Contester un échec a l’examen du permis en Belgique

Publié le 4 mars 2026 à 09h51
Mis à jour le 11 mars 2026 à 04h00
Wenceslas Dasnois
AdministrateurPermis Online

Tu peux contester un échec au permis, mais seulement dans des cas très précis.

  • Ce que tu peux contester

    Recours possible uniquement après 2 échecs consécutifs à l'examen pratique (Wallonie/Bruxelles). Aucun recours pour le théorique ou le TPR.
  • Ce que tu gagnes à lire

    Tu comprendras les vraies possibilités de recours, les obligations légales après échec, et comment préparer efficacement ta prochaine tentative.
  • Point de vigilance

    Le recours reste exceptionnel et ne garantit aucune issue favorable. Mieux vaut investir ton énergie dans une préparation optimale.

Tu viens d'échouer et tu te demandes si un recours est possible ? La réponse dépend du type d'examen. Pour le théorique et le TPR, aucune contestation n'existe. Pour le pratique, un recours limité s'ouvre après 2 échecs consécutifs. Je t'explique ce que dit vraiment la loi belge et comment maximiser tes chances à la prochaine tentative.

La réalité juridique de la contestation en Belgique

Tu viens d’échouer à ton examen du permis de conduire et tu te demandes si tu peux contester cette décision ? La réponse dépend du type d’examen et de ta région. Le système belge distingue clairement les possibilités de recours selon l’épreuve concernée.

Pour l’examen théorique et le test de perception des risques (TPR) : aucun recours n’est possible. En cas d’échec de l’examen théorique ou au test de perception des risques, il n’y a aucun recours prévu selon le Service public de Wallonie. La décision est considérée comme définitive dès l’annonce du résultat, dans les trois régions (Wallonie, Bruxelles, Flandre).

Pour le théorique, les réponses sont enregistrées électroniquement et le système de scoring est automatisé (41/50 minimum requis). Pour le TPR, le candidat identifie ou non les risques selon un barème binaire (6/10 minimum). Aucune marge d’interprétation subjective ne justifie une procédure de contestation.

Pour l’examen pratique : un recours limité existe après 2 échecs consécutifs. En Wallonie et à Bruxelles, tu peux introduire un recours auprès d’une Commission de recours dans des conditions strictes. Ce recours ne concerne que l’examen pratique sur voie publique, pas le théorique ni le TPR.

Le recours après 2 échecs à l’examen pratique (Wallonie et Bruxelles)

En Wallonie, après un deuxième échec à l’examen pratique, il est possible d’introduire un recours auprès du Président de la Commission de recours du SPW Mobilité. Ce recours est introduit dans les 15 jours de l’échec, par envoi recommandé. Le coût est de 14 € devant être payé par virement (non remboursable).

La Commission est composée de trois commissaires, juges de police ou juges de paix ayant présidé pendant au moins cinq ans un tribunal de police, désignés par le ministre wallon pour un terme de deux ans. Il s’agit de magistrats externes à l’administration wallonne, experts en Code de la route. La Commission se réunit une fois par mois.

À Bruxelles, la procédure est similaire. Après deux échecs à la partie « épreuve sur la voie publique » de l’examen pratique, un recours peut être introduit auprès de la commission de recours. Le recours doit être introduit par lettre recommandée dans les 15 jours à partir de la date de l’échec de l’examen. Le coût est de 16 € pour les recours liés à l’examen pratique de la catégorie B.

Le recours doit être motivé par des faits concrets concernant les personnes et les circonstances de l’examen. La Commission peut confirmer l’échec ou décider de la réussite à l’examen. Elle peut dispenser le candidat des 6 heures de cours en école de conduite obligatoires à la suite de deux échecs successifs à l’examen pratique. Elle peut autoriser, le cas échéant, le requérant à passer un nouvel examen, après la date d’expiration de la validité du permis de conduire provisoire. Cette procédure reste exceptionnelle et ne garantit aucunement une issue favorable.

Pourquoi aucun recours n’est prévu pour le théorique et le TPR

Le SPF Mobilité et Transports, autorité fédérale compétente, ne dispose d’aucun service de « révision des examens » pour les épreuves théoriques. Les centres d’examen (Autosécurité, AIBV en Wallonie, ACT et Sécurité Automobile à Bruxelles, centres flamands) appliquent des protocoles uniformes sans possibilité de réexamen d’un résultat.

La régionalisation des compétences en matière de permis de conduire (depuis 2014) a créé des mécanismes de recours uniquement pour l’examen pratique. Chaque région (Wallonie, Bruxelles, Flandre) organise ses examens de manière autonome, mais seul l’examen pratique bénéficie d’une procédure de recours, considérant que l’évaluation par un examinateur humain peut justifier une révision dans des cas exceptionnels.

Les situations exceptionnelles qui changent peu de choses

Même si tu estimes qu’une erreur technique s’est produite (problème informatique pendant le théorique, comportement inapproprié de l’examinateur, conditions météo dangereuses pendant le pratique), la voie de recours reste limitée à l’examen pratique après 2 échecs. Tu peux signaler l’incident au centre d’examen, mais cela ne modifiera pas le résultat enregistré pour le théorique ou le TPR.

Certains candidats tentent de contacter directement le centre ou le SPF Mobilité. Pour le théorique et le TPR, ces démarches aboutissent systématiquement à la même réponse : le résultat est définitif, il faut repasser l’examen. Pour l’examen pratique, seul un recours après 2 échecs consécutifs permet une révision formelle.

Ce que dit la législation belge

L’arrêté royal du 23 mars 1998 relatif au permis de conduire et ses modifications successives détaillent les conditions d’obtention, les examens, les sanctions en cas d’échec (12h de cours après 2 échecs au théorique, 6h après 2 échecs au pratique). Les articles régionaux prévoient une procédure de recours uniquement pour l’examen pratique, dans des conditions strictes et après un deuxième échec.

Cette limitation est cohérente avec le principe d’égalité devant l’examen. Pour les épreuves automatisées (théorique, TPR), aucune subjectivité ne justifie une contestation. Pour l’examen pratique, l’évaluation humaine peut faire l’objet d’une révision exceptionnelle par une commission indépendante.

Les différences avec d’autres pays européens

La Belgique se distingue de certains pays voisins par ses possibilités de recours limitées. En France, par exemple, un candidat peut contester son échec au permis devant le tribunal administratif dans un délai de deux mois. Après un échec au permis de conduire, le candidat peut contester les résultats en faisant un recours. Tu dois faire ton recours administratif dans le délai de 2 mois à partir de la notification du résultat de ton examen selon Service-Public.fr.

Un candidat au permis planifie une nouvelle date d'examen pratique immédiatement après un échec.
Réinscrivez-vous à l'examen pratique dès le lendemain de votre échec.

Le système français autorise la contestation pour des motifs précis : vice de procédure (examinateur non habilité, véhicule non conforme), erreur manifeste d’appréciation, conditions d’examen anormales. Le tribunal peut alors annuler la décision et ordonner un nouvel examen gratuit. En Belgique, seul l’examen pratique après 2 échecs bénéficie d’une procédure de recours, et celle-ci est limitée aux trois régions.

Le modèle allemand et ses spécificités

En Allemagne, le candidat peut demander une opposition administrative auprès de l’autorité qui a délivré le résultat. Cette procédure administrative permet une révision du dossier par une instance supérieure. Si l’opposition est rejetée, le candidat peut ensuite saisir un tribunal administratif.

Ce système repose sur le principe de l’acte administratif contestable, qui confère au candidat un droit de recours contre toute décision défavorable. La Belgique n’a pas transposé ce principe de manière aussi large au domaine du permis de conduire, limitant le recours à l’examen pratique après 2 échecs, dans un cadre régional spécifique.

Pourquoi la Belgique a fait ce choix

L’absence de recours généralisé s’inscrit dans une logique de fluidité administrative. Les centres d’examen traitent des milliers de candidats chaque année. Une procédure de contestation étendue créerait des délais, des coûts administratifs et une charge de travail considérable pour les autorités régionales.

De plus, le système belge mise sur la transparence immédiate : le candidat connaît son résultat directement après l’examen (théorique et TPR instantanément, pratique en fin de parcours). L’examinateur explique les erreurs commises lors du debriefing. Cette approche pédagogique vise à remplacer le besoin de contestation par une compréhension des points à améliorer.

Que faire concrètement après un échec

Puisque la contestation n’est possible que pour l’examen pratique après 2 échecs, ton unique option dans la plupart des cas est de te préparer pour repasser l’examen. La bonne nouvelle : tu peux te réinscrire immédiatement, dès le lendemain de ton échec. Aucun délai d’attente obligatoire n’est imposé (contrairement à certains pays).

Voici les étapes concrètes selon le type d’examen raté :

Après un échec au théorique

  1. Identifie tes lacunes : note les thématiques où tu as fait des erreurs (signalisation, priorités, distances de sécurité, etc.)
  2. Révise de manière ciblée : concentre-toi sur les chapitres problématiques plutôt que de tout revoir
  3. Entraîne-toi avec des examens blancs : reproduis les conditions réelles (50 questions, 15 secondes par question)
  4. Réserve une nouvelle date : prends rendez-vous dans ton centre d’examen (17 € en Wallonie, 19 € à Bruxelles/Flandre)

Attention après 2 échecs consécutifs : tu devras obligatoirement suivre 12 heures de cours théoriques dans une auto-école agréée avant de pouvoir repasser l’examen. Cette obligation se répète après chaque multiple de 2 échecs.

Après un échec au TPR

Le test de perception des risques évalue ta capacité à anticiper les dangers. Si tu as échoué (moins de 6/10), analyse le type d’erreurs commises :

  • Clics/réponses trop tardifs : tu as identifié le risque mais trop tard
  • Fausses alertes : tu as signalé des situations qui n’étaient pas des risques
  • Risques manqués : tu n’as pas détecté certains dangers

Le format du TPR varie selon le réseau de centres. Les centres Autosécurité (Wallonie) et ACT (Bruxelles) utilisent le format « clic » : tu cliques directement sur la vidéo au moment du danger. Les centres AIBV (Wallonie), Sécurité Automobile (Bruxelles) et les centres flamands utilisent le format QCM : 4 propositions de réponse après chaque vidéo.

Entraîne-toi spécifiquement au format de ton centre pour maximiser tes chances de réussite. Après 2 échecs consécutifs au TPR, tu devras suivre 3 heures de cours en auto-école agréée (en Wallonie et Flandre). À Bruxelles, où le TPR fait partie de l’examen pratique, 2 échecs au TPR déclenchent l’obligation de 6 heures de cours pratiques.

Après un échec au pratique

L’examen pratique est le plus exigeant car il combine compétences techniques, connaissances théoriques et comportement adapté. Demande un debriefing détaillé à l’examinateur : il doit t’expliquer les erreurs qui ont causé ton échec.

Les erreurs fréquentes se répartissent en trois catégories :

Erreurs techniques : maîtrise du véhicule (calages répétés, trajectoires imprécises, manœuvres ratées)

Erreurs de code : infractions au code de la route (priorité non respectée, limitations de vitesse dépassées, signalisation ignorée)

Erreurs de comportement : manque d’anticipation, observation insuffisante, positionnement dangereux

Après 2 échecs consécutifs au pratique, tu devras suivre 6 heures de cours pratiques obligatoires en auto-école agréée. Cette règle s’applique dans les trois régions. L’auto-école délivrera une attestation à présenter lors de ta prochaine tentative.

Si tu as subi 2 échecs à l’examen pratique, tu peux également envisager d’introduire un recours auprès de la Commission de recours de ta région (Wallonie ou Bruxelles) dans les 15 jours. Ce recours reste exceptionnel et doit être motivé par des faits précis concernant les circonstances de l’examen.

Les erreurs à éviter pour réussir du premier coup

Beaucoup d’échecs sont évitables avec une préparation adéquate. Voici les pièges les plus fréquents selon les retours des examinateurs et auto-écoles :

Un élève conducteur consulte les règles belges sur les cours obligatoires après un échec au permis.
Suivre une formation est impératif pour se réinscrire à l'examen.

Ne pas sous-estimer l’examen théorique

Taux de réussite réels : le Brabant wallon affiche 75,9 % de réussite, suivi de la province de Luxembourg (74,4 %), de Namur (73,3 %), de Liège (72 %) et du Hainaut (71,2 %) selon La Libre Belgique (données 2024). À Bruxelles, le taux de réussite du permis de conduire B était, en 2022, de 42 % pour le théorique selon La Libre Belgique. Ces chiffres montrent qu’une part importante des candidats échouent à leur première tentative. Pourquoi ?

  • Préparation insuffisante : réviser 2-3 jours avant l’examen ne suffit pas
  • Confusion entre connaître et appliquer : savoir qu’un panneau existe ≠ reconnaître sa signification en 15 secondes
  • Négligence des infractions graves : 2 erreurs sur des infractions de 3e ou 4e degré = échec automatique, même avec 48/50

Le système de scoring pénalise lourdement les fautes graves. Une erreur sur une infraction légère coûte 1 point, mais une erreur sur une infraction grave coûte 5 points. Tu dois absolument maîtriser les priorités, les distances de sécurité, les dépassements et la signalisation de danger.

Négliger le TPR sous prétexte qu’il est « facile »

Le TPR a un taux d’échec significatif, surtout en première tentative. Les candidats pensent souvent que « voir un danger » est intuitif. Erreur : le TPR évalue ta capacité à anticiper, pas à réagir.

Les risques à identifier ne sont pas toujours spectaculaires (piéton sur le point de traverser, véhicule sortant d’un parking, cycliste masqué par un obstacle). Tu dois développer un regard actif : scanner constamment l’environnement, anticiper les comportements des autres usagers, identifier les indices précurseurs.

Entraîne-toi avec des vidéos de conduite réelle (pas seulement des tests blancs). Regarde des dashcam footage en te demandant constamment : « Quel est le prochain danger potentiel ? »

Passer l’examen pratique trop tôt

Taux de réussite au pratique : À Bruxelles, le taux de réussite était de 49 % pour le pratique en 2022 selon La Libre Belgique. En 2025, le taux de réussite à l’examen pratique s’établit à environ 37% en Wallonie et environ 51% à Bruxelles selon La Libre Belgique (données 2025). Ces chiffres reflètent souvent une présentation prématurée à l’examen.

Les durées minimales de stage varient selon la région :

  • Flandre : 5 mois minimum (depuis le 1er mars 2024)
  • Wallonie : 3 mois minimum
  • Bruxelles : 9 mois en filière libre, ou 3 mois si cours en auto-école

Ces minimums sont des seuils légaux, pas des recommandations pédagogiques. La plupart des candidats qui réussissent du premier coup ont accumulé une expérience de conduite significative, bien au-delà du minimum légal.

Ignorer les spécificités régionales

Depuis le 1er janvier 2026, tu dois effectuer l’intégralité de ta formation dans la même région (Wallonie, Bruxelles ou Flandre). Cette règle impacte directement ta préparation :

Aspect Wallonie Bruxelles Flandre
Limitation en agglomération 50 km/h 30 km/h 50 km/h
Limitation hors agglomération 90 km/h 70 km/h 70 km/h
TPR Examen séparé Intégré au pratique Le jour du pratique
Stage minimum (filière libre) 3 mois 9 mois 5 mois
Formation premiers secours Non requis Obligatoire (e-learning + 3h) Non requis

En Flandre et en Wallonie, la vitesse maximale dans une agglomération est de 50 km/h. En revanche, à Bruxelles, la vitesse maximale est de 30 km/h. En Flandre et à Bruxelles la vitesse maximale hors agglomération est de 70km/h. Tandis qu’en Wallonie la vitesse maximale est de 90km/h.

Si tu prépares ton examen à Bruxelles, tu dois absolument maîtriser la conduite en zone 30 (quasi-totalité de la région). La formation Premiers Secours en Route est obligatoire pour l’obtention du permis de conduire B à Bruxelles selon Premiers Secours en Route. Si tu passes en Flandre, familiarise-toi avec le système de clusters pour les manœuvres (2 manœuvres tirées au sort selon un groupe pré-défini).

Les obligations légales après un échec

La législation belge impose des formations obligatoires après des échecs répétés. Ces obligations ne sont pas négociables : sans attestation de suivi, tu ne pourras pas te réinscrire à l’examen.

Après 2 échecs au théorique : 12 heures de cours

Tu dois suivre 12 heures de cours théoriques dans une auto-école agréée. Cette formation couvre l’ensemble du programme théorique avec un focus sur tes lacunes identifiées. L’auto-école délivre une attestation que tu devras présenter au centre d’examen lors de ta 3e tentative.

Cette obligation se répète après chaque multiple de 2 échecs consécutifs. Si tu échoues une 3e fois, tu peux repasser sans formation. Si tu échoues une 4e fois, tu devras à nouveau suivre 12 heures. Et ainsi de suite.

Le coût de cette formation varie selon les auto-écoles. Aucune dérogation n’est possible, même si tu penses maîtriser la matière. La loi considère que 2 échecs consécutifs révèlent des lacunes nécessitant un encadrement pédagogique.

Après 2 échecs au pratique : 6 heures de cours

La logique est identique pour l’examen pratique. Après 2 échecs consécutifs, tu dois suivre 6 heures de cours pratiques en auto-école agréée. Ces heures visent à corriger les erreurs récurrentes identifiées lors de tes tentatives précédentes.

L’auto-école adapte généralement le programme selon ton profil :

  • Révision des manœuvres si tu as échoué sur ce point
  • Travail sur l’observation et l’anticipation si tes erreurs étaient comportementales
  • Renforcement du code de la route appliqué si tu as commis des infractions

Spécificité bruxelloise : À Bruxelles, le TPR faisant partie de l’examen pratique, 2 échecs au TPR (ou 1 échec TPR + 1 échec voie publique) déclenchent l’obligation de 6 heures de cours pratiques.

L’attestation de suivi doit être présentée au centre d’examen lors de ta prochaine tentative.

Les conséquences des échecs multiples

Au-delà des formations obligatoires, les échecs répétés ont des impacts concrets :

Impact financier : chaque tentative coûte entre 17 € et 51 € selon l’examen et la région, plus les formations obligatoires. Les frais s’accumulent rapidement avec les échecs répétés.

Impact temporel : la validité de l’examen théorique est de 3 ans selon le SPF Mobilité et Transports. Si tu mets trop de temps à réussir le pratique, tu devras repasser le théorique et le TPR. Cette situation survient plus souvent qu’on ne le pense, surtout avec le stage minimum de 9 mois à Bruxelles.

Impact psychologique : les échecs répétés génèrent du stress et de la démotivation. Certains candidats développent une anxiété de l’examen qui aggrave leurs performances. N’hésite pas à espacer tes tentatives plutôt que de repasser immédiatement après un échec. Prends le temps de corriger tes erreurs.

Maximiser tes chances de réussite à la prochaine tentative

Plutôt que de chercher à contester un résultat (impossible pour le théorique/TPR, limité pour le pratique), investis ton énergie dans une préparation optimale. Voici une stratégie éprouvée selon le type d’examen :

Stratégie pour réussir le théorique

Phase 1 : Diagnostic précis (1-2 jours)

  • Identifie les thématiques où tu as échoué
  • Révise le code de la route chapitre par chapitre
  • Note les concepts que tu ne comprends pas complètement

Phase 2 : Apprentissage ciblé (1-2 semaines)

  • Concentre-toi sur tes points faibles identifiés
  • Utilise des supports variés (manuel, vidéos, schémas)
  • Explique les règles à quelqu’un d’autre (méthode Feynman)

Phase 3 : Entraînement intensif (1 semaine)

  • Réalise minimum 10 examens blancs complets (50 questions)
  • Simule les conditions réelles (15 secondes par question, pas de retour en arrière)
  • Vise systématiquement 45/50 ou plus à l’entraînement

Phase 4 : Révision finale (2-3 jours)

  • Revois uniquement les infractions graves (priorités, dépassements, distances)
  • Mémorise les panneaux de signalisation ambigus
  • Repose-toi la veille de l’examen

💡 Astuce d’expert : les questions du théorique sont tirées d’une banque de données officielle. Plus tu t’entraînes avec des tests conformes, plus tu augmentes tes chances de tomber sur des questions similaires le jour J.

Stratégie pour réussir le TPR

Le TPR nécessite une approche différente car il évalue une compétence perceptive, pas des connaissances théoriques.

Développe ta vision périphérique : entraîne-toi à scanner l’environnement en continu (pas seulement devant toi). Les risques apparaissent souvent sur les côtés ou en arrière-plan.

Anticipe les comportements : un piéton qui regarde vers la route = risque potentiel de traversée. Un véhicule en stationnement avec feux de recul = risque de sortie. Un cycliste qui se retourne = risque de changement de direction.

Familiarise-toi avec le format de ton centre :

  • Format « clic » (Autosécurité, ACT) : clique dès que tu perçois le danger, pas quand il se matérialise
  • Format QCM (AIBV, Sécurité Automobile, Flandre) : lis attentivement les 4 propositions, plusieurs réponses peuvent être correctes

Entraîne-toi quotidiennement pendant 10-15 minutes plutôt que 2 heures la veille. La perception des risques s’améliore par répétition espacée, pas par bachotage.

Stratégie pour réussir le pratique

L’examen pratique est le plus exigeant car il combine compétences techniques, connaissances théoriques et comportement adapté.

Maîtrise parfaite des manœuvres : le créneau est obligatoire en Wallonie et à Bruxelles. Tu dois pouvoir le réaliser en maximum 3 manœuvres. Entraîne-toi jusqu’à ce que ce soit automatique, même sous stress.

Conduite indépendante : pendant minimum 10 minutes, tu devras naviguer seul selon les indications de l’examinateur (« direction Liège », « suivre toutes directions »). Familiarise-toi avec le réseau routier autour du centre d’examen. Repère les pièges fréquents (priorités ambiguës, limitations changeantes).

Verbalisation de tes actions : certains examinateurs apprécient que tu verbalises tes contrôles (« je vérifie mon angle mort », « je cède le passage au piéton »). Cela prouve que tu es conscient de tes actions, pas en pilote automatique.

Gestion du stress : l’examinateur n’est pas là pour te piéger. Il évalue ta capacité à conduire de manière autonome et sécuritaire. Respire calmement, concentre-toi sur la route, pas sur l’examinateur.

Erreur fréquente Correction
Calages répétés Pratique le démarrage en côte et les arrêts-redémarrages
Vitesse inadaptée Regarde systématiquement les panneaux de limitation
Angle mort oublié Ritualise le contrôle avant chaque changement de direction
Priorité non respectée Ralentis à chaque intersection, même si tu as priorité
Manœuvre ratée Demande à recommencer (autorisé 1 fois par manœuvre)

Questions fréquentes

Oui, mais uniquement après deux échecs consécutifs à l’examen pratique. En Belgique, tu peux introduire un recours auprès de la Commission de recours du SPW Mobilité en Wallonie ou de la commission équivalente à Bruxelles. En revanche, aucun recours n’est prévu pour les échecs à l’examen théorique ou au test de perception des risques. Le recours doit être introduit par lettre recommandée dans les 15 jours suivant la date du deuxième échec.

Le recours doit être motivé par des faits concernant exclusivement les personnes et les circonstances de lieu, temps et procédure. Tu dois envoyer ta demande par lettre recommandée au président de la Commission de recours. Un montant de 14 € en Wallonie (16 € à Bruxelles) doit être payé par virement bancaire. La Commission peut confirmer l’échec, décider de la réussite à l’examen, ou dispenser le candidat des 6 heures de cours obligatoires.

Il n’y a aucune limite au nombre de tentatives. Tu peux repasser l’examen pratique au plus tôt le lendemain de ton échec, sans délai d’attente imposé. Cependant, après 2 échecs consécutifs, tu dois obligatoirement suivre 6 heures de cours pratiques en auto-école agréée, et cette obligation se répète après chaque multiple de 2 échecs (4, 6, 8 échecs, etc.). Ces heures de formation sont une opportunité de correction ciblée pour améliorer tes compétences.

Une faute éliminatoire est une infraction grave qui entraîne un échec automatique à l’examen. Si tu commets une telle faute, l’examen sera arrêté immédiatement et tu devras le repasser. Les principales fautes éliminatoires incluent : franchir un feu rouge, ne pas respecter un stop, ignorer une priorité, effectuer un dépassement dangereux ou commettre un excès de vitesse significatif. S’engager dans une voie en sens interdit, franchir une ligne continue ou ne pas marquer l’arrêt complet à un stop sont également des erreurs impardonnables.

Si ton recours est jugé valable, tu reçois d’abord un accusé de réception. Ensuite, une convocation te sera envoyée pour que tu puisses être auditionné et défendre ton recours devant la Commission. La Commission de recours est composée de trois magistrats (juges de police ou juges de paix ayant présidé pendant au moins cinq ans un tribunal de police), désignés par le ministre wallon pour un terme de deux ans. Il s’agit de magistrats externes à l’administration wallonne, experts en Code de la route. La Commission se réunit une fois par mois. Si la décision de la Commission ne te satisfait pas, tu peux introduire un recours auprès du Conseil d’État dans les 60 jours.

Non, il n’existe aucun recours prévu en cas d’échec à l’examen théorique. La seule exception concerne les cas d’exclusion pour irrégularité (fraude). Si tu es exclu de l’examen théorique pour cause de fraude, toi (si majeur) ou tes parents (si mineur) pouvez introduire un recours auprès de la Commission de recours. Après deux échecs consécutifs à l’examen théorique, tu dois suivre 12 heures de cours théoriques en auto-école agréée avant de pouvoir retenter ta chance.

Le recours doit mentionner tes nom, prénom, date de naissance, le centre d’examen et la date de l’examen. Il doit être signé par toi (si majeur) ou par tes parents (si mineur), et motivé par des faits précis concernant les personnes, le lieu, le temps et les procédures de l’examen. Tu dois joindre la preuve du paiement de 14 € en Wallonie (16 € à Bruxelles) effectué par virement bancaire avec la communication appropriée. L’envoi par lettre recommandé est obligatoire pour garantir la recevabilité de ton recours.