Les 10 questions les plus échouées à l’examen théorique

Publié le 22 février 2026 à 23h34
Mis à jour le 23 février 2026 à 00h23
Wenceslas Dasnois
AdministrateurPermis Online

Les 10 questions qui font échouer le plus de candidats au théorique en Belgique.

  • Ce qui t'attend

    Distances de sécurité, priorités complexes, limitations régionalisées, alcoolémie, chargement, feux, angles morts, dépassements, stationnement et zones spéciales.
  • Ce que tu gagnes

    Tu identifies les pièges visuels, tu maîtrises les formules de calcul et tu évites les erreurs qui coûtent 5 points d'un coup.
  • Point d'attention

    Les règles varient entre Wallonie, Bruxelles et Flandre. Vérifie bien les spécificités de ta région pour les limitations de vitesse.

Tu prépares ton examen théorique et tu veux mettre toutes les chances de ton côté ? Certaines questions reviennent régulièrement et piègent même les candidats bien préparés. Je te montre les 10 thèmes les plus échoués avec les pièges à éviter et les formules à retenir absolument.

Question sur les distances de sécurité et le temps de réaction

Les questions portant sur les distances de sécurité et le temps de réaction figurent parmi les plus échouées à l’examen théorique du permis de conduire en Belgique.

Ces questions combinent calcul mental, compréhension de concepts physiques et application pratique dans des situations de conduite réelles.

Pourquoi ces questions posent-elles problème

Le principal piège réside dans la confusion entre distance de réaction et distance de freinage.

Selon l’Agence wallonne pour la Sécurité routière (AWSR), la distance de réaction correspond au nombre de mètres parcourus entre le moment où tu vois le danger et celui où tu appuies sur la pédale de frein.

Pour un conducteur attentif, cela prend souvent près d’une seconde. La distance de freinage démarre après cette réaction et dépend de la vitesse, de l’état de la route et des freins.

À 90 km/h, tu parcours environ 25 mètres pendant ton temps de réaction. Si la route est mouillée, ta distance de freinage peut doubler par rapport à une route sèche.

Les candidats oublient souvent d’additionner ces deux composantes pour obtenir la distance d’arrêt totale.

Les formules à retenir absolument

Pour calculer rapidement la distance de réaction, divise ta vitesse par 10 et multiplie par 3.

À 50 km/h : (50 ÷ 10) × 3 = 15 mètres. Pour la distance de freinage sur route sèche, divise ta vitesse par 10, puis élève le résultat au carré. À 50 km/h : (50 ÷ 10)² = 25 mètres.

Sur route mouillée, multiplie la distance de freinage par 2. Sur route verglacée, multiplie-la par 8 à 10.

Ces coefficients apparaissent régulièrement dans les questions à choix multiples avec des schémas montrant différentes conditions météo.

Les situations piégeuses de l’examen

L’examen présente souvent des images de véhicules qui suivent à distances variables, en conditions climatiques différentes.

Tu dois évaluer si la distance est suffisante ou insuffisante. Les questions incluent parfois des distracteurs : un véhicule à 20 mètres derrière toi à 50 km/h (hors sujet, car tu ne contrôles pas la distance de celui qui te suit) versus un véhicule que tu suis toi-même.

Autre piège fréquent : les questions qui mélangent vitesse en km/h et distances en mètres, avec des propositions de réponse exprimées en secondes.

Tu dois alors convertir mentalement pour comparer la distance réelle avec la règle des 2 secondes minimum de suivi.

💡 Astuce d’expert : Selon la Police fédérale belge, utilise la technique des « deux crocodiles » : choisis un repère fixe (pont, panneau) et compte « un crocodile, deux crocodiles » dès que le véhicule devant toi le franchit. Si tu atteins le repère avant d’avoir terminé, tu es trop près.

Question sur les panneaux de priorité et les intersections complexes

Les panneaux de priorité dans les intersections complexes génèrent un taux d’échec élevé, particulièrement quand plusieurs véhicules arrivent simultanément de directions différentes.

Ces questions testent ta capacité à hiérarchiser les règles de priorité dans des situations réelles.

La règle de la priorité de droite et ses exceptions

En Belgique, la priorité de droite s’applique par défaut dans les intersections sans signalisation.

Mais cette règle comporte de nombreuses exceptions qui créent de la confusion. Un véhicule sur une route prioritaire (panneau B9) passe toujours avant, même s’il arrive de ta gauche.

Un véhicule sortant d’un chemin non carrossable ou d’une propriété privée doit céder le passage dans toutes les directions.

Les tramways bénéficient d’une priorité absolue dans les carrefours, sauf s’ils sortent d’un dépôt. Les candidats oublient souvent cette règle spécifique aux transports en commun sur rails, particulièrement présents à Bruxelles et dans les grandes villes wallonnes.

Les zones de priorité et les situations complexes

Les zones résidentielles (F12a) et les zones de rencontre (F12b) imposent des règles particulières : priorité aux piétons partout, vitesse limitée à 20 km/h, et priorité de droite généralisée.

L’examen teste régulièrement ces situations avec des images de panneaux combinés (F12a + stationnement alternatif, par exemple).

Les situations avec feux tricolores défaillants

Quand les feux tricolores sont éteints ou clignotent en orange, les panneaux de priorité sous-jacents reprennent effet.

Si aucun panneau n’est visible, c’est la priorité de droite qui s’applique. Les questions montrent souvent un carrefour avec feux éteints et plusieurs véhicules : tu dois alors analyser la présence de panneaux B1 (cédez le passage) ou B5 (stop) pour déterminer l’ordre de passage.

Les candidats perdent fréquemment 5 points en confondant « feu orange clignotant » (prudence, mais passage autorisé si sécurisé) et « feu éteint » (application des règles de priorité classiques).

Question sur les limitations de vitesse régionalisées

Les limitations de vitesse varient selon les trois régions belges, créant une source majeure d’erreurs à l’examen théorique.

Panneaux de signalisation belges montrant les différences de vitesse entre Flandre, Wallonie et Bruxelles.
Les limitations de vitesse diffèrent selon les régions belges.

Depuis 2017 en Flandre et 2021 à Bruxelles, les règles ont évolué différemment dans chaque région.

Les vitesses en agglomération par région

Selon la Police fédérale, à Bruxelles, la limitation générale en agglomération est de 30 km/h depuis le 1er janvier 2021.

Seuls les grands axes (identifiés par des panneaux) restent à 50 km/h ou 70 km/h. En Wallonie et en Flandre, la vitesse en agglomération reste à 50 km/h sauf indication contraire.

L’examen présente régulièrement des photos de panneaux d’agglomération (F1a/F1b) combinés avec des limitations spécifiques.

Les candidats bruxellois échouent souvent en appliquant automatiquement la règle des 50 km/h, oubliant la spécificité régionale.

Les vitesses hors agglomération

Hors agglomération, la Wallonie maintient 90 km/h comme limite générale.

La Flandre a réduit cette limite à 70 km/h depuis 2017 sur toutes les routes ordinaires. Bruxelles applique également 70 km/h hors agglomération, mais son territoire urbain compact rend ces situations rares.

En Flandre, 70 km/h hors agglomération s’applique même sur les routes à deux bandes par sens, sauf panneau contraire.

Les questions pièges montrent des routes larges et bien entretenues en Flandre : les candidats surestiment intuitivement la vitesse autorisée à 90 km/h alors que la limite est 70 km/h.

Les autoroutes et voies rapides

Sur autoroute, les trois régions appliquent la même limite : 120 km/h. Aucune différence régionale ici.

Attention toutefois aux zones de travaux (souvent 90 km/h ou 70 km/h) et aux conditions météo dégradées où tu dois adapter ta vitesse.

Les voies rapides (routes à 4 bandes avec bande d’arrêt d’urgence, signalées F9) suivent les mêmes règles que les autoroutes, sauf indication contraire.

L’examen teste ta capacité à distinguer visuellement une voie rapide d’une route ordinaire à chaussées séparées.

Le mythe des vitesses réduites pour permis provisoire

Contrairement à une idée reçue tenace, il n’existe AUCUNE limitation de vitesse réduite pour les titulaires de permis provisoires (M36, M18, M12) en Belgique.

Tu respectes exactement les mêmes limitations que tous les conducteurs : 120 km/h sur autoroute, 90 km/h hors agglomération en Wallonie, etc.

Cette confusion provient du système français (110 km/h au lieu de 130 km/h pour les permis probatoires), qui n’a aucun équivalent en Belgique.

Les questions de l’examen testent parfois cette connaissance avec des propositions de réponse incluant des vitesses réduites fictives.

Question sur l’alcool au volant et les taux légaux

Les questions sur l’alcoolémie au volant génèrent de nombreuses erreurs, principalement à cause de la confusion entre les différentes unités de mesure et les catégories de conducteurs concernées par les seuils.

Les seuils légaux en Belgique

Selon Europ Assistance, la limite légale d’alcoolémie en Belgique est fixée à 0,5 g/L de sang (ou 0,22 mg/L d’air expiré) pour tous les conducteurs, y compris les détenteurs de permis provisoire et les jeunes conducteurs.

Le taux de 0,2 g/L concerne uniquement les chauffeurs professionnels (bus, camions, taxis).

Les candidats confondent régulièrement le seuil de l’air expiré (0,22) avec le seuil sanguin professionnel (0,2).

L’examen présente des tableaux avec différents taux et catégories : tu dois associer correctement chaque seuil à sa population.

Les conséquences pour les jeunes conducteurs

Si le seuil de tolérance est identique pour tous, les conséquences d’un dépassement sont beaucoup plus lourdes pour les conducteurs ayant leur permis depuis moins de 2 ans.

Un contrôle positif entraîne automatiquement :

  • Citation au tribunal (pas de transaction possible)
  • Déchéance du droit de conduire minimum 8 jours
  • Obligation de repasser les examens théorique et pratique

Les questions de l’examen testent ta connaissance de ces sanctions aggravées avec des cas pratiques : « Un conducteur avec permis depuis 18 mois contrôlé à 0,6 g/L : quelles conséquences ? »

Le temps d’élimination de l’alcool

Selon l’AWSR, l’organisme élimine environ 0,10 à 0,15 g/L de sang par heure.

Après avoir bu 3 verres standard (atteignant ~0,6 g/L), il faut environ 5 à 7 heures pour redescendre sous 0,5 g/L. Le café, l’eau ou l’exercice physique n’accélèrent pas ce processus.

L’examen présente des scénarios avec horaires : « Soirée terminée à 2h du matin, 4 verres consommés. Peux-tu conduire à 8h ? »

Les candidats sous-estiment systématiquement le temps nécessaire, pensant que 6 heures de sommeil suffisent.

Les idées reçues testées à l’examen

Les questions incluent souvent des affirmations fausses à identifier : « Boire de l’eau entre les verres réduit le taux d’alcoolémie » (faux : seul le temps compte), « Un verre de bière = moins d’alcool qu’un verre de vin » (faux : un verre standard contient la même quantité d’alcool pur, environ 10g).

Un verre standard de bière (25 cl à 5°), de vin (10 cl à 12°) ou de spiritueux (3 cl à 40°) contient environ 10 grammes d’alcool pur.

Question sur le chargement et les dimensions du véhicule

Les règles de chargement et les dimensions maximales autorisées constituent un domaine technique où les candidats accumulent les erreurs, faute de pratique concrète avant l’examen.

Les règles de dépassement du chargement

Un chargement peut dépasser à l’arrière de maximum 1 mètre sans signalisation particulière.

Au-delà de 1 mètre (jusqu’à 3 mètres maximum), tu dois apposer un panneau carré rouge et blanc (50 cm de côté) ou un drapeau rouge. La nuit, un feu rouge remplace ou complète le panneau.

Latéralement, aucun dépassement n’est autorisé. Vers l’avant, le chargement ne peut pas dépasser du véhicule.

L’examen montre régulièrement des photos de voitures avec échelles, planches ou kayaks mal arrimés : tu dois identifier les infractions.

Le poids maximum autorisé

Chaque véhicule possède une masse maximale autorisée (MMA) indiquée sur le certificat d’immatriculation.

Dépasser cette MMA constitue une infraction grave (3e degré). Les questions testent ta compréhension de la différence entre poids à vide, charge utile et MMA.

Pour une remorque, la charge maximale sur la flèche (poids vertical exercé sur la boule d’attelage) varie généralement entre 45 et 75 kg selon le véhicule, représentant environ 5 à 7% du poids de la remorque chargée.

Un mauvais équilibrage peut rendre l’ensemble instable, particulièrement en virage.

Les galeries de toit et accessoires

Une galerie de toit modifie le centre de gravité du véhicule et augmente la prise au vent.

Tu dois réduire ta vitesse, particulièrement en cas de vent latéral. L’examen demande régulièrement : « Avec une galerie chargée, tu dois adapter : A) ta vitesse, B) ta pression de pneus, C) les deux. »

La réponse correcte est C : augmente la pression des pneus selon les recommandations du constructeur (généralement +0,2 à 0,3 bar) ET réduis ta vitesse, surtout au-delà de 100 km/h où la résistance aérodynamique devient critique.

L’arrimage du chargement

Tout chargement doit être solidement arrimé pour ne pas se déplacer en cas de freinage brusque ou d’évitement.

Les sangles d’arrimage doivent être tendues et vérifiées régulièrement pendant le trajet. Un objet non arrimé se transforme en projectile dangereux lors d’un choc.

Les questions montrent des coffres ouverts avec objets en vrac, des remorques surchargées ou des vélos mal fixés sur un porte-vélos.

Tu dois identifier les situations dangereuses et les infractions aux règles de chargement.

Question sur les feux et l’éclairage du véhicule

Les règles d’utilisation des feux et de l’éclairage constituent un ensemble complexe de situations où les candidats confondent les différents types de feux et leurs usages obligatoires ou interdits.

Les feux de croisement et de route

Les feux de croisement (codes) sont obligatoires dès la tombée de la nuit, par visibilité réduite (brouillard, pluie forte) et dans les tunnels, même éclairés.

Les feux de route ne peuvent être utilisés qu’hors agglomération, sur route non éclairée, et doivent être immédiatement basculés en croisement dès qu’un véhicule arrive en face ou que tu en rattrapes un.

L’examen teste régulièrement la distance de basculement : tu dois repasser en croisement dès que tu aperçois l’autre véhicule, pas seulement quand tu le croises.

Les candidats sous-estiment cette distance et perdent des points en choisissant « 50 mètres » au lieu de « dès que visible ».

Les feux de brouillard avant et arrière

Les feux de brouillard avant peuvent être utilisés en cas de brouillard, chute de neige ou pluie forte réduisant significativement la visibilité.

Ils peuvent également être allumés sur route étroite et sinueuse pour améliorer l’éclairage latéral. Leur usage en conditions normales est toléré mais déconseillé (éblouissement).

Selon l’AWSR, les feux de brouillard arrière doivent être utilisés en cas de brouillard ou chute de neige réduisant la visibilité à moins de 100 mètres, ainsi qu’en cas de forte pluie (spécificité belge).

Leur usage par simple pluie légère constitue une infraction : ils éblouissent les véhicules suiveurs et masquent les feux stop.

L’examen montre des situations météo variées où tu dois identifier les feux autorisés.

Les feux de position et de détresse

Les feux de position (veilleuses) seuls ne suffisent jamais la nuit ou par visibilité réduite.

Ils ne peuvent être utilisés seuls que pour le stationnement dans certaines conditions. De jour, par bonne visibilité, aucun feu n’est obligatoire (sauf pour les motos et cyclomoteurs).

Les feux de détresse (warning, quatre clignotants simultanés) sont obligatoires en cas de panne, d’accident, ou quand tu es immobilisé sur la chaussée et constitues un danger.

Tu dois également les activer quand tu arrives en fin de file dans un embouteillage sur autoroute, pour prévenir les véhicules derrière.

Les situations piégeuses de l’examen

L’examen combine souvent plusieurs paramètres : « Route de campagne, 20h en hiver, brouillard léger, tu croises un véhicule. Quels feux ? »

Les candidats oublient de basculer les feux de route en croisement, ou activent les feux de brouillard arrière alors que la visibilité dépasse 100 mètres.

Autre piège : les questions sur les tunnels éclairés. Même si le tunnel est parfaitement éclairé, les feux de croisement restent obligatoires.

Les feux de brouillard avant et arrière sont quant à eux interdits dans les tunnels, sauf en cas de fumée dense (accident, incendie).

Question sur les angles morts et les contrôles visuels

Les angles morts et la séquence correcte des contrôles visuels avant une manœuvre représentent un domaine où les candidats accumulent les erreurs, particulièrement concernant les deux-roues et les piétons.

Les zones d’angles morts selon le véhicule

Un véhicule léger possède quatre angles morts principaux : arrière droit et gauche (zones non couvertes par les rétroviseurs extérieurs), montants de pare-brise (piliers A) masquant les piétons en traversée, et zone arrière basse (enfants, obstacles bas).

Pour les camions et bus, les angles morts sont considérablement plus étendus, couvrant parfois plusieurs mètres latéralement.

L’examen présente des schémas vus du dessus montrant les zones d’angles morts colorées. Tu dois identifier où un cycliste, un piéton ou un scooter peut être invisible pour le conducteur.

Les candidats sous-estiment régulièrement la taille de ces zones, particulièrement à droite des poids lourds.

💡 Conseil de sécurité : Selon l’AWSR, lors du dépassement d’un cycliste, tu dois laisser minimum 1 mètre de distance latérale en agglomération et 1,5 mètre hors agglomération. Si la largeur de la voie ne le permet pas, tu dois ralentir et attendre.

La séquence de contrôles avant de tourner

Avant de tourner à droite ou à gauche, la séquence obligatoire est : rétroviseur intérieur → rétroviseur extérieur du côté du virage → angle mort (coup d’œil direct) → signalisation → manœuvre.

L’angle mort doit être vérifié juste avant d’amorcer le virage, car un deux-roues peut s’y glisser pendant que tu regardes devant.

Les questions pièges proposent des séquences avec l’angle mort vérifié trop tôt (avant la signalisation) ou omis.

Une erreur sur cette séquence coûte souvent 5 points car elle concerne une infraction de 3e ou 4e degré (mise en danger d’usagers vulnérables).

Les situations avec cyclistes et piétons

Avant d’ouvrir ta portière, tu dois vérifier le rétroviseur extérieur ET l’angle mort par un coup d’œil direct vers l’arrière.

Un cycliste peut arriver rapidement dans l’angle mort pendant que tu détaches ta ceinture. Cette vérification est obligatoire même si tu es stationné depuis plusieurs minutes.

L’examen montre des situations de rue étroite où le dépassement est impossible sans empiéter sur la voie opposée.

Les contrôles avant la marche arrière

Avant toute marche arrière, tu dois effectuer un tour complet du véhicule si la visibilité arrière est limitée (fourgon, remorque, hayon opaque).

Pendant la manœuvre, tu dois surveiller en continu par contrôles visuels multiples : rétroviseurs, vitres latérales, vitre arrière, et descendre si nécessaire.

Les questions présentent des parkings avec enfants jouant, caddies, potelets bas : tu dois identifier les dangers invisibles depuis le siège conducteur et justifier la nécessité de descendre vérifier avant de reculer.

Question sur les règles de dépassement et de circulation

Les règles de dépassement et de positionnement sur la chaussée constituent un ensemble complexe où les candidats confondent les situations autorisées, interdites et tolérées selon le type de route et de marquage.

Les interdictions absolues de dépassement

Le dépassement est strictement interdit dans les situations suivantes : sur passage pour piétons (zébra) et dans les 30 mètres précédents, aux intersections (sauf ronds-points et si la priorité est clairement établie), dans les tunnels, sur les ponts étroits, en haut de côte et dans les virages sans visibilité, et quand la ligne continue (blanche ou jaune) le matérialise.

L’examen présente régulièrement des photos de routes avec lignes mixtes (discontinue de ton côté, continue de l’autre) : tu peux dépasser si la ligne discontinue est de ton côté, mais le véhicule en face ne peut pas.

Les candidats inversent souvent cette règle.

Le dépassement des cyclistes et deux-roues

Tu peux dépasser un cycliste même si une ligne continue est tracée, à condition de laisser la distance latérale réglementaire (1 m en agglomération, 1,5 m hors agglomération) et que la manœuvre soit sécurisée.

Cette exception ne s’applique pas aux véhicules motorisés, même légers (scooters, motos).

Sur une bande cyclable suggérée (marquage discontinu), tu peux circuler et dépasser en empiétant sur cette bande si nécessaire.

Sur une piste cyclable séparée (marquage continu ou bordure), l’empiétement est interdit sauf pour traverser perpendiculairement (entrée/sortie de propriété).

Les règles de circulation sur autoroute

Sur autoroute, tu dois circuler le plus à droite possible. La bande de gauche est réservée au dépassement : tu dois te rabattre dès que possible après avoir dépassé.

Circuler en permanence sur la bande de gauche alors que la droite est libre constitue une infraction.

Le dépassement par la droite est interdit, sauf en cas de files parallèles se déplaçant lentement (embouteillage).

Dans ce cas, tu peux remonter une file par la droite si elle avance plus vite, mais tu ne peux pas changer de file pour « slalomer » entre les voitures.

Les distances de sécurité en circulation

En circulation normale, tu dois maintenir une distance avec le véhicule précédent permettant de t’arrêter en cas de freinage brusque.

La règle pratique est de 2 secondes minimum (4 secondes par mauvais temps). Sur autoroute, les chevrons blancs matérialisent cette distance : tu dois laisser minimum 2 chevrons entre ton véhicule et celui de devant.

À 120 km/h, 2 secondes représentent environ 67 mètres de distance de sécurité.

Les questions présentent des situations de circulation dense où tu dois évaluer si la distance est suffisante.

Les candidats sous-estiment régulièrement la vitesse et choisissent des distances trop courtes, perdant 5 points sur une infraction grave.

Donnée importante : Selon une étude de l’Institut Vias (2023), 42% des voitures sur les autoroutes belges ne respectent pas la distance de sécurité de 2 secondes. Cette statistique montre l’importance de maîtriser ce concept pour l’examen.

Question sur les règles de stationnement et d’arrêt

Les règles de stationnement et d’arrêt génèrent de nombreuses erreurs car elles combinent signalisation verticale, marquage au sol, règles implicites et exceptions régionales.

Un véhicule stationné près d'un panneau d'interdiction et d'un marquage au sol jaune illustrant un piège fréquent.
La combinaison des panneaux et du marquage au sol piège souvent les candidats.

La différence entre arrêt et stationnement

Un arrêt est une immobilisation de moins de 60 secondes, moteur tournant ou non, avec le conducteur à bord ou à proximité immédiate.

Un stationnement dépasse 60 secondes ou implique que le conducteur s’éloigne. Cette distinction est cruciale car certaines zones autorisent l’arrêt mais interdisent le stationnement.

L’examen présente des panneaux E3 (stationnement interdit) versus E1 (arrêt et stationnement interdits).

Avec un E3, tu peux t’arrêter pour charger/décharger ou faire monter/descendre des passagers. Avec un E1, toute immobilisation est interdite sauf urgence absolue.

Les interdictions implicites de stationnement

Le stationnement est interdit même sans panneau dans les situations suivantes : à moins de 5 mètres avant un passage piétons, sur les passages piétons, sur les pistes cyclables, sur les trottoirs (sauf autorisation explicite), devant les entrées de garage et bateaux, sur les emplacements réservés (handicapés, livraisons, bus), et à moins de 20 mètres avant et après un panneau de priorité (B9, B15).

Les questions montrent des rues sans panneau où tu dois identifier les emplacements interdits en appliquant ces règles implicites.

Les candidats oublient régulièrement la règle des 5 mètres avant le passage piétons (mais pas après).

Le stationnement alternatif semi-mensuel

Dans les zones de stationnement alternatif semi-mensuel (panneaux E9a et E9b), tu dois changer de côté deux fois par mois : du côté des numéros impairs du 1er au 15, du côté des numéros pairs du 16 à la fin du mois.

Le changement s’effectue entre 19h30 et 20h le dernier jour de chaque période.

L’examen demande régulièrement : « Nous sommes le 14 à 15h, tu es garé côté numéros pairs. Es-tu en infraction ? » Réponse : oui, car du 1er au 15, tu dois être côté impairs.

Les candidats confondent pairs/impairs ou oublient les dates de changement.

Les zones bleues et les disques de stationnement

Dans les zones bleues (panneau E9c + pictogramme disque), le stationnement est limité dans le temps (généralement 1h30 à 2h) et gratuit, mais tu dois apposer un disque de stationnement visible indiquant ton heure d’arrivée (arrondie à la demi-heure supérieure).

Sans disque ou avec un disque mal réglé, tu es en infraction.

Les zones payantes (horodateurs) suivent des règles différentes : le ticket doit être visible et en cours de validité.

Dans certaines communes, le stationnement payant est gratuit après 18h ou le dimanche ; dans d’autres, il reste payant jusqu’à 20h. L’examen teste ta connaissance des panneaux complémentaires indiquant les horaires.

Question sur les règles spécifiques aux zones résidentielles

Les zones résidentielles (F12a) et zones de rencontre (F12b) imposent des règles particulières que les candidats confondent régulièrement avec les zones 30 ou les agglomérations classiques.

Les règles de circulation en zone résidentielle

En zone résidentielle (F12a), la vitesse est limitée à 20 km/h maximum.

Les piétons peuvent utiliser toute la largeur de la voie publique et jouer sur la chaussée. Les conducteurs doivent circuler au pas si nécessaire et ne peuvent mettre les piétons en danger ni les gêner.

Le stationnement n’est autorisé qu’aux endroits indiqués par des marquages ou panneaux (emplacements matérialisés).

La priorité de droite s’applique à toutes les intersections internes à la zone. À la sortie de la zone, tu dois céder le passage aux usagers de la voie que tu rejoins (panneau B1 implicite).

Les zones de rencontre et leurs spécificités

Les zones de rencontre (F12b) suivent des règles similaires aux zones résidentielles : 20 km/h maximum, priorité aux piétons sur toute la largeur.

La différence principale concerne l’aménagement : les zones de rencontre visent une cohabitation harmonisée de tous les usagers (piétons, cyclistes, véhicules) sans séparation nette des espaces.

L’examen présente des photos de panneaux F12a et F12b : tu dois identifier lequel est représenté et connaître les règles associées.

Les candidats confondent souvent avec les zones 30 (F4a), où la vitesse est limitée à 30 km/h mais les piétons restent sur les trottoirs.

Les pièges fréquents de l’examen

Les questions combinent zone résidentielle et priorité de droite : « Tu circules en zone résidentielle, un véhicule arrive de droite à une intersection. Qui a priorité ? »

Réponse : le véhicule de droite (priorité de droite classique). Les candidats pensent à tort que le véhicule déjà dans la zone a priorité.

Autre piège : le stationnement. « Peux-tu stationner n’importe où en zone résidentielle ? » Réponse : non, uniquement aux emplacements indiqués.

Les candidats associent « zone résidentielle » à « stationnement libre » alors que c’est l’inverse : le stationnement y est plus restrictif.

La sortie de zone et les règles de priorité

À la sortie d’une zone résidentielle ou de rencontre, tu dois céder le passage à tous les usagers circulant sur la voie que tu rejoins, même s’ils arrivent de ta gauche.

Cette règle s’applique même sans panneau B1 visible : la sortie de zone implique automatiquement un cédez-le-passage.

L’examen montre des situations de sortie de zone avec véhicules arrivant de différentes directions.

Tu dois identifier que tu cèdes le passage dans tous les cas, contrairement à une sortie d’agglomération classique où la priorité de droite s’appliquerait.

Question sur les règles applicables aux tramways

Les règles de circulation concernant les tramways constituent un domaine spécifique où les candidats, particulièrement ceux issus de régions sans tramways, accumulent les erreurs faute de familiarité avec ce mode de transport.

La priorité absolue des tramways

Les tramways bénéficient d’une priorité absolue dans toutes les situations, sauf à la sortie d’un dépôt ou d’une zone de garage (où ils doivent céder le passage).

Cette priorité s’applique même si le tramway arrive de ta gauche, même aux intersections où tu es sur une route prioritaire, et même quand le tramway change de direction.

L’examen présente régulièrement des carrefours avec tramway : « Tu arrives sur une route prioritaire (B9), un tramway traverse de gauche à droite. Qui passe en premier ? » Réponse : le tramway.

Les candidats appliquent à tort la priorité de leur route et perdent 5 points.

Le dépassement et le croisement des tramways

Tu peux dépasser un tramway uniquement par la droite, sauf si la configuration des lieux rend impossible le dépassement à droite (tramway circulant à l’extrême droite de la chaussée).

Le dépassement par la gauche n’est autorisé que si le tramway circule sur une voie centrale ou de gauche et que tu peux le dépasser sans empiéter sur la voie opposée.

Lors du croisement d’un tramway, tu dois laisser un espace latéral suffisant (minimum 1 mètre si possible).

Si la largeur de la chaussée ne permet pas le croisement sécurisé, tu dois t’arrêter et attendre que le tramway soit passé.

Les arrêts de tramway et les zones de sécurité

Aux arrêts de tramway, tu dois laisser la priorité aux piétons qui montent ou descendent, particulièrement quand l’arrêt se situe sur la chaussée (sans quai surélevé).

Si le tramway est arrêté portes ouvertes, tu dois ralentir et être prêt à t’arrêter pour laisser passer les piétons.

Les zones de sécurité (îlots surélevés aux arrêts de tramway) ne peuvent être franchies. Tu dois les contourner en restant à droite.

L’examen montre des arrêts avec zone de sécurité : tu dois identifier le cheminement correct du véhicule.

Les voies réservées aux tramways

Les voies matérialisées par des lignes continues ou des pavés différenciés, réservées aux tramways, ne peuvent être empruntées par les autres véhicules.

Tu peux les traverser perpendiculairement (pour tourner, entrer dans une propriété) mais pas y circuler.

Les questions pièges montrent des voies de tramway avec marquage discontinu : dans ce cas, tu peux emprunter la voie si nécessaire (dépassement, évitement) mais tu dois la libérer dès que possible et céder immédiatement le passage à tout tramway.

Questions fréquentes

Il n’existe pas de question spécifique qui tombe systématiquement à l’examen théorique. Les questions sont tirées aléatoirement dans une banque de données officielle couvrant l’ensemble du code de la route belge.

Cependant, certains thèmes reviennent fréquemment : les priorités, les infractions graves (alcool, GSM, excès de vitesse), les panneaux de signalisation et les distances de sécurité.

Pour maximiser tes chances, concentre-toi sur ces domaines clés lors de ta préparation.

Selon La Libre, en 2024, le taux de réussite moyen en Wallonie varie entre 29,1% (Lobbes) et 46,9% (Louvain-la-Neuve).

À Bruxelles, le taux de réussite atteint environ 42% pour l’examen théorique. La principale cause d’échec reste une préparation insuffisante et la sous-estimation de la difficulté de l’épreuve.

Pour obtenir 41/50, tu dois éviter absolument les fautes graves. Deux erreurs sur des infractions graves (3e et 4e degré) te font perdre 10 points d’un coup et entraînent l’échec automatique.

Tu peux te permettre maximum 9 fautes simples (1 point chacune). Entraîne-toi avec des examens blancs réalistes, lis attentivement chaque question et analyse tous les détails des images (rétroviseurs, panneaux, autres usagers).

Une préparation méthodique sur plusieurs semaines est indispensable.

L’examen théorique catégorie B comporte toujours 50 questions en 2026. La rumeur d’un passage à 80 questions est infondée.

Tu disposes de 15 secondes pour répondre à chaque question après sa lecture orale. Le format reste inchangé : questions à choix multiples avec 2 ou 3 propositions, dont une seule réponse correcte.

Pour réussir, tu dois obtenir minimum 41 bonnes réponses sur 50.

Les questions pièges portent souvent sur des détails visuels subtils. Les candidats échouent fréquemment sur les situations sans marquage au sol (position correcte sur la chaussée), les rétroviseurs qui révèlent des véhicules cachés, les bus avec ou sans clignotant activé, et les calculs de distance de freinage.

Les questions sur les infractions graves (alcool, GSM, priorités) sont également redoutées car une seule erreur coûte 5 points.

Entraîne-toi à repérer ces pièges visuels lors de tes révisions.

Tu dois obligatoirement suivre 12 heures de cours théoriques en auto-école agréée. Cette formation est requise après chaque multiple de 2 échecs consécutifs.

L’auto-école te délivre une attestation à présenter au centre d’examen lors de ta prochaine tentative. Tu peux repasser l’examen dès le lendemain de ton échec, mais sans l’attestation des 12 heures après 2 échecs, tu ne seras pas admis.

Il n’y a aucune limite au nombre total de tentatives.

L’attestation de réussite est valable 36 mois (3 ans). Tu dois passer ton examen pratique avant l’expiration de ce délai, sinon tu devras repasser l’examen théorique.

Cette validité de 3 ans s’applique dans les trois régions (Wallonie, Bruxelles, Flandre). Planifie bien ton parcours de formation pour ne pas laisser expirer ton attestation, car cela représenterait une perte de temps et d’argent.