Les erreurs fréquentes au test de perception des risques

Publié le 16 mars 2026 à 11h21
Wenceslas Dasnois
AdministrateurPermis Online

Découvre les 6 erreurs qui font échouer la majorité des candidats au TPR.

  • Les 6 erreurs fatales

    Timing inadapté, confusion contexte/danger, indices visuels négligés, scoring mal compris, spécificités régionales ignorées, préparation insuffisante.
  • Ce que tu gagnes

    Tu comprends le système de scoring, tu identifies les vrais risques au bon moment, et tu évites les 3h ou 6h de cours obligatoires après 2 échecs.
  • Attention au format

    Le TPR varie selon ton centre : format clic ou QCM. Vérifie avant de t'entraîner pour ne pas perdre ton temps sur le mauvais format.

Le TPR piège même les candidats qui ont réussi leur théorique haut la main. Cliquer trop vite, confondre contexte et danger, ignorer les indices visuels : ces erreurs coûtent des points précieux. Je te montre exactement ce qui fait la différence entre un échec et une réussite dès la première tentative.

Les erreurs de timing : cliquer trop tôt ou trop tard

Tu cliques trop vite dès qu’un élément apparaît à l’écran, ou au contraire tu attends la dernière seconde pour réagir. Dans les deux cas, tu perds des points. Le TPR évalue ta capacité à identifier un danger au bon moment, c’est-à-dire quand il devient réellement pertinent pour ta sécurité.

Cliquer trop tôt signifie que tu réagis à un élément qui n’est pas encore un risque concret. Par exemple, tu cliques dès qu’une voiture apparaît au loin sur une route perpendiculaire, alors qu’elle est encore à l’arrêt. À ce stade, ce n’est qu’un élément du décor, pas un danger immédiat.

Selon l’Agence wallonne pour la Sécurité routière (AWSR), organisme officiel présidé par le Ministre wallon en charge de la sécurité routière, le système considère cette réaction comme une fausse alerte et te retire 1 point.

Cliquer trop tard, c’est attendre que le danger soit déjà en train de se produire. Si un piéton s’engage sur le passage et que tu ne cliques qu’au moment où il est déjà à mi-chemin devant ton véhicule, tu as raté la fenêtre de détection optimale. Le risque doit être identifié dès qu’il se matérialise, pas quand il est trop tard pour réagir efficacement.

Reconnaître le moment exact du danger

Le danger se matérialise quand un élément change de statut : une voiture qui s’engage, un piéton qui commence à traverser, un cycliste qui sort d’une piste cyclable pour tourner. Avant ce changement, c’est du contexte. Après, c’est déjà de l’urgence.

Entraîne-toi à identifier ces moments de bascule : le clignotant qui s’allume, le regard du piéton vers la route, la roue avant du vélo qui pivote. Ces micro-signaux précèdent immédiatement l’action dangereuse. C’est là que tu dois cliquer.

L’erreur du « clic préventif »

Certains candidats cliquent systématiquement sur tout ce qui bouge, pensant maximiser leurs chances. Résultat : 5 à 7 clics par vidéo, dont la majorité sont des fausses alertes. Avec un score binaire (-1 par erreur), cette stratégie est catastrophique.

Une vidéo peut contenir 0, 1, 2 ou 3 risques. Si tu cliques 6 fois sur une vidéo à 2 risques, tu gagnes 2 points mais tu en perds 4. Bilan : -2 points sur cette vidéo. Mieux vaut ne pas cliquer que de cliquer au hasard.

L’erreur de l’attentisme excessif

À l’inverse, certains candidats hésitent tellement qu’ils laissent passer le danger. Ils attendent une « confirmation » du risque, comme si le piéton devait lever la main ou le cycliste crier. En circulation réelle, tu n’as pas ce luxe.

Le TPR reproduit cette réalité : le danger se développe vite, et si tu attends trop, tu ne marques pas le point.

Un risque non identifié vaut 0 point (pas de pénalité, mais pas de gain). Deux ou trois risques manqués sur une vidéo, et tu te retrouves avec 0/2 ou 0/3 sur cette séquence. Avec un seuil à 6/10, chaque point compte.

Confondre contexte et danger réel

Tu vois une voiture garée, un piéton sur le trottoir, un cycliste qui roule parallèlement. Tu cliques, pensant anticiper un risque. Erreur : ce n’est pas encore un danger, c’est du contexte. Le TPR ne demande pas de cliquer sur tout ce qui pourrait potentiellement devenir dangereux, mais uniquement sur ce qui devient effectivement un risque.

Conducteur observant le regard et la posture d'un piéton sur le trottoir pour anticiper un danger imminent.
Repérez les signaux précurseurs pour anticiper le danger.

Cette confusion est l’une des causes principales d’échec. Les candidats accumulent les faux positifs en réagissant à des éléments statiques ou prévisibles qui ne représentent aucune menace immédiate. Le système pénalise chaque clic erroné de -1 point.

Distinguer présence et action

Un piéton sur le trottoir = présence. Un piéton qui met le pied sur la chaussée = action. La première situation ne justifie aucune réaction. La seconde est un risque à identifier immédiatement.

Le danger naît du mouvement ou de l’intention manifeste de mouvement.

De même, une voiture à l’arrêt à une intersection n’est pas un risque. Une voiture qui avance vers ta trajectoire en est un. Un cycliste qui roule sur sa piste n’est pas un danger. Un cycliste qui change de direction sans vérifier est un risque.

Les « faux amis » du TPR

Certains éléments attirent systématiquement les clics inutiles :

  • Les enfants sur le trottoir : leur simple présence ne suffit pas. Il faut qu’ils s’engagent ou montrent une intention claire de traverser.
  • Les voitures en stationnement : elles ne deviennent un risque que si une portière s’ouvre ou si le véhicule démarre et s’engage.
  • Les panneaux de signalisation : un panneau « attention école » n’est pas un risque. Un enfant qui traverse devant l’école en est un.
  • Les animaux à distance : un chien en laisse à 20 mètres n’est pas un danger. Un chien qui se détache et court vers la route l’est.

La sur-anticipation, piège fréquent

Tu vois une situation potentiellement dangereuse et tu cliques « au cas où ». Par exemple, un passage piéton vide mais avec des piétons qui marchent sur le trottoir à proximité. Tu cliques en te disant « ils pourraient traverser ». Sauf qu’ils ne traversent pas. Tu viens de perdre 1 point pour rien.

Le TPR teste ta capacité à identifier les dangers réels, pas ta capacité à imaginer tous les scénarios possibles. Si tu cliques sur tout ce qui pourrait éventuellement devenir dangereux, tu transformes chaque vidéo en champ de mines.

L’importance du mouvement directionnel

Un élément devient un risque quand son mouvement croise ta trajectoire ou entre dans ta zone de circulation. Un cycliste qui roule dans le même sens que toi, à distance constante, n’est pas un risque.

Le même cycliste qui oblique soudainement vers le centre de la chaussée en est un.

Concentre-toi sur les changements de direction et les entrées dans ton espace de conduite. C’est là que se situent 80% des vrais risques du TPR.

Négliger les indices visuels et comportementaux

Le TPR ne teste pas seulement ta réaction aux dangers déjà en cours, mais aussi ta capacité à lire les signaux précurseurs. Un regard, une posture, un geste peuvent annoncer un danger 1 à 2 secondes avant qu’il ne se matérialise.

Ignorer ces indices te fait rater le timing optimal de détection.

Les candidats qui échouent au TPR regardent souvent la vidéo comme un film passif. Ils attendent que le danger « arrive » au lieu de le chercher activement dans les micro-comportements des autres usagers.

Les signaux des piétons

Un piéton qui regarde vers la route tout en marchant vers le bord du trottoir montre une intention de traverser. Son regard est un signal d’alerte. S’il accélère le pas ou se penche légèrement en avant, le risque se confirme.

Tu dois cliquer avant qu’il ne pose le pied sur la chaussée, pas après.

Un piéton qui regarde son téléphone en marchant vers un passage est un risque élevé : il peut traverser sans vérifier. Un enfant qui court sur le trottoir parallèle à la route est un risque potentiel, surtout s’il joue avec d’autres enfants ou si un ballon roule à proximité.

Les signaux des cyclistes

Un cycliste qui tourne la tête vers l’arrière prépare un changement de direction. C’est le moment de te préparer à réagir. S’il tend le bras ensuite, le danger est confirmé.

Mais attention : certains cyclistes changent de direction sans signaler. Le simple fait de tourner la tête est déjà un indice.

Un cycliste qui ralentit brusquement sans raison apparente peut s’apprêter à s’arrêter ou à obliquer. Un cycliste qui roule très près du bord droit de la chaussée peut soudainement se déporter à gauche pour éviter un obstacle (bouche d’égout, débris).

Les signaux des véhicules

Un clignotant allumé annonce une intention, mais ce n’est pas encore un risque. Le risque apparaît quand le véhicule commence effectivement à tourner ou à changer de voie. Ne clique pas au clignotant seul : attends le début du mouvement.

Une voiture qui ralentit à une intersection sans raison évidente peut s’apprêter à tourner sans avoir signalé. Une voiture garée avec des feux de recul allumés va sortir de sa place : c’est un risque si elle s’engage dans ta trajectoire.

Les indices environnementaux

Un ballon qui roule sur la chaussée annonce souvent l’arrivée d’un enfant qui court derrière. Une portière de voiture garée qui bouge légèrement peut s’ouvrir en grand dans les secondes suivantes. Un bus à l’arrêt peut cacher un piéton qui traverse.

Ces indices indirects sont cruciaux. Le TPR teste ta capacité à anticiper, pas seulement à réagir. Si tu attends de voir l’enfant pour cliquer, tu es déjà en retard. Le ballon est le signal.

L’erreur du « tunnel visuel »

Beaucoup de candidats fixent le centre de l’écran et ratent les dangers périphériques. Un piéton qui s’engage sur le côté droit, un cycliste qui arrive par la gauche, une voiture qui sort d’une rue latérale : tous ces risques se développent en dehors du centre de l’image.

Entraîne-toi à balayer l’écran du regard, comme tu le ferais avec tes rétroviseurs et ta vision périphérique en conduite réelle. Le TPR reproduit le champ visuel d’un conducteur : les dangers peuvent venir de partout.

Mal comprendre le système de scoring

Le scoring du TPR est binaire : +1 pour chaque risque correctement identifié, -1 pour chaque clic erroné, 0 pour un risque non identifié. Soit tu identifies le risque, soit tu ne l’identifies pas.

Un candidat confus face aux différentes règles régionales du test de perception des risques en Belgique.
Les règles du TPR changent selon la région où vous passez l'examen.

Cette simplicité apparente cache des pièges que de nombreux candidats ne maîtrisent pas.

Comprendre exactement comment les points sont attribués ou retirés te permet d’adapter ta stratégie. Beaucoup de candidats échouent non pas parce qu’ils ne voient pas les dangers, mais parce qu’ils gèrent mal leur capital de points.

Le coût réel des fausses alertes

Chaque clic erroné te coûte 1 point. Si tu cliques 3 fois par erreur sur une vidéo qui contient 2 risques réels, tu gagnes 2 points mais tu en perds 3. Bilan : -1 point sur cette vidéo.

Multiplie ce scénario sur 3 ou 4 vidéos, et tu te retrouves avec un score de 3 ou 4/10 alors que tu as identifié la majorité des vrais risques.

Le TPR punit la sur-réaction autant que la sous-réaction. Un candidat qui clique 15 fois sur l’ensemble du test (5 vidéos) et identifie correctement 8 risques sur 10 obtient : 8 – 7 = 1/10. Échec garanti.

La stratégie du « clic sélectif »

Pour maximiser ton score, adopte une approche conservatrice : ne clique que sur les risques évidents et confirmés. Mieux vaut manquer 1 ou 2 risques ambigus (0 point) que d’accumuler 4 ou 5 fausses alertes (-4 ou -5 points).

Avec 10 risques répartis sur 5 vidéos et un seuil à 6/10, tu peux te permettre de manquer 4 risques si tu ne fais aucune erreur. En revanche, si tu fais 5 erreurs et que tu identifies 9 risques, tu obtiens 9 – 5 = 4/10. Échec.

Les vidéos à 0 risque : le piège ultime

Certaines vidéos ne contiennent aucun risque. C’est rare, mais ça arrive. Si tu cliques ne serait-ce qu’une fois sur une telle vidéo, tu perds 1 point pour rien. Si tu cliques 3 fois, tu perds 3 points sur une vidéo qui valait 0.

Comment reconnaître une vidéo sans risque ? C’est difficile, justement. Le TPR teste ta capacité à ne pas réagir quand il n’y a rien. Une circulation fluide, des usagers qui respectent les règles, aucun mouvement brusque ou imprévu : dans ce cas, ne clique pas. Accepte le 0/0.

L’impact des vidéos à 3 risques

Une vidéo peut contenir jusqu’à 3 risques. C’est une opportunité de scorer 3 points d’un coup, mais aussi un risque de perdre plusieurs points si tu sur-réagis.

Sur une vidéo à 3 risques, si tu cliques 6 fois, tu gagnes au mieux 3 points et tu en perds 3 : bilan nul.

Les vidéos à risques multiples sont souvent des scènes urbaines denses (carrefour, zone scolaire, marché). Reste concentré, identifie chaque risque distinctement, et ne clique pas sur les éléments de contexte entre deux dangers réels.

Comprendre le timing de détection

Le système accepte ton clic pendant une certaine période autour du moment où le danger se matérialise. Tu dois cliquer quand le risque devient visible et identifiable, pas avant qu’il n’existe ni après qu’il soit passé.

Le scoring reste binaire : si tu cliques au bon moment, tu gagnes 1 point ; sinon, tu perds 1 point ou tu obtiens 0 point selon que tu as cliqué au mauvais moment ou pas du tout.

Ignorer les spécificités régionales du TPR

Le TPR n’est pas le même partout en Belgique. Le format et les conséquences d’échec varient selon la région où tu passes ton examen. Beaucoup de candidats l’ignorent et se préparent avec la mauvaise méthode, ou sous-estiment les obligations après un échec.

Selon le site officiel de la Wallonie, depuis janvier 2026, tu dois effectuer l’intégralité de ta formation (théorique + pratique) dans la même région. Cela inclut le TPR. Si tu passes ton théorique en Wallonie, tu dois passer ton TPR et ton pratique en Wallonie également.

Format « clic » vs format « QCM »

En Wallonie, les centres Autosécurité et à Bruxelles le centre ACT utilisent le format clic direct : tu cliques sur la vidéo au moment où tu perçois un danger. Réaction instinctive, comme en conduite réelle.

Les centres AIBV (Wallonie), Sécurité Automobile (Bruxelles) et tous les centres flamands utilisent le format QCM : après chaque vidéo, 4 propositions de réponse s’affichent, avec 1 à 3 réponses correctes possibles. Tu dois cocher les bonnes cases.

Ces deux formats demandent des compétences différentes. Le clic direct teste ta réactivité et ton timing. Le QCM teste ta mémoire immédiate et ta capacité à distinguer les risques réels parmi des leurres.

Assure-toi de connaître le format de ton centre avant le jour J.

Où te renseigner sur le format ?

Contacte directement ton centre d’examen ou consulte leur site web. Les centres Autosécurité et ACT mentionnent généralement le format clic. Les centres AIBV utilisent le QCM.

Si tu changes de centre après avoir commencé ta préparation, tu devras peut-être adapter ta méthode d’entraînement. Les plateformes de préparation en ligne proposent souvent les deux formats : entraîne-toi avec celui que tu passeras.

Conséquences de 2 échecs consécutifs : 3h ou 6h ?

En Wallonie et en Flandre, après 2 échecs consécutifs au TPR, tu dois suivre 3 heures de cours pratiques en auto-école agréée. L’auto-école te délivre un certificat à présenter au centre d’examen pour ta prochaine tentative.

À Bruxelles, le TPR fait partie intégrante de l’examen pratique (première épreuve avant la voie publique). Un échec au TPR = un échec à l’examen pratique.

Selon le portail officiel Premiers Secours en Route, 2 échecs au TPR comptent comme 2 échecs au pratique, ce qui déclenche l’obligation de 6 heures de cours pratiques (pas 3h). Et tu devras repasser l’examen sur voie publique avec l’auto-école.

Attention : à Bruxelles, les combinaisons suivantes déclenchent les 6h obligatoires :

  • 2 échecs TPR
  • 1 échec TPR + 1 échec voie publique
  • 2 échecs voie publique

Validité du TPR : 3 ans ou 1 an ?

En Wallonie et en Flandre, la validité du TPR est alignée sur celle de l’examen théorique : 3 ans à compter de la date de réussite. Tu as donc 3 ans pour passer ton examen pratique après avoir réussi le TPR.

À Bruxelles, la validité du TPR est limitée à 1 an. Si tu ne passes pas ton examen pratique dans l’année qui suit ta réussite au TPR, tu devras repasser le TPR (et éventuellement le théorique si celui-ci a aussi expiré).

Cette différence de validité a un impact majeur sur ta planification. À Bruxelles, tu dois enchaîner rapidement TPR et pratique. En Wallonie et en Flandre, tu as plus de marge.

Prérequis spécifique à Bruxelles : formation premiers secours

À Bruxelles, avant de passer le TPR, tu dois avoir complété la formation premiers secours (PSER) organisée par la Croix-Rouge. Cette formation comprend une partie e-learning (~3h) et une partie pratique en présentiel (1h30). Elle est gratuite et doit avoir été complétée dans les 2 ans précédant le TPR.

Cette obligation n’existe pas en Wallonie ni en Flandre. Si tu passes ton TPR à Bruxelles, inscris-toi sur pser.brussels plusieurs semaines à l’avance : les sessions pratiques affichent parfois complet.

Se préparer de manière inadaptée ou insuffisante

Beaucoup de candidats pensent que le TPR « se passe naturellement » après avoir réussi le théorique. Erreur. Le TPR est un examen distinct qui demande une préparation spécifique.

Les connaissances théoriques ne suffisent pas : il faut entraîner ton œil et ton timing.

Les candidats qui échouent au TPR ont souvent sous-estimé l’épreuve. Ils se présentent sans entraînement, pensent qu’ils « verront bien le jour J », et découvrent trop tard que le format, le rythme et les attentes sont différents de ce qu’ils imaginaient.

L’erreur de ne pas s’entraîner au bon format

Si ton centre utilise le format clic, entraîne-toi au clic. Si c’est le format QCM, entraîne-toi au QCM. Passer des heures sur un format pour découvrir le jour J que ton centre utilise l’autre est une perte de temps et une source de stress inutile.

Les plateformes comme Permis Online proposent des modules d’entraînement au TPR avec les deux formats. Simule les conditions réelles : vidéos de 30 secondes, 5 vidéos consécutives, scoring en temps réel. Plus tu t’entraînes dans des conditions proches de l’examen, mieux tu seras préparé.

Comprendre la différence entre « voir » et « identifier »

Tu peux voir un piéton sur le trottoir sans pour autant identifier un risque. Le TPR ne teste pas ta vision, mais ta capacité d’analyse.

Entraîne-toi à distinguer les éléments de contexte (voitures garées, piétons immobiles, cyclistes sur piste) des risques réels (mouvements vers ta trajectoire, intentions manifestes).

Regarde des vidéos d’entraînement en te posant systématiquement la question : « Cet élément représente-t-il un danger immédiat pour ma circulation ? » Si la réponse est non, ne clique pas. Si la réponse est oui, clique dès que le danger se matérialise.

L’importance de la répétition

Le TPR est un examen de réflexes conditionnés. Plus tu t’entraînes, plus ton cerveau automatise la détection des schémas dangereux. Après 50 ou 100 vidéos d’entraînement, tu commences à reconnaître instinctivement les situations à risque.

Ne te contente pas de 5 ou 10 vidéos. Entraîne-toi jusqu’à ce que tu scores régulièrement 8 ou 9/10 sur des séries complètes. Si tu stagnes à 5 ou 6/10, c’est que ta méthode de détection est encore trop imprécise.

Analyser tes erreurs après chaque session

Après chaque série d’entraînement, reprends tes erreurs. Pour chaque faux clic, demande-toi : « Pourquoi ai-je cliqué ici ? » Pour chaque risque manqué : « Qu’est-ce qui m’a échappé ? »

Cette analyse rétrospective est cruciale pour progresser.

Les erreurs récurrentes révèlent des angles morts dans ta perception. Si tu cliques systématiquement sur les piétons immobiles, c’est que tu confonds présence et action. Si tu rates les cyclistes qui changent de direction, c’est que tu ne repères pas les signaux précurseurs (regard, ralentissement).

Le piège de la sur-confiance

Certains candidats réussissent facilement le théorique et pensent que le TPR sera tout aussi simple. Résultat : ils se présentent sans préparation et échouent.

Le TPR a un taux de réussite qui varie selon les sources, justement parce qu’il demande des compétences différentes.

Le TPR teste ta capacité à prendre des décisions rapides dans un environnement dynamique. Ce n’est pas une question de connaissances, mais de perception et de timing.

Ne sous-estime pas cette épreuve. Même si tu as 20 ans de conduite accompagnée ou si tu as déjà conduit à l’étranger, le format spécifique du TPR belge peut te surprendre. Prépare-toi sérieusement.

S’entraîner dans des conditions réalistes

Le jour de l’examen, tu seras dans une salle avec d’autres candidats, devant un écran, avec le stress du chrono et du résultat. Reproduis ces conditions chez toi : pas de pause entre les vidéos, pas de retour en arrière, décision en temps réel.

Évite de t’entraîner en mettant la vidéo sur pause pour « réfléchir ». En examen, tu n’as pas ce luxe. La vidéo défile, et tu dois réagir instantanément.

Plus ton entraînement est proche des conditions réelles, meilleure sera ta performance le jour J.

Questions fréquentes

La clé de la réussite au TPR repose sur une vision panoramique et l’anticipation. Évite la vision tunnel : ne fixe pas uniquement le véhicule devant toi, mais balaye constamment l’ensemble de la scène (trottoirs, intersections, panneaux). Identifie le potentiel de danger avant que la situation ne devienne critique, pas quand le danger est imminent. Entraîne-toi avec des vidéos de simulation, reste calme pendant l’épreuve et ne clique jamais au hasard car chaque erreur coûte un point.

Les candidats commettent principalement trois types d’erreurs au TPR. Premièrement, la vision tunnel : concentrer son regard uniquement sur le véhicule qui précède et manquer les indices périphériques comme un piéton sur le trottoir ou un cycliste arrivant d’une rue latérale. Deuxièmement, attendre que le danger soit imminent avant de réagir au lieu d’identifier les signes avant-coureurs. Troisièmement, mémoriser les vidéos d’entraînement plutôt que de comprendre les principes d’anticipation, alors que les vidéos d’examen sont différentes.

Le taux de réussite au TPR varie selon les sources mais reste encourageant. Selon un article de La Libre, en 2025, plus de 70% des candidats au permis en Wallonie ont été acceptés après le test de perception des risques, un taux généralement plus élevé que celui de l’examen théorique. D’autres sources évoquent un taux autour de 60-65%, ce qui signifie qu’environ un candidat sur trois échoue. Une bonne préparation augmente significativement tes chances de faire partie des candidats qui réussissent dès la première tentative.

Les erreurs classiques touchent principalement l’observation et la gestion de la vitesse. Le manque de contrôles visuels (rétroviseurs, angles morts) avant les changements de direction représente une cause majeure d’échec. L’inadaptation de la vitesse aux conditions de circulation — rouler trop lentement par prudence excessive ou trop vite dans les zones limitées — est également fréquente. Enfin, le stress provoque des oublis lors des contrôles de sécurité préliminaires (réglages, ceinture) et des erreurs d’inattention pendant le parcours.

Les conséquences varient selon ta région. En Wallonie et en Flandre, après 2 échecs consécutifs, tu devras suivre 3 heures de cours dans une auto-école agréée. L’auto-école te délivre un certificat d’enseignement que tu dois présenter au centre d’examen lors de ta prochaine tentative. À Bruxelles, le TPR faisant partie de l’examen pratique, 2 échecs au TPR comptent comme 2 échecs à l’examen pratique complet. La conséquence est donc 6 heures de cours pratiques obligatoires en auto-école agréée (pas 3h). Le nouvel examen sur voie publique devra ensuite être présenté avec l’auto-école. Le coût de cette formation varie selon les auto-écoles, sans compter les délais d’attente pour obtenir un rendez-vous.

L’entraînement doit combiner pratique et compréhension des principes. Utilise des plateformes proposant des vidéos d’exercices spécifiques au TPR belge pour te familiariser avec les deux formats (clic et QCM). Pendant tes trajets réels, commente à voix haute tout ce que tu observes pour développer ton attention périphérique. Concentre-toi sur les principes d’anticipation plutôt que sur la mémorisation de scénarios précis. Entraîne-toi à balayer constamment l’écran et à identifier les indices de danger (panneaux, comportements d’usagers) avant qu’ils ne deviennent critiques.

Le TPR évalue ta capacité à identifier tous les usagers et situations susceptibles de modifier ta conduite. Les risques incluent des piétons s’apprêtant à traverser, des cyclistes débordant ou arrivant d’une rue latérale, des véhicules s’insérant brusquement, des changements de priorité, et des obstacles imprévus. Les panneaux de signalisation (école, passage piétons) et le contexte environnemental sont aussi des indices importants qui augmentent la probabilité qu’un danger survienne. Chaque vidéo peut contenir entre 0 et 3 risques, pour un total de 10 risques à identifier sur l’ensemble du test.