Déroulement de l’examen pratique : Étape par Étape

Publié le 14 février 2026 à 23h24
Mis à jour le 15 février 2026 à 00h15
Wenceslas Dasnois
AdministrateurPermis Online

Comprends exactement ce qui t'attend le jour de ton examen pratique du permis B.

  • Les 4 phases de l'examen

    Contrôles préliminaires, manœuvres techniques, conduite sur voie publique et phase indépendante. Durée totale : environ 40 minutes.
  • Pourquoi c'est utile

    Tu arrives préparé mentalement, tu gères mieux ton stress et tu sais sur quoi concentrer ton attention pendant l'épreuve.
  • Attention aux différences régionales

    Le TPR, les manœuvres et certaines obligations varient entre Wallonie, Bruxelles et Flandre. Vérifie les spécificités de ta région.

L'examen pratique peut sembler impressionnant, mais savoir précisément ce qui va se passer transforme le stress en confiance. Je t'explique ici chaque phase de l'épreuve, de l'arrivée au centre jusqu'au résultat final, pour que tu saches exactement à quoi t'attendre.

Les contrôles préliminaires : première impression décisive

L’examen pratique du permis B démarre avant même que tu ne démarres le moteur. Les contrôles préliminaires durent environ 4 minutes et constituent la première évaluation de l’examinateur. Cette phase teste ta connaissance du véhicule et tes réflexes de sécurité avant la conduite.

Précautions avant l’installation

Avant d’entrer dans le véhicule, l’examinateur observe ton approche. Tu dois faire le tour du véhicule pour vérifier visuellement l’état général : pneus dégonflés, dommages apparents, obstacles sous la voiture. Cette précaution démontre que tu prends conscience de ton environnement avant de prendre le volant.

L’examinateur vérifie que tu adoptes les bons réflexes dès les premières secondes : regarder autour du véhicule, vérifier qu’aucun danger n’empêche le départ.

Ensuite, tu ouvres la portière en vérifiant la circulation derrière toi. Cette simple action montre que tu intègres déjà le code de la route dans tes gestes quotidiens.

Ajustements du poste de conduite

Une fois installé, tu dois régler méthodiquement ton poste de conduite devant l’examinateur. Commence par le siège : distance des pédales, hauteur, inclinaison du dossier. Ton genou doit rester légèrement fléchi lorsque tu enfonces complètement la pédale d’embrayage.

Ensuite, ajuste les trois rétroviseurs : intérieur, extérieur gauche, extérieur droit. L’examinateur vérifie que tu prends le temps de positionner correctement chaque miroir pour maximiser ton champ de vision. Termine par la ceinture de sécurité, que tu boucles de manière audible.

Contrôles systématiques obligatoires

L’examinateur te demande ensuite de réaliser trois contrôles systématiques identiques pour tous les candidats. Tu dois démontrer que tu sais :

  • Vérifier le niveau d’huile moteur : ouvrir le capot, localiser la jauge, l’extraire, l’essuyer, la réinsérer et lire le niveau entre les repères min/max
  • Contrôler le liquide de refroidissement : identifier le vase d’expansion (jamais ouvrir à chaud), vérifier le niveau entre les graduations
  • Tester les feux : activer successivement feux de position, feux de croisement, feux de route, clignotants, feux de détresse, puis descendre vérifier leur fonctionnement

Ces manipulations prouvent que tu es capable d’effectuer un entretien de base et de détecter une anomalie avant de prendre la route.

Questions aléatoires de connaissance

Après les contrôles systématiques, l’examinateur pose 2 à 3 questions aléatoires sur le fonctionnement du véhicule ou les règles de sécurité. Ces questions varient d’un examen à l’autre. Exemples fréquents :

  • Comment vérifier la pression des pneus ?
  • Où se trouve le liquide lave-glace et comment le remplir ?
  • Que signifie le voyant ABS sur le tableau de bord ?
  • Quelle est la profondeur minimale des sculptures de pneus (1,6 mm en Belgique) ?
  • Comment activer le dégivrage de la lunette arrière ?

L’examinateur évalue ta capacité à expliquer clairement, pas seulement à réciter. Si tu ne connais pas une réponse, reste honnête plutôt que d’inventer : l’examinateur préfère un candidat conscient de ses limites.

Les manœuvres techniques : démonstration de maîtrise

Après les contrôles préliminaires, l’examen se poursuit avec les manœuvres techniques. Cette phase teste ta précision, ta gestion de l’espace et ta coordination dans des situations de manipulation du véhicule à basse vitesse. Le format varie selon ta région d’examen.

Le créneau : manœuvre obligatoire en Wallonie et à Bruxelles

En Wallonie et à Bruxelles, le créneau (stationnement en bataille entre deux véhicules) est systématiquement demandé. Tu dois garer le véhicule en marche arrière dans un espace délimité par deux voitures ou des cônes, sans toucher les obstacles ni monter sur le trottoir.

L’examinateur évalue ta technique : utilisation des rétroviseurs, gestion de la direction, contrôle de la vitesse avec l’embrayage, nombre de manœuvres nécessaires. Tu as droit à plusieurs tentatives pour te repositionner, mais trop d’allers-retours témoignent d’un manque de maîtrise.

Le créneau reste la manœuvre la plus redoutée des candidats, mais aussi la plus fréquente dans la vie quotidienne. L’examinateur attend une exécution fluide, pas nécessairement parfaite du premier coup.

Manœuvre complémentaire tirée au sort

Après le créneau, l’examinateur tire au sort une deuxième manœuvre parmi :

  • Demi-tour en rue étroite : effectuer un demi-tour complet en 3 ou 5 temps dans une rue ne permettant pas un virage direct
  • Marche arrière en ligne droite : reculer sur environ 10 mètres en restant parallèle au trottoir, sans zigzaguer
  • Stationnement perpendiculaire avant : entrer en marche avant dans un emplacement perpendiculaire (parking de supermarché)
  • Stationnement perpendiculaire arrière : même exercice en marche arrière, plus délicat mais offrant une meilleure visibilité à la sortie

Chaque manœuvre teste une compétence spécifique : le demi-tour évalue ta capacité à manœuvrer dans un espace contraint, la marche arrière vérifie ton contrôle directionnel, les stationnements perpendiculaires testent ta perception des angles.

Système par clusters en Flandre

En Flandre, le système diffère : l’examinateur tire au sort un cluster (groupe de 2 manœuvres pré-définies). Tu effectues toujours deux manœuvres en mouvement, mais leur combinaison est déterminée par le cluster sélectionné.

Ce système flamand garantit une évaluation standardisée tout en variant les exercices. Les clusters associent généralement une manœuvre de stationnement avec une manœuvre de circulation (demi-tour, marche arrière).

Critères d’évaluation des manœuvres

L’examinateur note plusieurs aspects lors des manœuvres :

  1. Sécurité : vérification systématique des angles morts, utilisation des clignotants, contrôle de l’environnement avant chaque mouvement
  2. Précision : respect des limites (trottoirs, lignes, obstacles), positionnement final correct dans l’emplacement
  3. Fluidité : coordination embrayage-direction-accélérateur, absence de calage, progression régulière
  4. Autonomie : compréhension des consignes, capacité à corriger sans indication de l’examinateur

Une manœuvre imparfaite mais sécuritaire est préférable à une manœuvre techniquement correcte mais dangereuse. L’examinateur tolère les ajustements multiples si tu respectes les règles de sécurité.

La conduite sur voie publique : évaluation en conditions réelles

Après les manœuvres, tu entames la phase principale de l’examen : la conduite sur voie publique. Cette partie dure environ 32 minutes et représente le cœur de l’évaluation. L’examinateur te guide verbalement à travers un itinéraire pré-défini couvrant différents types de voies et situations de circulation.

Candidat au permis conduisant sur voie publique sous l'observation attentive de l'examinateur.
Évaluation de la conduite en conditions réelles de circulation.

Parcours diversifié et situations variées

L’itinéraire est conçu pour t’exposer à une variété de contextes de conduite représentatifs de la circulation quotidienne. Tu circules successivement sur :

  • Voies urbaines : rues résidentielles avec limitations à 50 km/h (Wallonie/Flandre) ou 30 km/h (Bruxelles), présence de piétons, véhicules stationnés, intersections fréquentes
  • Axes prioritaires : boulevards ou avenues avec trafic plus dense, feux tricolores, voies de bus, passages piétons
  • Routes hors agglomération : tronçons à 70 km/h (Flandre/Bruxelles) ou 90 km/h (Wallonie) testant ta capacité à adapter ta vitesse
  • Zones spécifiques : zones 30, zones résidentielles, abords d’écoles, zones commerciales

L’examinateur t’oriente vers des situations précises : ronds-points, carrefours complexes, priorités de droite, changements de direction, dépassements. L’objectif est d’évaluer ta réaction face à des configurations variées, pas de te piéger.

Respect du code de la route

L’examinateur observe scrupuleusement ton application des règles de circulation. Chaque infraction est notée selon sa gravité. Les erreurs fréquentes qui pénalisent les candidats :

  • Vitesse excessive ou inadaptée : dépasser les limitations affichées, rouler trop vite sous la pluie ou dans une zone scolaire
  • Non-respect des priorités : griller un feu orange devenu rouge, ne pas céder le passage à droite, forcer un passage piéton
  • Positionnement incorrect : rouler à cheval sur deux voies, couper un virage, ne pas serrer à droite
  • Signalisation défaillante : oublier un clignotant avant de tourner, ne pas signaler un changement de file

Deux infractions graves (3e ou 4e degré) entraînent un échec automatique, même si le reste de ta conduite est irréprochable. L’examinateur ne peut pas fermer les yeux sur une faute de sécurité majeure.

Tu dois également respecter les limitations de vitesse régionales : 120 km/h sur autoroute dans toute la Belgique, mais 90 km/h hors agglomération en Wallonie contre 70 km/h en Flandre et à Bruxelles. Contrairement à une idée reçue, il n’existe aucune limitation de vitesse réduite pour les permis provisoires : tu respectes les mêmes limitations que tous les conducteurs.

Maîtrise technique du véhicule

Au-delà du code, l’examinateur évalue ta capacité à contrôler le véhicule dans toutes les situations. Les aspects techniques scrutés :

  • Gestion de la boîte de vitesses : passages de rapports fluides, rapport adapté à la vitesse et à la situation (3e en ville, 4e/5e hors agglomération)
  • Trajectoires : maintien dans la voie, respect des marquages, virages négociés sans déborder
  • Utilisation des pédales : dosage progressif de l’accélérateur, freinage anticipé et dégressif, embrayage sans à-coups
  • Stabilité : absence de zigzags, vitesse constante en ligne droite, pas de freinages brusques injustifiés

Les candidats qui passent l’examen avec un véhicule à boîte automatique obtiennent un permis avec code 78, valable uniquement pour les automatiques. Selon le SPF Mobilité et Transports, pour conduire une manuelle ultérieurement, tu devras repasser un examen pratique complet après un apprentissage minimum de 2 heures en auto-école.

Observation et anticipation

L’examinateur accorde une importance particulière à ton regard et ta capacité d’anticipation. Tu dois démontrer que tu analyses constamment ton environnement :

  • Balayage visuel : contrôles fréquents des rétroviseurs (toutes les 8-10 secondes), vérification des angles morts avant chaque manœuvre latérale
  • Lecture de la route : repérage des panneaux à l’avance, identification des dangers potentiels (piéton sur le trottoir, véhicule garé avec portes qui pourraient s’ouvrir)
  • Adaptation préventive : ralentir avant un passage piéton occupé, augmenter la distance de sécurité sous la pluie, prévoir la réaction d’un cycliste

L’examinateur distingue facilement un candidat qui conduit « les yeux ouverts » d’un candidat qui réagit au dernier moment. L’anticipation transforme une situation dangereuse en simple ajustement.

La conduite indépendante : autonomie et navigation

Depuis plusieurs années, l’examen pratique intègre une phase de conduite indépendante d’au minimum 10 minutes. Pendant cette séquence, l’examinateur cesse de te donner des instructions détaillées et te laisse naviguer seul selon des indications générales. Cette phase évalue ta capacité à gérer simultanément la conduite et l’orientation.

Format et consignes de la conduite indépendante

L’examinateur t’annonce le début de la phase indépendante en te donnant une destination ou une direction générale à suivre. Les formats varient :

  • Suivi de panneaux directionnels : « Suis la direction Liège jusqu’à nouvel ordre » ou « Dirige-toi vers le centre-ville en suivant les panneaux »
  • Consignes géographiques simples : « Prends la prochaine sortie d’autoroute » ou « Continue tout droit jusqu’au prochain grand carrefour »
  • Navigation par repères : « Tourne à droite au feu, puis suis la route principale »

L’examinateur n’attend pas une connaissance géographique de la région. Si tu te trompes de direction ou prends un itinéraire différent, ce n’est pas pénalisant tant que tu conduis correctement. L’objectif est de vérifier que tu peux lire les panneaux, prendre des décisions et conduire simultanément.

Gestion simultanée de la conduite et de l’orientation

La difficulté de cette phase réside dans le partage de ton attention entre plusieurs tâches. Tu dois :

  • Maintenir une conduite sûre et fluide (priorité absolue)
  • Lire et interpréter les panneaux de signalisation directionnelle
  • Anticiper les changements de direction nécessaires
  • Respecter le code de la route sans te laisser distraire par la navigation

Les erreurs fréquentes : ralentir excessivement pour lire un panneau, se positionner tardivement pour tourner, hésiter au dernier moment et effectuer une manœuvre brusque. L’examinateur préfère que tu continues sur un « mauvais » itinéraire en conduisant correctement plutôt que de corriger dangereusement ta trajectoire.

Si tu es perdu ou incertain, demande simplement à l’examinateur de clarifier la consigne. Mieux vaut une question que de rouler stressé et commettre une faute de conduite.

Évaluation de l’autonomie réelle

Cette phase teste ton niveau d’indépendance en tant que futur conducteur. L’examinateur observe :

  • Confiance : conduis-tu de manière assurée ou hésites-tu constamment ?
  • Prise de décision : choisis-tu la bonne voie à l’avance ou changes-tu de file au dernier moment ?
  • Gestion du stress : restes-tu concentré sur la conduite malgré l’incertitude de l’itinéraire ?
  • Adaptation : corriges-tu une erreur de parcours calmement ou paniques-tu ?

L’examinateur intervient uniquement si tu t’engages sur un itinéraire dangereux (contresens, voie interdite) ou si tu es complètement bloqué. Son silence pendant cette phase est normal : il te laisse gérer.

Retour aux instructions guidées

Après 10 à 15 minutes de conduite indépendante, l’examinateur reprend les instructions détaillées pour te ramener vers le point de départ. Cette transition marque la fin de la phase d’autonomie. Le reste du parcours se déroule avec guidage classique (« prochaine à droite », « tout droit au feu ») jusqu’au retour au centre d’examen.

Le debriefing et l’autoévaluation : réflexion sur ta performance

L’examen pratique se termine par un debriefing d’environ 5 minutes au centre d’examen. Cette phase finale combine ton autoévaluation avec le retour de l’examinateur. Contrairement à ce que pensent de nombreux candidats, cette étape fait partie intégrante de l’évaluation.

Un candidat et un examinateur échangent lors du bilan final dans le véhicule après l'épreuve de conduite.
Cette phase d'autoévaluation compte pour le résultat final.

Formulaire d’autoévaluation pré-examen

Avant de démarrer l’examen, tu as rempli un formulaire d’autoévaluation où tu as coché les compétences que tu estimes maîtriser. Ce document liste les différents aspects de la conduite : respect des priorités, positionnement, vitesse adaptée, anticipation, manœuvres, etc.

L’examinateur conserve ce formulaire pendant l’examen et le compare ensuite avec ses propres observations. L’objectif n’est pas de te piéger, mais de vérifier que tu as une perception réaliste de tes capacités. Un bon conducteur doit identifier ses points forts et ses faiblesses.

Comparaison entre autoévaluation et évaluation réelle

Pendant le debriefing, l’examinateur reprend ton formulaire et confronte tes déclarations avec ta performance observée. Trois cas de figure :

  1. Concordance : tu as coché « maîtrise des priorités » et tu as effectivement respecté toutes les priorités → l’examinateur valide ton jugement
  2. Sous-estimation : tu n’as pas coché « gestion de la vitesse » mais tu as parfaitement adapté ta vitesse → l’examinateur souligne que tu es plus compétent que tu ne le penses
  3. Surestimation : tu as coché « positionnement correct » mais tu as roulé trop à gauche plusieurs fois → l’examinateur identifie un point de vigilance

Cette comparaison développe ton sens critique et ta capacité d’auto-analyse, compétences essentielles pour progresser après l’obtention du permis.

Retour constructif de l’examinateur

L’examinateur te donne ensuite un retour détaillé sur ta prestation, que tu aies réussi ou échoué. Il mentionne :

  • Les aspects positifs de ta conduite (points forts à maintenir)
  • Les erreurs commises et leur gravité (infractions légères vs graves)
  • Les situations où tu aurais pu mieux réagir
  • Les conseils pour améliorer ta conduite future

Ce retour est pédagogique, pas punitif. L’examinateur explique pourquoi telle action était dangereuse ou incorrecte. Même en cas de réussite, il identifie des axes de progression pour ta sécurité future.

Annonce du résultat et document délivré

À l’issue du debriefing, l’examinateur annonce le verdict : réussite ou échec. En cas de réussite, il te remet un formulaire « Demande d’un permis de conduire ». Attention : ce document ne te permet pas de conduire immédiatement. Tu dois te rendre à ta commune avec ce formulaire pour obtenir ton permis de conduire définitif.

En cas d’échec, l’examinateur te remet un document détaillant les motifs de l’échec. Ce papier précise les infractions commises et leur gravité. Tu peux repasser l’examen dès le lendemain s’il s’agit de ton premier ou deuxième échec.

Après 2 échecs consécutifs à l’examen pratique, tu dois suivre 6 heures de cours pratiques obligatoires en auto-école agréée avant de représenter l’examen. Cette obligation se répète tous les 2 échecs.

Particularités régionales et prérequis spécifiques

L’examen pratique du permis B en Belgique présente des différences significatives selon la région où tu passes l’épreuve. Depuis le 1er janvier 2026, la règle de formation dans la même région renforce ces spécificités. Comprendre ces particularités t’évite les mauvaises surprises le jour J.

Le Test de Perception des Risques (TPR) : organisation régionale

Le TPR est un prérequis obligatoire pour l’examen pratique, mais son organisation varie radicalement selon la région :

En Wallonie, le TPR est un examen séparé que tu passes dans n’importe quel centre d’examen wallon avant l’examen pratique. Tu visionnes 5 vidéos de situations réelles (après 2 vidéos d’essai) et tu dois identifier les risques. Le format dépend du réseau de centres : format « clic » (tu cliques sur la vidéo au moment du danger) chez Autosécurité, format QCM (4 propositions après chaque vidéo) chez AIBV. Score minimum : 6/10. Validité : 3 ans, alignée sur l’attestation théorique.

À Bruxelles, le TPR fait partie intégrante de l’examen pratique. Tu le passes le même jour, juste avant l’épreuve sur voie publique. Un échec au TPR compte comme un échec à l’examen pratique complet. Le coût du TPR est inclus dans les 46 € de l’examen pratique. Validité : seulement 1 an. Format : clic ou QCM selon le centre (ACT ou Sécurité Automobile).

En Flandre, le TPR est également obligatoire le jour de l’examen pratique. Format QCM uniquement dans tous les centres flamands. Validité : 3 ans.

Région Moment du TPR Validité Coût inclus Format
Wallonie Séparé, avant pratique 3 ans Non (séparé) Clic ou QCM
Bruxelles Même jour que pratique 1 an Oui (46 €) Clic ou QCM
Flandre Même jour que pratique 3 ans Oui (51 €) QCM

Formation premiers secours obligatoire à Bruxelles

Spécificité bruxelloise unique : avant de passer le TPR (donc avant l’examen pratique), tu dois avoir suivi une formation aux premiers secours organisée gratuitement par la Croix-Rouge de Belgique. Cette formation comprend :

  • Une partie e-learning sur pser.brussels (théorie des gestes de secours)
  • Une partie pratique de 3 heures en présentiel (massage cardiaque, position latérale de sécurité, etc.)

La formation doit avoir été complétée dans les 2 ans précédant le TPR. Cette obligation n’existe ni en Wallonie ni en Flandre. Si tu passes ton examen à Bruxelles, vérifie que tu as bien cette attestation avant de prendre rendez-vous pour l’examen pratique.

Durée minimum de stage avant l’examen pratique

Le délai minimum entre l’obtention du permis provisoire et l’examen pratique diffère selon la région :

  • Flandre : 5 mois minimum de stage (depuis le 1er mars 2024, auparavant 3 mois)
  • Wallonie : 3 mois minimum de stage
  • Bruxelles : 9 mois en filière libre pure, ou 3 mois si tu as suivi des cours en auto-école

L’accès direct (30 heures en auto-école + certificat d’enseignement pratique) ne nécessite aucun stage dans les trois régions : tu passes directement l’examen après la formation.

Le Vormingsmoment en Flandre

Depuis le 1er mars 2024, la Flandre impose une formation obligatoire pour les guides (pas pour le candidat) appelée « Vormingsmoment ». Cette formation de 3 heures, dispensée par une auto-école agréée, coûte 20 € et délivre un « begeleidersattest » (attestation de guide) valable 10 ans.

Le guide doit avoir suivi cette formation au moins 5 mois avant l’examen pratique du candidat. Cette obligation concerne les permis provisoires M36 et M12 délivrés à partir du 1er mars 2024. En Wallonie, le rendez-vous pédagogique de 3 heures est obligatoire pour le candidat ET le(s) guide(s), avec une attestation à présenter minimum 3 mois avant l’examen.

Tarifs régionalisés de l’examen pratique en 2026

Les tarifs de l’examen pratique sont indexés annuellement et varient par région :

  • Wallonie : 41 € (examen pratique seul, TPR séparé non inclus)
  • Bruxelles : 46 € (TPR inclus dans ce tarif)
  • Flandre : 51 € (TPR inclus dans ce tarif)

Ces différences tarifaires reflètent les coûts d’organisation et les spécificités de chaque réseau de centres d’examen. Le paiement s’effectue au centre d’examen le jour de l’épreuve ou lors de la prise de rendez-vous selon les centres.

Pour trouver un centre d’examen agréé près de chez toi, consulte le site Belgium.be qui recense tous les établissements reconnus par l’inspection automobile. En Wallonie, l’Agence wallonne pour la Sécurité routière (AWSR) propose également des outils pédagogiques pour préparer ton examen, notamment le Roadbook pour structurer ton apprentissage pratique.

Questions fréquentes

L’examen pratique dure environ 32 minutes sur la voie publique. Il débute par des contrôles préalables (~4 minutes) où tu dois vérifier les niveaux de liquides, la pression des pneus et ajuster ta position de conduite. Ensuite, tu effectues des manœuvres (créneau obligatoire + une manœuvre tirée au sort) avant de circuler en conduite dirigée et indépendante. L’examinateur évalue ton respect du code, ta maîtrise du véhicule et ton comportement dans la circulation.

La première étape est l’examen théorique (50 questions, minimum 41/50). Après réussite, tu obtiens un permis provisoire pour t’entraîner. La troisième étape inclut le test de perception des risques (TPR) et éventuellement la formation premiers secours à Bruxelles. Enfin, tu passes l’examen pratique pour obtenir ton permis définitif. Depuis 2026, tu dois réaliser toutes ces étapes dans la même région.

La conduite indépendante est une phase d’au moins 10 minutes où tu navigues seul. L’examinateur te demande de suivre une direction clairement identifiable (panneau GPS ou signalisation routière) sans te donner d’instructions détaillées. Tu dois prendre tes propres décisions tout en respectant le code de la route et en gérant les autres usagers. Cette phase teste ton autonomie et ta capacité d’anticipation.

En Wallonie et à Bruxelles, le créneau est obligatoire. Une deuxième manœuvre est tirée au sort parmi : demi-tour en rue étroite, marche arrière en ligne droite (~10 m), stationnement perpendiculaire avant ou arrière. En Flandre, le système fonctionne par « clusters » : 2 manœuvres pré-définies sont tirées au sort ensemble. Toutes les manœuvres doivent être fluides, réglementaires et sécurisées.

Après 2 échecs consécutifs, tu dois suivre 6 heures de cours pratiques obligatoires en auto-école agréée. Cette obligation se répète après chaque multiple de 2 échecs. Tu peux repasser l’examen dès le lendemain de ton échec, mais il n’y a pas de limite au nombre de tentatives. Le coût de chaque passage est de 41 € en Wallonie et 46 € à Bruxelles en 2026.

Tu dois présenter ta carte d’identité originale et ton permis provisoire en cours de validité. Apporte aussi les preuves de réussite du théorique et du TPR (moins de 3 ans), l’attestation de stage ou le certificat d’enseignement pratique, les documents du véhicule (immatriculation, assurance RC, contrôle technique), le signe L et un 2e rétroviseur. En filière libre, ton guide doit présenter sa carte d’identité, son permis (8 ans minimum) et l’attestation du rendez-vous pédagogique.

L’examinateur te délivre un formulaire « Demande d’un permis de conduire ». Ce document ne te permet pas de conduire immédiatement. Tu dois te rendre à ta commune dans les 3 mois pour obtenir ton permis définitif. Le coût varie selon les communes (environ 20 à 25 €). Au-delà de ce délai, ton certificat de réussite expire et tu devras repasser l’examen.