récidive : déchéance minimale 3, 6 puis 9 mois, et les 4 examens à repasser.

Deuxième infraction grave en 3 ans, donc première récidive : le juge doit prononcer une déchéance d’au moins…

Permis provisoire : même régime que les novices depuis le 1er juillet 2026. Un conducteur sous permis provisoire qui commet une infraction grave est désormais traité comme un conducteur novice (permis depuis moins de 2 ans) : le juge doit prononcer une déchéance du droit de conduire, et la récupération passe par la réussite d’un examen de réintégration (théorique ou pratique, voire les deux selon la décision du juge).

Seuils, interdits, prix de la récidive : c’est en place. Le sprint de révision ci-dessous te remet les chiffres clés en cartes, puis vérifie que c’est acquis avec le quiz juste en dessous.

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Références et méthodologie
  • Arrêté royal du 1er décembre 1975 portant règlement général sur la police de la circulation routière et de l’usage de la voie publique (le code de la route belge).
  • Loi du 16 mars 1968 relative à la police de la circulation routière : article 34, §1er (taux d’alcool) et article 38, §6 (récidive).
  • Loi du 25 mai 2026 modifiant la loi du 16 mars 1968 : interdiction temporaire de conduire de 12 heures dès tout test d’alcoolémie positif, en vigueur depuis le 1er juillet 2026.

Leçon rédigée par Wenceslas Dasnois selon nos principes éditoriaux et notre méthodologie de vérification. Tu repères une imprécision ? Notre politique de correction s’applique.