S'entrainer au test de perception en ligne

Publié le 16 mars 2026 à 09h27
Wenceslas Dasnois
AdministrateurPermis Online

Réussir le test de perception des risques grâce à un entraînement en ligne structuré.

  • L'essentiel du TPR

    5 vidéos de 30 secondes, 10 risques à détecter, minimum 6/10 pour réussir. Format clic ou QCM selon ton centre d'examen.
  • Pourquoi s'entraîner en ligne

    Tu te familiarises avec le format, tu développes tes réflexes d'anticipation et tu réduis ton stress le jour J.
  • Après 2 échecs

    Formation obligatoire de 3h en Wallonie/Flandre, 6h à Bruxelles. Entraîne-toi régulièrement pour éviter cette contrainte.

Le TPR peut sembler intimidant, mais avec un entraînement régulier, tu développes les bons réflexes. Je te montre comment utiliser les plateformes en ligne pour identifier les risques efficacement et arriver confiant le jour de l'examen.

Qu’est-ce que le test de perception des risques (TPR) ?

Le test de perception des risques (TPR) est une épreuve obligatoire en Belgique pour obtenir le permis de conduire B.

Tu visionnes 5 vidéos de situations de circulation réelles et tu dois identifier les dangers qui apparaissent à l’écran.

Chaque vidéo dure environ 30 secondes et peut contenir 0, 1, 2 ou 3 risques, pour un total de 10 risques à détecter. Tu dois obtenir minimum 6/10 pour réussir.

Le TPR évalue ta capacité à anticiper les situations dangereuses sur la route : un piéton qui traverse sans regarder, un véhicule qui déboîte brusquement, un cycliste qui surgit d’une rue adjacente. L’objectif est de vérifier que tu sais repérer les risques avant qu’ils ne deviennent des accidents.

Selon l’Agence wallonne pour la Sécurité routière (AWSR), les 18-24 ans représentent environ 15% de l’ensemble des tués sur les routes en Wallonie chaque année. Les accidents de la route constituent la principale cause de mortalité chez les jeunes hommes de 20 à 24 ans.

Différences régionales du format TPR

Le format du TPR varie selon le réseau de centres d’examen où tu passes l’épreuve. En Wallonie et à Bruxelles, deux systèmes coexistent :

  • Format « clic » (centres Autosécurité en Wallonie et ACT à Bruxelles) : tu cliques directement sur la vidéo au moment où tu perçois un danger. Le système enregistre la position de ton clic et le moment précis.
  • Format QCM (centres AIBV en Wallonie, Sécurité Automobile à Bruxelles) : après chaque vidéo, tu réponds à une question à choix multiple avec 4 propositions. Tu peux cocher 1 à 3 réponses correctes selon les risques présents.

En Flandre, tous les centres utilisent le format QCM. Avant de t’inscrire, renseigne-toi auprès de ton centre d’examen pour connaître le format utilisé.

Scoring et seuil de réussite

Le scoring du TPR est binaire dans tous les centres :

  • +1 point pour chaque risque correctement identifié
  • -1 point pour chaque mauvaise réponse (clic incorrect ou réponse erronée au QCM)
  • 0 point pour un risque non identifié (pas de pénalité, mais pas de point non plus)

Tu dois atteindre 6/10 pour réussir. Si tu obtiens 5/10 ou moins, tu échoues et tu dois repasser l’épreuve. Il n’existe pas de système de « zones temporelles » graduelles : tu identifies correctement le risque ou non.

Quand passer le TPR selon ta région

L’organisation du TPR dépend de ta région :

En Wallonie, le TPR est un examen séparé que tu passes dans n’importe quel centre d’examen wallon. Tu peux le réussir avant ou après ton examen théorique, mais tu dois l’avoir validé avant de te présenter à l’examen pratique. Le TPR n’est pas un prérequis pour passer le théorique.

En Flandre, le TPR est obligatoire le jour de l’examen pratique. Tu passes les deux épreuves le même jour : d’abord le TPR, puis l’épreuve sur voie publique si tu réussis le TPR.

À Bruxelles, le TPR fait partie intégrante de l’examen pratique. C’est la première épreuve avant l’épreuve sur voie publique. Si tu échoues au TPR, tu échoues à l’examen pratique complet. Le coût du TPR est inclus dans le prix de l’examen pratique (46 €).

Attention Bruxelles : tu dois avoir suivi la formation aux premiers secours (PSER) dans les 2 ans précédant le TPR. Cette formation gratuite comprend un e-learning sur pser.brussels (~3h) et un cours pratique de 1h30 en présentiel avec la Croix-Rouge.

Pourquoi s’entraîner au TPR en ligne

S’entraîner au test de perception en ligne te permet de te familiariser avec le format de l’examen sans stress et à ton rythme.

Interface d'une plateforme d'entraînement au test de perception des risques reproduisant l'examen officiel.
Interface typique d'une plateforme simulant l'examen officiel du TPR.

Tu comprends comment fonctionnent les vidéos, quels types de dangers apparaissent, et tu développes tes réflexes d’anticipation.

L’entraînement en ligne reproduit les conditions réelles : vidéos de situations de circulation, risques variés, système de scoring.

Identifier les types de risques avant l’examen

Les vidéos du TPR présentent des situations de circulation courantes où des dangers peuvent surgir. En t’entraînant en ligne, tu apprends à reconnaître les catégories de risques les plus fréquentes :

  • Piétons : traversées inattendues, enfants qui jouent près de la route, personnes âgées qui hésitent
  • Véhicules : dépassements dangereux, changements de direction sans clignotant, arrêts brusques
  • Cyclistes et trottinettes : déboîtements soudains, circulation sur la chaussée, angles morts
  • Conditions de circulation : zones scolaires, sorties de parking, intersections sans visibilité
  • Infrastructures : passages piétons, feux tricolores, priorités de droite

Plus tu t’entraînes, plus tu développes un « œil » pour détecter les indices visuels qui annoncent un danger : un ballon qui roule vers la route (un enfant va suivre), un véhicule en double file (une portière peut s’ouvrir), un cycliste qui regarde par-dessus son épaule (il va déboîter).

Développer tes réflexes de perception

L’entraînement en ligne améliore ta vitesse de réaction et ta capacité à scanner l’environnement.

Lors de l’examen, tu dois identifier le risque au bon moment : ni trop tôt (le danger n’est pas encore présent), ni trop tard (tu as raté la fenêtre de détection).

Les plateformes d’entraînement te donnent un feedback immédiat après chaque vidéo : tu vois quels risques tu as manqués, lesquels tu as identifiés correctement, et ceux que tu as signalés à tort. Ce retour te permet d’ajuster ta stratégie et de comprendre tes erreurs.

En répétant l’exercice sur des dizaines de vidéos, tu intègres les schémas de danger les plus courants. Tu ne réfléchis plus consciemment à chaque situation : ton cerveau détecte automatiquement les signaux faibles (un piéton au bord du trottoir, un véhicule qui ralentit sans raison apparente).

Réduire le stress le jour de l’examen

L’entraînement en ligne te rend confiant le jour de l’épreuve.

Tu connais le format, tu sais à quoi t’attendre, tu as déjà visionné des centaines de situations similaires.

Cette familiarité réduit l’anxiété et te permet de te concentrer sur la tâche.

Beaucoup de candidats échouent au TPR non pas par manque de compétence, mais par stress et précipitation. Ils cliquent trop vite, ils cochent des réponses au hasard, ils paniquent quand ils ne voient pas de danger immédiat. L’entraînement te donne la sérénité nécessaire pour rester calme et méthodique.

Comment fonctionnent les plateformes d’entraînement en ligne

Les plateformes d’entraînement au TPR reproduisent l’expérience de l’examen officiel.

Tu accèdes à une bibliothèque de vidéos de circulation réelles, tu passes des tests chronométrés, et tu reçois un score détaillé après chaque session.

L’objectif est de simuler les conditions réelles pour maximiser ton taux de réussite.

Structure d’un entraînement type

Une session d’entraînement en ligne suit généralement ce schéma :

  1. Sélection du test : tu choisis un test complet (5 vidéos) ou un entraînement par thématique (piétons, intersections, dépassements).
  2. Vidéos d’essai : comme à l’examen officiel, tu visionnes 2 vidéos d’essai pour te familiariser avec le système. Ces vidéos ne comptent pas dans ton score.
  3. 5 vidéos de test : tu regardes chaque vidéo une seule fois. Selon le format (clic ou QCM), tu identifies les risques en temps réel ou tu réponds aux questions après chaque vidéo.
  4. Résultats détaillés : tu obtiens ton score sur 10, la liste des risques manqués, et des explications pour chaque erreur.
  5. Révision : tu peux revoir les vidéos avec les risques surlignés pour comprendre ce que tu aurais dû détecter.

Certaines plateformes proposent des modes d’entraînement progressifs : niveau débutant (vidéos plus simples, 1-2 risques), niveau intermédiaire (situations mixtes), niveau avancé (vidéos complexes avec 3 risques simultanés).

Fonctionnalités clés des outils en ligne

Les meilleures plateformes d’entraînement offrent des fonctionnalités qui optimisent ton apprentissage :

  • Vidéos HD : qualité d’image proche de l’examen officiel, avec des situations de circulation variées (ville, autoroute, zone résidentielle).
  • Feedback instantané : après chaque vidéo, tu vois immédiatement si tu as identifié correctement les risques. Les erreurs sont expliquées avec des annotations visuelles.
  • Statistiques de progression : tu suis ton évolution au fil des sessions (taux de réussite, types de risques les plus manqués, temps de réaction moyen).
  • Tests chronométrés : certaines plateformes reproduisent le timing exact de l’examen pour te préparer à la pression temporelle.
  • Bibliothèque de vidéos : accès à des dizaines ou centaines de vidéos différentes pour éviter de mémoriser les réponses par cœur.
  • Mode révision : possibilité de revoir uniquement les vidéos où tu as échoué pour travailler tes points faibles.

Différences entre entraînement « clic » et « QCM »

Si ton centre d’examen utilise le format clic, cherche une plateforme qui te permet de cliquer directement sur la vidéo pendant la lecture.

Tu dois t’entraîner à anticiper le moment exact où le danger apparaît. Clique trop tôt et le système ne détectera pas le risque ; clique trop tard et tu perds le point.

Si ton centre utilise le format QCM, entraîne-toi avec des questions à choix multiples. Après chaque vidéo, tu dois sélectionner 1 à 3 réponses parmi 4 propositions. L’exercice est différent : tu dois mémoriser tous les risques de la vidéo pour répondre correctement à la question.

Conseil : si tu ne sais pas quel format utilise ton centre, contacte-le directement ou entraîne-toi sur les deux formats pour être prêt dans tous les cas.

Stratégies d’entraînement efficaces

S’entraîner au hasard ne suffit pas : tu dois adopter une méthode structurée pour progresser rapidement.

Un candidat rassuré découvre qu'il peut repasser le test de perception des risques dès le lendemain.
Échouer au TPR n'est pas grave car vous pouvez recommencer dès demain.

Voici les stratégies qui fonctionnent pour maximiser tes chances de réussite au TPR.

Entraînement régulier et espacé

La clé de la réussite au TPR est la régularité.

Mieux vaut t’entraîner 15-20 minutes par jour pendant 2 semaines que de faire une session marathon de 3 heures la veille de l’examen.

Ton cerveau a besoin de temps pour intégrer les schémas de danger et automatiser les réflexes.

Un bon rythme d’entraînement :

  • Semaine 1 : 1 test complet par jour (5 vidéos) + révision des erreurs. Objectif : te familiariser avec le format et identifier tes points faibles.
  • Semaine 2 : 2 tests par jour + entraînement ciblé sur les types de risques que tu manques le plus (piétons, intersections, etc.).
  • Semaine 3 : 1-2 tests par jour en conditions réelles (chronométré, sans pause, comme à l’examen).

Cette approche espacée permet à ton cerveau de consolider les apprentissages entre chaque session. Tu retiens mieux les informations et tu développes des automatismes durables.

Analyse de tes erreurs

Après chaque test, ne te contente pas de regarder ton score : analyse tes erreurs en détail.

Pour chaque risque manqué, pose-toi ces questions :

  • Pourquoi je ne l’ai pas vu ? (manque d’attention, regard fixé au mauvais endroit, distraction)
  • Quels indices auraient dû m’alerter ? (piéton au bord du trottoir, véhicule qui ralentit, cycliste qui regarde par-dessus son épaule)
  • Comment éviter cette erreur la prochaine fois ? (balayer du regard toute la scène, anticiper les comportements imprévisibles)

Tiens un carnet de bord (papier ou numérique) où tu notes les types de risques que tu rates le plus souvent. Si tu manques systématiquement les piétons, concentre ton prochain entraînement sur les vidéos avec traversées de piétons. Si tu ne vois pas les cyclistes, entraîne-toi spécifiquement sur les situations avec deux-roues.

Entraînement par catégories de risques

Une fois que tu as identifié tes points faibles, utilise les modules d’entraînement thématiques proposés par certaines plateformes.

Au lieu de passer des tests complets aléatoires, tu te concentres sur un type de danger spécifique :

  • Module piétons : traversées, zones scolaires, personnes âgées, enfants
  • Module intersections : priorités, feux, ronds-points, déboîtements
  • Module dépassements : véhicules lents, cyclistes, angles morts
  • Module conditions difficiles : pluie, nuit, brouillard, chaussée glissante

Cette approche ciblée te permet de combler rapidement tes lacunes. En répétant 10-15 vidéos sur un même type de risque, tu développes une expertise spécifique et tu ne rates plus ces situations le jour de l’examen.

Simulation d’examen en conditions réelles

Une semaine avant ton examen, passe des tests en conditions réelles pour t’habituer à la pression.

Règle un minuteur, coupe toutes les distractions (téléphone, musique, notifications), et traite le test comme si tu étais au centre d’examen.

Objectifs de la simulation :

  • Gérer le stress : tu t’habitues à la pression du chrono et à l’impossibilité de revoir les vidéos.
  • Tester ta concentration : tu vérifies que tu restes attentif sur les 5 vidéos d’affilée sans baisse de vigilance.
  • Valider ta préparation : si tu obtiens régulièrement 7/10 ou plus en conditions réelles, tu es prêt pour l’examen.

Si tu échoues à plusieurs simulations d’affilée, c’est le signal que tu dois poursuivre l’entraînement. Ne te présente à l’examen que lorsque tu réussis régulièrement en conditions réelles.

Conséquences d’un échec au TPR

Échouer au TPR n’est pas dramatique : tu peux repasser l’épreuve dès le lendemain.

Mais selon ta région, les conséquences varient et peuvent impacter ton parcours vers le permis définitif.

Obligation de formation après 2 échecs consécutifs

Après 2 échecs consécutifs au TPR, tu dois suivre une formation obligatoire en auto-école agréée.

La durée et le contenu de cette formation dépendent de ta région :

En Wallonie, tu dois suivre 3 heures de cours en auto-école agréée wallonne. L’auto-école te délivre un certificat d’enseignement à présenter au centre d’examen lors de ta prochaine tentative. Ces 3 heures se concentrent sur la perception des risques et l’anticipation.

En Flandre, la règle est similaire : 3 heures de cours en auto-école agréée flamande après 2 échecs consécutifs.

À Bruxelles, la situation est différente car le TPR fait partie de l’examen pratique. 2 échecs au TPR comptent comme 2 échecs à l’examen pratique. Tu dois donc suivre 6 heures de cours pratiques obligatoires en auto-école agréée (pas 3h). Le nouvel examen sur voie publique devra ensuite être présenté avec l’auto-école.

Les combinaisons suivantes déclenchent les 6h à Bruxelles : 2 échecs TPR, ou 1 échec TPR + 1 échec voie publique, ou 2 échecs voie publique.

Validité du TPR selon les régions

Une fois réussi, le TPR a une durée de validité limitée.

Si tu ne passes pas ton examen pratique dans ce délai, tu dois repasser le TPR.

En Wallonie, la validité du TPR est alignée sur celle de l’attestation de réussite à l’examen théorique : 3 ans. Si ton examen théorique expire, ton TPR expire aussi.

En Flandre, la règle est similaire : validité de 3 ans alignée sur le théorique.

À Bruxelles, la validité du TPR est limitée à 1 an à compter de la date de réussite. Si tu ne passes pas ton examen pratique dans l’année, tu dois repasser le TPR (et éventuellement le théorique si celui-ci a aussi expiré).

Attention : à Bruxelles, la validité courte du TPR (1 an) impose de bien planifier ton parcours. Ne passe le TPR que lorsque tu es prêt à enchaîner rapidement avec l’examen pratique.

Impact sur ton parcours global

Un échec au TPR retarde ton accès au permis définitif, surtout si tu accumules plusieurs tentatives.

Voici un tableau récapitulatif des conséquences selon le nombre d’échecs :

Nombre d’échecs Conséquence Délai avant repassage
1 échec Aucune Dès le lendemain
2 échecs consécutifs 3h de cours (Wallonie/Flandre) ou 6h (Bruxelles) Dès le lendemain après formation
3 échecs ou plus Répétition du cycle de formation tous les 2 échecs Dès le lendemain après formation

Chaque échec coûte aussi de l’argent : le TPR est inclus dans le prix de l’examen pratique à Bruxelles (46 €), mais en Wallonie et en Flandre, tu payes à chaque tentative. Ajoute à cela le coût des heures de formation obligatoires après 2 échecs (tarif variable selon les auto-écoles).

Erreurs fréquentes à éviter pendant l’entraînement

Beaucoup de candidats s’entraînent de manière inefficace et reproduisent les mêmes erreurs à l’examen.

Voici les pièges à éviter pour optimiser ta préparation.

Se concentrer uniquement sur les vidéos faciles

Certaines plateformes proposent des vidéos de difficulté variable.

Beaucoup de candidats passent tout leur temps sur les vidéos faciles (1 risque évident, situations simples) pour gonfler leur score et se sentir rassurés. C’est une erreur.

À l’examen, tu tomberas sur des vidéos complexes avec plusieurs risques simultanés, des situations ambiguës, des dangers qui apparaissent brièvement. Si tu ne t’es jamais entraîné sur ce type de vidéos, tu seras dépassé le jour J.

Solution : alterne entre vidéos faciles (pour consolider les bases) et vidéos difficiles (pour te challenger). Augmente progressivement la difficulté au fil de ton entraînement. Une bonne répartition : 30% faciles, 50% moyennes, 20% difficiles.

Mémoriser les réponses au lieu de comprendre

Si tu t’entraînes toujours sur les mêmes vidéos, tu finis par mémoriser les réponses par cœur.

Tu sais qu’à la 12e seconde de la vidéo 3, un piéton traverse. Tu cliques au bon moment, tu obtiens le point, mais tu n’as rien appris.

À l’examen, les vidéos seront nouvelles. Tu ne pourras pas compter sur ta mémoire. Tu dois développer une vraie compétence de perception des risques, pas une capacité à réciter des réponses.

Solution : utilise des plateformes avec une large bibliothèque de vidéos. Change régulièrement de tests. Si tu as épuisé toutes les vidéos d’une plateforme, passe à une autre ou attends quelques jours avant de recommencer pour « oublier » les réponses.

Négliger les vidéos sans risque

Certaines vidéos du TPR ne contiennent aucun risque.

Elles montrent une situation de circulation normale sans danger particulier.

Beaucoup de candidats paniquent et cliquent au hasard, perdant ainsi des points inutilement.

À l’examen, tu peux tomber sur 1 ou 2 vidéos sans risque. Si tu cliques ou coches une réponse erronée, tu perds 1 point. Si tu ne fais rien, tu ne perds rien (0 point, mais pas de pénalité).

Solution : entraîne-toi à rester calme devant une vidéo sans danger évident. Ne te force pas à trouver un risque qui n’existe pas. Mieux vaut ne pas répondre (0 point) que de répondre faux (-1 point).

Ignorer le contexte de la vidéo

Chaque vidéo du TPR se déroule dans un contexte spécifique : zone scolaire, heure de pointe, météo, type de route.

Ce contexte donne des indices sur les risques potentiels. Ignorer ces indices te fait manquer des dangers.

Exemples de contextes à surveiller :

  • Zone scolaire : risque élevé d’enfants qui traversent sans regarder
  • Heure de pointe : véhicules qui changent de file brusquement, piétons pressés
  • Pluie/brouillard : visibilité réduite, distances de freinage allongées
  • Zone résidentielle : piétons qui sortent entre les voitures garées, enfants qui jouent
  • Autoroute : véhicules lents sur la bande de droite, dépassements dangereux

Solution : avant chaque vidéo, identifie rapidement le contexte (où, quand, quelles conditions). Adapte ton niveau de vigilance en conséquence. Une rue calme en pleine journée ne présente pas les mêmes risques qu’une avenue commerçante un samedi après-midi.

S’entraîner uniquement la veille de l’examen

Beaucoup de candidats reportent leur entraînement au TPR jusqu’à la dernière minute.

Ils passent 3-4 heures de tests intensifs la veille de l’examen, pensant que ça suffira.

Résultat : ils sont fatigués, stressés et mal préparés le jour J.

La perception des risques est une compétence qui se développe progressivement. Ton cerveau a besoin de temps pour intégrer les schémas de danger, automatiser les réflexes, et consolider les apprentissages. Une session marathon ne remplace pas un entraînement régulier sur plusieurs semaines.

Solution : commence ton entraînement au moins 2-3 semaines avant l’examen. Entraîne-toi 15-30 minutes par jour, tous les jours. La veille de l’examen, passe 1-2 tests légers pour te rassurer, puis repose-toi. Arrive frais et confiant le jour de l’épreuve.

Questions fréquentes

Oui, plusieurs options gratuites existent pour t’entraîner au TPR. Tu peux visionner des vidéos dashcam sur YouTube en recherchant « dashcam Belgium » ou « dashcam Belgique compilation » et tenter d’identifier les risques avant qu’ils ne se concrétisent. Certaines plateformes proposent également des accès gratuits limités avec des vidéos d’essai pour te familiariser avec le format clic ou QCM. L’entraînement régulier, même 15 minutes par jour pendant une semaine, améliore significativement tes capacités d’anticipation.

Le format varie selon le centre d’examen que tu choisis. Les centres Autosécurité (Wallonie) et ACT (Bruxelles) utilisent le format clic : tu cliques directement sur l’écran pendant la vidéo lorsqu’un danger apparaît, avec un maximum de 10 clics pour l’ensemble du test. Les centres AIBV (Wallonie), Sécurité Automobile (Bruxelles) et tous les centres flamands utilisent le format QCM : après chaque vidéo, tu réponds à des questions à choix multiples avec 4 propositions, où 1 à 3 réponses peuvent être correctes. Renseigne-toi auprès de ton centre avant l’examen pour adapter ta préparation.

Le TPR dure entre 10 et 15 minutes au total. Tu visionnes d’abord 2 vidéos d’essai qui ne comptent pas dans ton score, puis 5 vidéos officielles d’environ 30 secondes chacune. L’épreuve complète comprend le temps de visionnage, les réponses (clics ou QCM selon le format) et quelques secondes de pause entre chaque vidéo. Il faut obtenir minimum 6 points sur 10 pour réussir, en identifiant correctement les risques parmi les 10 présents dans l’ensemble des vidéos.

Tu dois suivre une formation obligatoire en auto-école agréée. En Wallonie et en Flandre, cette formation dure 3 heures. À Bruxelles, comme le TPR fait partie de l’examen pratique, 2 échecs au TPR entraînent l’obligation de suivre 6 heures de cours pratiques. L’auto-école te délivre ensuite un certificat d’enseignement que tu dois présenter au centre d’examen pour pouvoir repasser le test. Sans ce certificat, tu ne peux pas te réinscrire.

Non, les vidéos de l’examen officiel sont différentes de celles disponibles en ligne. Le TPR évalue ta capacité à analyser n’importe quelle situation de circulation, pas à reconnaître des scénarios mémorisés. Les plateformes d’entraînement te permettent de développer tes compétences d’anticipation et de te familiariser avec le format (clic ou QCM), mais tu ne verras jamais les mêmes vidéos le jour J. Concentre-toi sur les principes de détection des risques plutôt que sur la mémorisation : observer l’ensemble de l’environnement, repérer les indices de danger et anticiper les comportements des autres usagers.

Non, la réussite de l’examen théorique est obligatoire avant de pouvoir passer le TPR. Ton attestation de réussite théorique doit être valable (moins de 3 ans) pour accéder au test de perception des risques. En Wallonie, le TPR est un examen distinct que tu passes quand tu le souhaites après le théorique. À Bruxelles et en Flandre, le TPR se passe le même jour que l’examen pratique, mais dans tous les cas, tu dois avoir réussi le théorique au préalable. Depuis janvier 2026, tu dois effectuer l’intégralité de ta formation (théorique, TPR et pratique) dans la même région.

Le tarif varie selon ta région. En Wallonie, le TPR coûte 17 € et se passe séparément de l’examen pratique. À Bruxelles, le coût du TPR est inclus dans le prix de l’examen pratique (46 € au total). En Flandre, le TPR est également inclus dans le tarif de l’examen pratique (51 € au total). Si tu échoues, tu devras repayer ces frais à chaque nouvelle tentative. Après 2 échecs consécutifs, ajoute le coût de la formation obligatoire en auto-école à ces montants.