Circulation routière : les nouveautés en juillet 2026 en Belgique (ce qui change vraiment)
4 règles fédérales changent dès le 1er juillet 2026 : voici ce qui te concerne vraiment.
Ce qui change le 1er juillet 2026
Immobilisation 12h en cas d'alcool, kétamine interdite au volant, trottinettes incluses dans la déchéance, réexamen obligatoire pour les permis provisoires en infraction grave.Pourquoi lire cet article maintenant
Ces règles s'appliquent dès ton permis provisoire. Les connaître avant de prendre le volant te permet d'éviter des sanctions qui peuvent t'obliger à tout recommencer.Attention aux confusions
Le nouveau Code de la voie publique n'entre pas en vigueur en juillet 2026 : il est reporté au 1er juin 2027. Ne confonds pas ces réformes.
Les réformes routières s'accumulent et il est facile de s'y perdre. Dans cet article, je vais droit au but : 4 mesures concrètes entrent en vigueur le 1er juillet 2026 en Belgique, et certaines te concernent dès ton permis provisoire. Tu sais exactement ce qui change, pour qui, et pourquoi ça compte.
Ce qui change vraiment au 1er juillet 2026 : les 4 nouveautés fédérales
Au 1er juillet 2026, quatre nouvelles règles fédérales entrent en vigueur en Belgique en matière de circulation routière.
Ces changements sont officiels : ils ont été annoncés par le SPF Mobilité et Transports et concernent l’alcool au volant, les drogues, la définition légale du véhicule à moteur et les conducteurs sous permis provisoire.
4 changements au 1er juillet 2026
4 mesures- 1 Immobilisation 12h en cas d'alcool au volant
- 2 Kétamine interdite au volant
- 3 Trottinettes et cyclos inclus dans la déchéance
- 4 Permis provisoire : réexamen si infraction grave
Voici ce qui change concrètement pour toi.
Ces 4 mesures sont d’application fédérale : elles s’appliquent dans les trois régions du pays (Wallonie, Bruxelles et Flandre) sans exception.
À noter : le 1er juillet 2026 marque également une hausse de 10 % des perceptions immédiates pour les infractions routières, confirmée par le SPF Mobilité. Une amende pour excès de vitesse mineur passe ainsi de 68 € à 74 €, et l’usage du téléphone au volant de 182 € à 201 €.
1. Interdiction temporaire de conduire portée à 12 heures en cas d’alcool
Jusqu’à présent, un conducteur contrôlé positif à l’alcool pouvait, dans certains cas, récupérer son véhicule relativement vite. À partir du 1er juillet 2026, c’est terminé.
La nouvelle règle : en cas de taux d’alcool dépassant la limite légale (0,5 g/L de sang pour tous les conducteurs), l’immobilisation du véhicule est automatiquement portée à 12 heures, sans exception.
Selon l’Agence wallonne pour la Sécurité routière (AWSR) :
« À partir du mois de juillet 2026, les conducteurs contrôlés en état d’ivresse au volant se verront systématiquement infliger une interdiction de conduire temporaire de 12 heures. »
Ce qui change concrètement :
- La durée de 12 heures s’applique dans tous les cas, peu importe le taux exact
- Le conducteur ne peut pas reprendre le volant avant l’expiration de ce délai
- Aucune dérogation n’est prévue
Pour les conducteurs sous permis provisoire ou les jeunes conducteurs (permis de moins de 2 ans), les conséquences restent par ailleurs très lourdes : citation automatique au tribunal, déchéance du droit de conduire d’au moins 8 jours et obligation de repasser les examens.
Le contexte chiffré est préoccupant : selon le Rapport sur l’état de la sécurité routière 2025 de l’Institut Vias, entre 2015 et 2024, 8 à 9 % des conducteurs impliqués dans des accidents corporels étaient sous l’influence de l’alcool. La part réelle des accidents liés à l’alcool est estimée à 25 % (ETSC, 2022).
2. La kétamine rejoint la liste des substances interdites au volant
La Belgique élargit la liste des drogues pour lesquelles conduire est légalement interdit.

Dès le 1er juillet 2026, la kétamine est officiellement ajoutée aux substances dont la présence dans l’organisme est interdite au volant. Elle rejoint des substances déjà visées comme le cannabis (THC), la cocaïne, l’ecstasy (MDMA), les amphétamines, les opioïdes et la morphine.
Selon l’Institut Vias, qui a soutenu activement cette réforme :
« La kétamine est une drogue très répandue, avec un impact négatif considérable sur la conduite. Elle est déjà présente dans 6 % des échantillons de drogues lors d’analyses en laboratoire. »
Ce que ça signifie en pratique :
- La présence de kétamine dans la salive ou le sang lors d’un contrôle entraîne les mêmes conséquences légales que pour les autres drogues
- Le conducteur peut être immobilisé et poursuivi pénalement
- Aucun seuil de tolérance n’est prévu : toute présence détectable est sanctionnée
Cette mesure vise à combler un vide juridique. La kétamine, utilisée à des fins médicales mais aussi récréatives, n’était pas encore couverte par la législation existante. À noter que dès le 4 juin 2026, les tests rapides de salive permettent également de détecter la kétamine sur le terrain.
3. Nouvelle définition légale du « véhicule à moteur » : trottinettes et cyclos désormais inclus
C’est peut-être le changement le plus technique, mais il a des conséquences très concrètes.
Pourquoi cette redéfinition ?
Jusqu’ici, la notion de « véhicule à moteur » dans le cadre de la déchéance du droit de conduire ne couvrait pas tous les engins motorisés. Résultat : certains conducteurs déchus pouvaient encore légalement utiliser une trottinette électrique ou un cyclomoteur de classe A.
Cette situation a d’ailleurs été clarifiée par la jurisprudence : selon Justice en ligne, par un arrêt du 16 septembre 2025 (P.25.0771.N), la Cour de cassation a décidé qu’une trottinette électrique qui avance de manière autonome grâce à un moteur doit être considérée comme un « véhicule à moteur » au sens de la loi relative à la police de la circulation routière.
Ce qui entre dans le nouveau périmètre
À partir du 1er juillet 2026, la définition légale est élargie pour inclure :
- Les trottinettes électriques
- Les cyclomoteurs de classe A (les plus légers, vitesse limitée à 25 km/h)
L’impact concret
Si tu fais l’objet d’une déchéance du droit de conduire, tu ne peux plus utiliser ces engins non plus. La déchéance couvre désormais un périmètre bien plus large qu’avant.
Conduire une trottinette électrique ou un cyclo classe A pendant une déchéance du droit de conduire sera une infraction à part entière dès le 1er juillet 2026.
Ce changement est d’autant plus important que les accidents impliquant des trottinettes électriques sont en forte hausse. Selon le baromètre de sécurité routière de l’Institut Vias, le nombre de personnes tuées dans des accidents impliquant une trottinette est passé de 4 à 13 entre 2024 et 2025, soit une hausse de +225 % en un an.
4. Permis provisoire + infraction grave = réexamen obligatoire (comme les novices)
C’est la nouveauté qui te concerne le plus directement si tu es en train de préparer ton permis.
La règle avant juillet 2026
Jusqu’à présent, un conducteur sous permis provisoire (M36, M18 ou M12) qui commettait une infraction grave n’était pas automatiquement soumis aux mêmes conséquences qu’un conducteur novice (permis de moins de 2 ans). Le régime appliqué dépendait du type d’infraction et du contexte.
Permis provisoire : risque majeur
Déchéance d'au moins 8 jours + réexamen obligatoire dès le 1er juillet 2026.
Ce qui change
Dès le 1er juillet 2026, si tu es titulaire d’un permis provisoire et que tu commets une infraction grave, tu es soumis au même régime que les conducteurs novices. Cela implique :
- Une déchéance du droit de conduire d’au moins 8 jours
- L’obligation de repasser les examens du permis (théorique et/ou pratique) pour récupérer le droit de conduire
Pourquoi c’est important pour toi
Si tu es en phase d’apprentissage, cette règle te concerne directement. Une infraction grave pendant ton stage peut remettre à zéro une grande partie de ton parcours.
Les infractions considérées comme graves en Belgique incluent notamment :
- Excès de vitesse importants (infractions du 3e ou 4e degré)
- Conduite sous influence d’alcool ou de drogues
- Refus de priorité en situation dangereuse
- Fuite après accident
Si tu passes ton permis en ce moment, retiens ceci : une seule infraction grave pendant ton permis provisoire peut t’obliger à tout recommencer depuis l’examen théorique.
Tableau récapitulatif des 4 changements du 1er juillet 2026
| Mesure | Ce qui change | Qui est concerné |
|---|---|---|
| Alcool au volant | Immobilisation portée à 12h dans tous les cas | Tous les conducteurs |
| Drogues | Kétamine ajoutée aux substances interdites | Tous les conducteurs |
| Définition « véhicule à moteur » | Trottinettes électriques et cyclos classe A inclus dans la déchéance | Conducteurs déchus |
| Permis provisoire + infraction grave | Même régime que les novices : réexamen obligatoire | Titulaires d’un permis provisoire |
Ce que ces changements ne sont PAS : éviter les confusions
Plusieurs autres réformes sont régulièrement mentionnées dans les médias. Il est important de ne pas les confondre avec les nouveautés de juillet 2026.

- Le nouveau Code de la voie publique : son entrée en vigueur est reportée au 1er juin 2027. Il ne fait pas partie des changements de juillet 2026.
- Le règlement GSR2 (systèmes de sécurité obligatoires sur les voitures neuves) : il concerne les constructeurs automobiles, pas directement les conducteurs belges au quotidien.
- Les zones de basses émissions (LEZ) : elles relèvent des compétences régionales et ne font pas partie de ce paquet fédéral.
Ces sujets méritent attention, mais ils n’entrent pas en vigueur le 1er juillet 2026.
- Immobilisation 12h alcool
- Kétamine interdite au volant
- Trottinettes dans la déchéance
- Réexamen permis provisoire
- Nouveau Code de la voie publique
- Règlement GSR2 (constructeurs)
- Zones basses émissions (LEZ)
- Interdiction diesel Euro 5 Flandre
Si tu prépares ton permis de conduire en ce moment, Permis Online te recommande de garder ces nouvelles règles en tête dès maintenant. Elles s’appliquent dès que tu obtiens ton permis provisoire, et les conséquences d’une infraction grave sont désormais encore plus lourdes qu’avant.
Questions fréquentes
Juillet 2026 marque plusieurs changements concrets pour les conducteurs belges. Dès le 1er juillet, quatre nouvelles règles fédérales entrent en vigueur : l’immobilisation de 12 heures en cas d’alcool au volant, l’interdiction de la kétamine au volant, l’élargissement de la définition légale du véhicule à moteur (incluant trottinettes et cyclos classe A), et le réexamen obligatoire pour les titulaires d’un permis provisoire en cas d’infraction grave. Les montants des amendes routières augmentent également de 10 % à cette même date.
Plusieurs réformes importantes touchent la circulation routière en Belgique en 2026. Voici les principales :
- Immobilisation 12 heures : tout conducteur contrôlé positif à l’alcool est immobilisé 12 heures, sans exception, dès le 1er juillet 2026.
- Kétamine interdite au volant : la kétamine rejoint la liste des substances dont la présence au volant est pénalement sanctionnée.
- Nouvelles technologies obligatoires : à partir du 7 juillet 2026, tout véhicule neuf doit embarquer les assistances à la conduite imposées par le règlement européen GSR2 (freinage d’urgence, limitateur intelligent, surveillance du conducteur, boîte noire).
- Nouveau Code de la voie publique : son entrée en vigueur a été reportée au 1er juin 2027.
Depuis le 1er janvier 2026, les véhicules diesel Euro 5 et essence Euro 2 sont interdits dans la Zone de Basses Émissions (LEZ) de Bruxelles. Les amendes de 350 € par infraction sont effectives à partir du 1er juillet 2026. Tu peux vérifier si ton véhicule est concerné via le simulateur officiel sur lez.brussels. Ces restrictions relèvent des compétences régionales et sont distinctes des 4 mesures fédérales de juillet 2026.
L’avenir du diesel en Belgique dépend fortement de la région où tu circules. À Bruxelles, le calendrier LEZ prévoit l’interdiction de tous les diesels dès 2030, puis de tous les moteurs thermiques en 2035. En Wallonie, le décret qui prévoyait une LEZ régionale progressive a été officiellement abrogé en avril 2024. En Flandre, le gouvernement flamand a abandonné le durcissement prévu des LEZ d’Anvers et de Gand : en 2026, les diesel Euro 5 y restent autorisés.
Non, le nouveau Code de la voie publique ne s’applique pas encore en juillet 2026. Publié au Moniteur belge le 20 septembre 2024, son entrée en vigueur a été reportée au 1er juin 2027, afin de laisser le temps aux Régions, à la Police et à la Justice de se préparer. Jusqu’au 31 mai 2027, c’est l’actuel Code de la route (arrêté royal de 1975) qui reste en vigueur.
À partir du 7 juillet 2026, tout véhicule neuf immatriculé en Europe doit embarquer une série de technologies de sécurité avancées. C’est l’étape finale du règlement européen GSR2 (2019/2144). Les équipements désormais obligatoires incluent :
- Le freinage automatique d’urgence (AEB) capable de détecter piétons et cyclistes
- Le limitateur de vitesse intelligent adapté à l’environnement routier
- La surveillance du conducteur (détection de fatigue et d’inattention)
- La boîte noire (enregistreur de données d’événements)
Ces obligations ne concernent que les véhicules neufs immatriculés après cette date. Les voitures déjà en circulation ne sont pas concernées rétroactivement.
Non, cette réduction de 250 € est spécifique à la Wallonie et entre en vigueur le 1er juillet 2026. Selon le SPW Finances – Portail officiel de la Wallonie, elle s’applique lors de l’immatriculation d’un véhicule pour tout parent reconnu comme famille monoparentale percevant l’allocation familiale complémentaire wallonne. La réduction vaut pour un seul véhicule par famille et n’est pas cumulable avec la réduction « familles nombreuses ». Vérifie ton éligibilité auprès du SPW Finances si tu n’es pas affilié au système wallon d’allocations familiales.

