Les 10 questions les plus échouées à l’examen théorique
Les 10 questions qui font échouer le plus de candidats à l'examen théorique belge.
Ce que tu vas maîtriser
Les 10 questions les plus échouées : distances de sécurité, priorités aux ronds-points, alcoolémie, dépassements, limitations régionales et infractions graves.Pourquoi c'est utile
Comprendre les pièges récurrents et les erreurs fréquentes te permet d'éviter les fautes graves qui font perdre 5 points et provoquent un échec immédiat.Point d'attention
Deux erreurs sur des infractions graves entraînent un échec automatique, même avec 48 bonnes réponses. Identifie-les pour ne jamais les rater.
Tu prépares ton examen théorique et tu veux éviter les pièges ? Ces 10 questions font chuter des milliers de candidats chaque année en Belgique. Je t'explique pourquoi elles sont si difficiles et comment les réussir à coup sûr le jour J.
Question 1 : Les distances de sécurité sur autoroute
La question piège : « À 120 km/h sur autoroute, quelle distance de sécurité dois-tu respecter avec le véhicule qui te précède ? »
Cette question figure systématiquement parmi les plus échouées à l’examen théorique belge.
La difficulté vient du calcul mental requis et de la confusion entre les différentes règles de distance. Beaucoup de candidats confondent la règle des 2 secondes avec la distance en mètres, ou appliquent des formules approximatives qui ne correspondent pas aux exigences légales.
La règle des 2 secondes : méthode officielle
Selon l’Agence wallonne pour la Sécurité routière (AWSR), il est recommandé de maintenir un intervalle de 2 secondes minimum avec le véhicule qui te précède.
Cette règle s’applique quelle que soit ta vitesse.
Pour la vérifier : repère un point fixe (panneau, arbre) au moment où le véhicule devant toi le dépasse, puis compte « 1 crocodile, 2 crocodiles ». Tu dois atteindre ce point après avoir terminé de compter.
À 120 km/h (vitesse maximale sur autoroute belge), ces 2 secondes correspondent à environ 70 mètres. Le calcul : 120 km/h = 33,3 m/s × 2 secondes ≈ 70 m.
Selon une enquête de l’AWSR auprès de 1.000 conducteurs wallons, près de 1/4 d’entre eux sous-estiment cette distance. La plupart des candidats répondent 50 mètres, ce qui constitue une erreur grave à l’examen.
Les distances selon la vitesse
| Vitesse | Distance minimale (2 secondes) | Repère visuel |
|---|---|---|
| 50 km/h | 28 mètres | 7 voitures |
| 70 km/h | 39 mètres | 10 voitures |
| 90 km/h | 50 mètres | 12 voitures |
| 120 km/h | 70 mètres | 17 voitures |
Les conditions qui augmentent la distance
Par temps de pluie, brouillard ou chaussée glissante, tu dois augmenter la distance de sécurité.
Selon l’AWSR, en cas de mauvaises conditions climatiques, les distances de sécurité doivent passer à 3 secondes sur route mouillée, et 4 secondes sur route enneigée ou verglacée.
À 120 km/h sous la pluie, tu dois donc maintenir environ 105 mètres avec le véhicule précédent.
L’examen teste aussi ta compréhension des distances d’arrêt (distance de réaction + distance de freinage). À 120 km/h, la distance d’arrêt totale est importante sur chaussée sèche, ce qui explique pourquoi la distance de sécurité doit être si importante.
💡 Astuce d’expert : Sur autoroute, l’institut Vias révèle que 58% des voitures particulières roulent à moins de 2 secondes du véhicule précédent. Le problème est encore plus marqué sur les bandes du milieu (64%) et de gauche (65%). Ne fais pas partie de ces statistiques dangereuses.
Question 2 : La priorité aux ronds-points
Le scénario type : « Tu arrives à un rond-point sans signalisation particulière. Qui a la priorité ? »
Les questions sur les ronds-points génèrent un taux d’échec élevé car les règles belges diffèrent des pratiques observées dans d’autres pays.
Point clé
Un panneau B1 change complètement la règle de priorité applicable
La confusion vient également des différents types de ronds-points (avec ou sans signalisation) et des exceptions régionales.
La règle générale en Belgique
Selon la Sécurothèque de Wallonie, des signaux B1 ou B5 doivent être placés à toutes les voies d’accès des ronds-points signalés par des signaux D5.
Dans ce cas, tu dois céder le passage aux véhicules circulant dans le rond-point, quelle que soit leur position. C’est cette configuration qui s’applique dans la plupart des situations réelles.
Sans signalisation spécifique, la priorité de droite s’applique aux ronds-points belges. Cela signifie que tu dois céder le passage aux véhicules déjà engagés dans le rond-point (qui arrivent de ta droite). Cette règle surprend de nombreux candidats qui pensent que le véhicule dans le rond-point a toujours la priorité.
Les erreurs fréquentes à l’examen
Les candidats échouent souvent parce qu’ils :
- Généralisent une règle : ils pensent que « dans un rond-point, on a toujours la priorité » ou inversement « on cède toujours le passage »
- Ignorent la signalisation : ils ne remarquent pas le panneau B1 sur la photo de la question
- Confondent avec d’autres pays : certaines règles françaises ou néerlandaises ne s’appliquent pas en Belgique
Les cas particuliers testés
L’examen théorique présente régulièrement des variantes complexes : ronds-points à deux bandes (tu dois rester sur ta bande et vérifier ton angle mort avant de sortir), ronds-points avec passages piétons (priorité absolue aux piétons), ou mini-ronds-points urbains (même règle mais vigilance accrue).
Selon l’institut Vias, un conducteur sur 8 ne connaît pas les règles de priorité lorsqu’il quitte un rond-point. Les statistiques montrent qu’un peu plus de 500 accidents avec tués ou blessés ont lieu chaque année dans des ronds-points, ce qui représente seulement 1,2% de l’ensemble des accidents.
Point clé : Regarde TOUJOURS la signalisation sur l’image de la question. Un panneau B1 change complètement la réponse attendue.
Question 3 : L’alcool au volant et les seuils légaux
La question récurrente : « Quel est le taux d’alcoolémie maximal autorisé pour un conducteur titulaire du permis depuis 1 an ? »

Cette question provoque de nombreux échecs car elle mélange plusieurs concepts : le seuil général, le seuil professionnel, et les conséquences spécifiques pour les jeunes conducteurs.
Seuils d'alcoolémie
Les candidats confondent aussi les unités de mesure (grammes par litre de sang vs milligrammes par litre d’air expiré).
Les seuils légaux en Belgique
Selon Europ Assistance, le taux d’alcoolémie maximal autorisé pour les conducteurs classiques est fixé à 0,5 g/L de sang (ou 0,22 mg/L d’air alvéolaire expiré).
Tous les conducteurs, y compris les détenteurs de permis provisoire et les jeunes conducteurs, sont soumis au même seuil. Il n’existe PAS de seuil réduit à 0,2 g/L pour les novices en Belgique, contrairement à certains pays européens.
Le seuil de 0,2 g/L existe uniquement pour les chauffeurs professionnels (bus, taxi, poids lourds). Cette distinction est cruciale : de nombreux candidats appliquent par erreur le seuil professionnel à tous les conducteurs.
Les conséquences pour les jeunes conducteurs
Si le seuil légal est identique pour tous, les conséquences d’un dépassement sont beaucoup plus sévères pour les conducteurs ayant leur permis depuis moins de 2 ans :
- Citation automatique au tribunal (pas de simple amende)
- Déchéance du droit de conduire d’au moins 8 jours
- Obligation de repasser les examens théorique ET pratique
- Interdiction de demander un nouveau permis provisoire pendant la déchéance
Selon l’AWSR, environ 55 personnes perdent la vie chaque année sur les routes wallonnes dans des accidents dus à l’alcool. De plus, 1 automobiliste wallon sur 4 reconnaît avoir pris le volant au cours du dernier mois en ayant dépassé le taux d’alcoolémie maximal autorisé.
Les pièges de formulation
L’examen utilise des formulations trompeuses pour tester ta compréhension réelle :
- « Taux d’alcool autorisé » vs « taux maximal toléré » (même chose, mais formulation différente)
- Mélange des unités : 0,5 g/L sang ≠ 0,22 mg/L air (même seuil, unités différentes)
- « Permis de moins de 2 ans » vs « jeune conducteur » vs « permis provisoire » (conséquences identiques)
Attention : Ne confonds jamais le seuil de l’air expiré (0,22) avec le seuil sanguin professionnel (0,2). Ce sont deux mesures différentes.
Question 4 : Les dépassements interdits
Le scénario visuel : « Dans cette situation, peux-tu dépasser le cycliste ? »
Les questions sur les dépassements génèrent un taux d’échec important car elles combinent plusieurs règles simultanément : signalisation, marquage au sol, visibilité, et distances de sécurité.
Dépassements interdits
5 points- 1 Ligne blanche continue (même pour cycliste)
- 2 Passage pour piétons (véhicule arrêté)
- 3 Sommet de côte sans visibilité
- 4 Proximité d'un passage à niveau
- 5 Distance insuffisante (1m en ville, 1m50 hors)
- 6
L’examen présente souvent des situations où UN seul élément rend le dépassement interdit, mais les candidats ne le repèrent pas.
Les interdictions absolues
Tu ne peux JAMAIS dépasser dans les situations suivantes :
- Ligne blanche continue : même pour dépasser un cycliste ou un véhicule lent, franchir une ligne continue constitue une infraction grave (4e degré)
- Passage pour piétons : interdit de dépasser un véhicule qui s’approche ou s’arrête devant un passage piéton
- Sommet de côte ou virage sans visibilité : si tu ne peux pas voir sur une distance suffisante devant toi
- Proximité d’un passage à niveau : interdit de dépasser sur un passage à niveau sans barrières
Les cas particuliers des cyclistes
Le dépassement des cyclistes suit des règles spécifiques qui piègent régulièrement les candidats.
Selon RTBF, le Code de la route prévoit un mètre d’écart en agglomération et 1m50 hors de celles-ci.
Cette distance s’applique même si cela t’oblige à chevaucher une ligne discontinue.
Cependant, tu ne peux PAS franchir une ligne continue pour dépasser un cycliste, même en respectant la distance de sécurité. Cette règle stricte surprend beaucoup de candidats qui pensent que les cyclistes constituent une exception.
Selon l’AWSR, 1 Wallon sur 5 ne sait pas quelle distance respecter lorsqu’il dépasse un cycliste en agglomération. En Wallonie, 14% des accidents impliquant un vélo concernent des collisions flanc contre flanc.
Les indices visuels à repérer
| Élément | Impact sur le dépassement |
|---|---|
| Marquage au sol | Ligne continue = interdit absolu |
| Panneaux | C35 (interdiction de dépasser) |
| Visibilité | Courbe, sommet = danger |
| Autres usagers | Piétons, cyclistes = distances spécifiques |
| Infrastructure | Passage piéton, carrefour = zones interdites |
Les erreurs de jugement fréquentes
Les candidats échouent souvent parce qu’ils :
- Sous-estiment les distances : « 1 mètre ne semble pas beaucoup » mais représente la moitié de la largeur d’une bande
- Privilégient le bon sens sur la règle : « le cycliste est lent donc je peux dépasser » ignore la ligne continue
- Ne voient pas tous les éléments : ils repèrent le cycliste mais ratent le passage piéton plus loin
Question 5 : Les limitations de vitesse régionales
La question type : « Tu circules sur cette route hors agglomération en Flandre. Quelle est la vitesse maximale autorisée ? »
Cette question figure parmi les plus échouées car les limitations de vitesse varient selon les trois régions belges.
De nombreux candidats appliquent les règles de leur région à l’ensemble du territoire, ou confondent les limitations selon le type de route.
Les différences régionales
Les limitations de vitesse en Belgique dépendent de ta localisation géographique :
| Type de route | Wallonie | Flandre | Bruxelles |
|---|---|---|---|
| Agglomération | 50 km/h | 50 km/h | 30 km/h |
| Hors agglomération | 90 km/h | 70 km/h | 70 km/h |
| Autoroute | 120 km/h | 120 km/h | 120 km/h |
Selon la Police fédérale, Bruxelles a généralisé le 30 km/h en agglomération depuis le 1er janvier 2021, ce qui surprend régulièrement les candidats wallons ou flamands.
La Flandre a abaissé la limitation hors agglomération à 70 km/h depuis le 1er janvier 2017, alors que la Wallonie maintient 90 km/h.
Les indices pour identifier la région
L’examen théorique fournit toujours un indice visuel ou textuel pour identifier la région :
- Panneaux de localité : forme et langue (Luik/Liège = Wallonie, Gent = Flandre, Bruxelles/Brussel = Bruxelles)
- Signalisation : certains panneaux régionaux diffèrent
- Mention explicite : « Tu circules en Flandre » dans la question
Les erreurs de raisonnement
Les candidats échouent car ils :
- Généralisent leur expérience locale : un Wallon pense que 90 km/h s’applique partout hors agglomération
- Confondent agglomération et zone urbaine : Bruxelles-Capitale (région) ≠ agglomération au sens du Code de la route
- Oublient les changements récents : les limitations flamandes et bruxelloises ont évolué récemment
Les permis provisoires : aucune limitation spécifique
Contrairement à une idée reçue fréquente, les titulaires de permis provisoire (M36, M18, M12) ne sont soumis à AUCUNE limitation de vitesse réduite en Belgique.
Ils respectent exactement les mêmes limitations que tous les conducteurs : 120 km/h sur autoroute en Wallonie, Flandre et Bruxelles.
Attention : Ne transpose jamais les règles françaises (permis probatoire avec vitesses réduites) au système belge. Cette confusion est une cause fréquente d’échec.
Question 6 : Le stationnement et les zones interdites
Le scénario photographique : « Peux-tu stationner ton véhicule à cet endroit ? »
Les questions de stationnement combinent de nombreuses règles simultanées : signalisation verticale, marquage au sol, distances réglementaires, et exceptions.
Un seul élément invisible rend le stationnement interdit, ce qui explique le taux d’échec élevé.
Les interdictions de base
Tu ne peux JAMAIS stationner :
- À moins de 5 mètres d’un passage pour piétons, d’un carrefour, ou d’un arrêt de bus
- Sur un passage pour piétons ou sur les bandes cyclables (même pour un arrêt de quelques secondes)
- Devant une entrée cochère ou un accès pompiers (marquage jaune)
- En double file : ton véhicule doit toujours être parallèle au trottoir
Selon Tous à Pied, l’article 24.4° du Code de la route précise qu’il est interdit de mettre un véhicule à l’arrêt ou en stationnement « sur la chaussée à moins de 5 mètres en deçà » des passages pour piétons.
Les pièges visuels de l’examen
L’examen présente des photos où le stationnement SEMBLE possible, mais un détail l’interdit :
Cas 1 – Le passage piéton invisible : La photo montre un emplacement libre le long du trottoir. Mais en regardant attentivement, on aperçoit les bandes blanches d’un passage piéton 4 mètres plus loin. Stationnement interdit.
Cas 2 – Le panneau caché : Un panneau E1 (stationnement interdit) est visible sur le côté gauche de l’image, mais partiellement masqué par un arbre. Les candidats qui ne scannent pas toute la photo ratent ce détail.
Cas 3 – Le marquage au sol : Des lignes jaunes discontinues au bord du trottoir indiquent une zone de livraison ou un emplacement réservé. Beaucoup de candidats ne connaissent pas cette signalisation.
Les distances à mémoriser
| Situation | Distance minimale | Raison |
|---|---|---|
| Passage piétons | 5 mètres avant | Visibilité des piétons |
| Carrefour | 5 mètres avant | Visibilité de la circulation |
| Arrêt de bus | 15 mètres avant/après | Accès au bus |
| Feux tricolores | 20 mètres avant | Visibilité |
| Borne incendie | 5 mètres | Accès pompiers |
Stationnement vs arrêt
L’examen teste aussi la différence entre arrêt (immobilisation temporaire, conducteur présent ou absent moins de 3 minutes) et stationnement (immobilisation prolongée).
Certaines zones autorisent l’arrêt mais interdisent le stationnement, notamment devant les écoles aux heures de sortie.
Astuce examen : Regarde TOUJOURS l’arrière-plan de la photo. Un panneau, un marquage ou une infrastructure (école, hôpital) peut se trouver hors du cadre principal mais reste visible.
Question 7 : Les feux tricolores et les flèches directionnelles
La situation complexe : « Le feu est rouge mais une flèche verte s’allume dans ta direction. Que fais-tu ? »
Les questions sur les feux tricolores avec flèches directionnelles génèrent de nombreuses erreurs car elles combinent plusieurs règles de priorité.
Hiérarchie des signaux
Agent de police
Priorité absolue sur tous signaux
Feux tricolores
Priorité sur panneaux et marquage
Panneaux
Priorité sur marquage au sol
Règles générales
Priorité de droite si aucun signal
Les candidats doivent comprendre la hiérarchie entre les différents signaux lumineux et les priorités associées.
La hiérarchie des signaux
Quand plusieurs signaux se superposent, l’ordre de priorité est le suivant :
- Agent de police (gestes manuels) : priorité absolue sur tous les autres signaux
- Feux tricolores : priorité sur la signalisation verticale et le marquage au sol
- Panneaux de signalisation : priorité sur le marquage au sol
- Marquage au sol : s’applique en l’absence d’autre signalisation
- Règles générales : priorité de droite, etc.
Les flèches vertes directionnelles
Une flèche verte t’autorise à avancer dans la direction indiquée, MÊME si le feu principal est rouge.
Selon la Sécurothèque de Wallonie, une flèche verte signifie « autorisation de poursuivre la marche uniquement dans les directions indiquées par la flèche, à condition de céder le passage aux usagers débouchant régulièrement d’autres directions et aux piétons ».
Cependant, tu dois céder le passage :
- Aux piétons qui traversent (priorité absolue)
- Aux cyclistes venant de ta droite ou de ta gauche
- Aux véhicules déjà engagés dans le carrefour
Cette obligation de céder le passage piège de nombreux candidats qui pensent que la flèche verte leur donne une priorité totale. En réalité, elle t’autorise à avancer mais tu n’as PAS la priorité sur les autres usagers.
Les combinaisons testées à l’examen
| Feu principal | Flèche | Action correcte |
|---|---|---|
| Rouge | Verte droite | Tu peux tourner à droite en cédant le passage |
| Rouge | Verte gauche | Tu peux tourner à gauche en cédant le passage |
| Vert | Flèche éteinte | Tu peux aller dans toutes les directions |
| Orange | Flèche verte | La flèche prime : tu peux avancer dans sa direction |
| Rouge | Pas de flèche | Arrêt obligatoire, aucune direction autorisée |
Les erreurs d’interprétation
Les candidats échouent souvent parce qu’ils :
- Pensent avoir la priorité avec une flèche verte (faux : tu dois céder le passage)
- Confondent flèche verte et feu vert (la flèche est plus restrictive)
- Ignorent les piétons en se concentrant uniquement sur les véhicules
- Ne regardent pas tous les feux : certains carrefours ont plusieurs feux pour différentes files
Le feu orange : règle stricte
Le feu orange signifie arrêt obligatoire, sauf si tu es si près du feu que t’arrêter provoquerait un danger (freinage brusque).
Cette exception est très restrictive : elle ne s’applique que si tu ne peux plus t’arrêter en toute sécurité au moment où le feu passe à l’orange.
De nombreux candidats pensent que « l’orange signifie accélérer » ou « on peut passer si on a le temps ». Ces interprétations sont fausses et constituent une infraction grave à l’examen.
Question 8 : Les panneaux de danger et leur signification
La question récurrente : « Ce panneau t’avertit de quel danger ? » (avec une image de panneau triangulaire)
Les panneaux de danger (triangulaires à bord rouge) posent problème car certains se ressemblent visuellement mais signalent des dangers différents.
L’examen teste ta capacité à distinguer des symboles proches et à comprendre leur signification exacte.
Les panneaux fréquemment confondus
Panneau A15 (chaussée glissante) vs A7 (chaussée rétrécie) : Le A15 montre une voiture qui dérape (traits de dérapage visibles). Le A7 montre deux lignes verticales qui se rapprochent. Les candidats confondent régulièrement ces deux panneaux car ils ne regardent pas les détails du symbole.
Panneau A1 (virage dangereux à droite) vs A1c/A1d (succession de virages) : Le A1 montre UNE courbe orientée à droite. Le A1c ou A1d montre DEUX courbes en S. La différence semble évidente, mais sous stress d’examen, de nombreux candidats répondent trop vite.
Panneau A23 (enfants) vs A25 (cyclistes) : Le A23 représente deux silhouettes d’enfants. Le A25 montre un cycliste adulte. Les candidats confondent parfois ces panneaux dans les zones résidentielles.
Les distances d’application
Selon Panneau Signalisation Belgique, les panneaux de danger sont placés à environ 150 mètres de l’endroit dangereux (excepté les panneaux A45 et A47 qui sont placés à l’endroit exact du danger).
Cette règle est testée indirectement : « À quelle distance approximative se trouve le danger signalé ? »
Certains panneaux comportent un panonceau de distance (petit panneau rectangulaire en dessous) qui précise la distance exacte : « 200 m », « 500 m », etc. L’examen peut te demander d’interpréter cette information.
Les panneaux de danger spécifiques
Quelques panneaux de danger posent des difficultés particulières :
- A51 (autres dangers) : Panneau triangulaire avec un point d’exclamation. Signale un danger non couvert par les autres panneaux. Les candidats ne savent souvent pas ce qu’il signifie.
- A3 (descente dangereuse) : Montre une pente descendante avec un pourcentage (8%, 12%). Indique une forte déclivité nécessitant un freinage moteur.
- Croix de Saint-André (passage à niveau sans barrières) : Beaucoup de candidats ne reconnaissent pas ce symbole.
La logique de mémorisation
Pour retenir les panneaux, utilise cette logique :
| Forme | Couleur | Signification |
|---|---|---|
| Triangle pointe en haut | Bord rouge | Danger |
| Cercle | Bord rouge | Interdiction |
| Cercle | Fond bleu | Obligation |
| Carré/rectangle | Fond bleu | Indication |
Méthode efficace : Ne mémorise pas 60 panneaux isolés. Apprends les CATÉGORIES (danger, interdiction, obligation) et les LOGIQUES (symboles intuitifs). Le reste vient naturellement.
Question 9 : Les règles de priorité aux carrefours
Le scénario complexe : « Quatre véhicules arrivent simultanément à ce carrefour sans signalisation. Qui passe en premier ? »

Les questions de priorité aux carrefours combinent plusieurs règles qui peuvent entrer en conflit.
Les candidats doivent appliquer la bonne hiérarchie de règles et identifier correctement la configuration du carrefour.
La hiérarchie des règles de priorité
Applique les règles dans cet ordre strict :
- Signalisation lumineuse (feux tricolores) : priorité absolue
- Agent de police : ses gestes priment sur les feux
- Panneaux de priorité : B1 (cédez le passage), B5 (stop), B9 (route prioritaire)
- Priorité de droite : s’applique uniquement en l’absence de signalisation
Les cas qui piègent les candidats
Cas 1 – Le carrefour « en T » : Quand tu arrives sur une route perpendiculaire (tu dois tourner obligatoirement à gauche ou à droite), tu cèdes TOUJOURS le passage aux véhicules circulant sur la route que tu rejoins, même s’ils viennent de ta gauche. Cette règle surprend car elle semble contredire la priorité de droite.
Cas 2 – Les véhicules en face : Deux véhicules arrivent face à face au carrefour. L’un veut tourner à gauche, l’autre va tout droit. Le véhicule qui va tout droit a la priorité. Le véhicule qui tourne à gauche doit attendre.
Cas 3 – Les quatre véhicules simultanés : Si quatre véhicules arrivent exactement en même temps à un carrefour sans signalisation, la règle veut que les conducteurs se mettent d’accord par signes (geste de la main, contact visuel). En pratique, cette situation est rare, mais l’examen peut la tester pour vérifier ta compréhension des limites de la priorité de droite.
Les erreurs de lecture de la situation
Les candidats échouent souvent car ils :
- Ne voient pas tous les panneaux : un panneau B9 (route prioritaire) peut être visible sur le côté de l’image
- Confondent « priorité » et « passage » : avoir la priorité ne signifie pas foncer sans regarder
- Appliquent la priorité de droite par défaut : sans vérifier s’il y a une signalisation
- Oublient les véhicules prioritaires : ambulances, pompiers, police en intervention ont TOUJOURS la priorité
Les véhicules prioritaires en intervention
Les véhicules d’urgence (ambulance, pompiers, police) avec gyrophares ET sirène ont la priorité absolue sur tous les autres usagers. Tu dois :
- Te ranger sur le côté droit de la chaussée
- T’arrêter si nécessaire
- Ne jamais bloquer un carrefour même si tu as le feu vert
- Leur céder le passage même si cela t’oblige à franchir un feu rouge (en sécurité)
Cette règle est testée avec des photos montrant une ambulance dans le rétroviseur ou arrivant latéralement.
Question 10 : Le chargement du véhicule et les dimensions maximales
La question technique : « Ton chargement dépasse de 1,5 mètre à l’arrière du véhicule. Que dois-tu faire ? »
Cette question combine des règles techniques précises (dimensions maximales, signalisation obligatoire) avec des considérations de sécurité.
Les candidats échouent car ils ne connaissent pas les chiffres exacts ou confondent les obligations selon le type de dépassement.
Les règles de dépassement arrière
Ton chargement peut dépasser à l’arrière du véhicule, mais avec des limites strictes :
- Dépassement maximum autorisé : 1 mètre sans signalisation particulière
- De 1 à 3 mètres : panneau réfléchissant obligatoire (carré rouge et blanc, 50 cm de côté)
- Au-delà de 3 mètres : interdit pour les véhicules de catégorie B
Selon Touring, si tu charges un objet de 3 m de long et que la pièce ne peut être détachée en deux parties, tu peux la faire dépasser de plus d’un mètre, mais tu dois le signaler avec un panneau d’avertissement carré avec des rayures obliques rouges et blanches.
Le panneau réfléchissant doit être fixé perpendiculairement à l’axe du véhicule, bien visible, à l’extrémité du chargement. De nombreux candidats pensent qu’un simple tissu rouge suffit, ce qui est faux.
Les règles de dépassement latéral
Le chargement ne peut PAS dépasser latéralement au-delà des rétroviseurs extérieurs. Cette règle stricte s’applique même pour des objets légers (planches, échelles). Si ton chargement dépasse latéralement, tu dois :
- Utiliser une remorque adaptée
- Ou replier/démonter le chargement pour qu’il rentre dans la largeur du véhicule
Les obligations de sécurité
Au-delà des dimensions, tu dois :
- Arrimer solidement tout chargement (sangles, filets, cordes)
- Répartir le poids uniformément pour ne pas déséquilibrer le véhicule
- Respecter le PTAC (Poids Total Autorisé en Charge) indiqué sur la carte grise
- Protéger les objets pointus ou coupants avec des protections
L’examen teste régulièrement des situations où le chargement SEMBLE correct visuellement, mais ne respecte pas une règle technique (dépassement de 1,10 m sans panneau, mauvais arrimage).
Les conséquences d’un mauvais chargement
Un chargement mal arrimé ou dépassant les limites constitue une infraction grave (3e ou 4e degré selon la situation). Les conséquences :
- Amende immédiate
- Immobilisation du véhicule jusqu’à mise en conformité
- Responsabilité en cas d’accident causé par la perte du chargement
Chiffres à retenir : 1 mètre = OK, 1 à 3 mètres = panneau obligatoire, plus de 3 mètres = interdit (catégorie B).
Les infractions graves qui coûtent 5 points
Au-delà des questions spécifiques, comprendre le système de notation de l’examen théorique t’aide à identifier les questions « pièges » qui peuvent provoquer un échec immédiat.
Le système de scoring belge
L’examen théorique catégorie B comporte 50 questions avec un seuil de réussite à 41/50. Mais toutes les erreurs ne se valent pas :
- Infraction légère : -1 point par erreur
- Infraction grave (3e et 4e degré) : -5 points par erreur
- Deux infractions graves : échec automatique, quel que soit ton score
Les infractions graves fréquentes
Selon Intolaw, les infractions du troisième degré sont celles « qui mettent directement en danger la sécurité des personnes », comme brûler un feu rouge, ne pas respecter le signal C1 (sens interdit) ou franchir une ligne blanche continue.
Les questions portant sur ces sujets coûtent 5 points en cas d’erreur :
- Alcool au volant : dépassement du seuil légal, conduite en état d’ivresse
- Vitesse excessive : dépassement important des limitations (plus de 20 km/h au-dessus)
- Franchissement de ligne continue : dépassement interdit, changement de direction
- Non-respect du feu rouge : passage au feu rouge ou orange tardif
- Priorité aux véhicules d’urgence : ne pas céder le passage à une ambulance en intervention
- Distance de sécurité insuffisante : distance dangereusement réduite sur autoroute
La stratégie d’examen
Identifie les questions graves en repérant les situations dangereuses pour toi ou les autres. Si tu hésites sur une question grave :
- Choisis toujours la réponse la plus prudente
- Privilégie la sécurité des piétons et cyclistes
- Respecte strictement la signalisation
Une erreur sur une question légère (stationnement, priorité simple) te laisse une marge. Deux erreurs graves provoquent un échec immédiat, même si tu réponds correctement aux 48 autres questions.
FAQ
Questions fréquentes
Les candidats insuffisamment préparés échouent le plus souvent à l’examen théorique.
Selon La Libre, en Wallonie, le taux de réussite moyen se situe autour de 34% en 2024, avec des variations importantes selon les centres : c’est dans le centre du Brabant wallon, à Louvain-la-Neuve, que le taux de réussite est le meilleur, avec 46,9%, tandis que le centre de Lobbes affiche un taux de réussite de seulement 29,1% en 2024.
Selon le ministre wallon de la Sécurité routière, beaucoup de candidats ne sont pas suffisamment préparés lors de leur première tentative. Une préparation sérieuse avec des simulations d’examen augmente considérablement tes chances de succès.
Les questions sur les fautes graves sont la cause principale de nombreux échecs à l’examen théorique.
Ces questions portent sur les infractions de 3e et 4e degré (feu rouge, sens interdit, non-respect d’un agent, excès de vitesse) et te font perdre 5 points au lieu d’un seul. Deux erreurs sur ces questions entraînent un échec automatique.
Les questions pièges concernent aussi les priorités, les distances de sécurité et le positionnement sur la chaussée. Maîtriser les 50 fautes graves est essentiel pour réussir.
Pour obtenir 41/50, tu dois éviter absolument deux fautes graves et limiter tes erreurs mineures.
Le système de notation est strict : chaque erreur simple coûte 1 point, mais une faute grave (infractions 3e et 4e degré) coûte 5 points. Tu peux te permettre maximum 9 fautes mineures, ou 1 faute grave et 4 fautes mineures.
Entraîne-toi régulièrement avec des examens blancs, étudie le Code de la route en profondeur et concentre-toi particulièrement sur les infractions graves. Lis chaque question attentivement pendant les 15 secondes de réflexion.
L’examen théorique du permis B comporte exactement 50 questions à choix multiple en 2026.
Contrairement aux rumeurs circulant sur les réseaux sociaux, le format de l’examen reste inchangé. Chaque question est énoncée oralement et tu disposes de 15 secondes pour répondre après la lecture.
L’examen se déroule entièrement sur ordinateur avec des images ou schémas accompagnant les questions. La durée totale est d’environ 30 minutes. Tu dois obtenir minimum 41/50 pour réussir.
Après deux échecs consécutifs, tu dois obligatoirement suivre 12 heures de cours théoriques en auto-école agréée.
Selon AIBV, cette obligation se répète après chaque multiple de 2 échecs. L’auto-école te délivrera une attestation à présenter au centre d’examen avant ta prochaine tentative.
Tu peux repasser l’examen dès le lendemain d’un échec, mais sans l’attestation des 12h après deux échecs, tu ne seras pas admis. Il n’y a pas de limite au nombre de tentatives possibles.
Les infractions de 3e et 4e degré ainsi que tous les excès de vitesse font perdre 5 points.
Parmi les 50 fautes graves : brûler un feu rouge, prendre un sens interdit, ne pas respecter un agent qualifié, faire demi-tour sur autoroute, utiliser son GSM au volant, franchir une ligne blanche continue.
Deux erreurs sur ces questions arrêtent immédiatement l’examen car il devient mathématiquement impossible d’atteindre 41/50. En cas de doute sur une question grave, mieux vaut ne pas répondre (perte de 1 point) que risquer une mauvaise réponse (perte de 5 points).
Oui, les disparités entre centres sont importantes en Belgique.
En Wallonie, la province de Namur pointe à la deuxième place avec une moyenne de 34,4%, suivie de la province de Liège avec 33,6% et du Hainaut avec 32,4%.
Selon RTBF, à Bruxelles, le taux de réussite est de 41% pour la théorie.
Ces différences s’expliquent principalement par le niveau de préparation des candidats plutôt que par la difficulté des questions, qui sont harmonisées dans toute la région depuis l’utilisation du même logiciel d’examen.

