Déroulement de l’examen pratique du permis B

Publié le 21 février 2026 à 23h03
Mis à jour le 22 février 2026 à 00h53
Wenceslas Dasnois
AdministrateurPermis Online

Tout ce que tu dois savoir pour réussir ton examen pratique du permis B en Belgique.

  • Ce qui t'attend

    32 minutes de conduite réelle avec contrôles préalables, manœuvres obligatoires (créneau + une au sort) et phase de conduite autonome.
  • Pourquoi c'est utile

    Tu connais les critères d'évaluation, les différences régionales et les erreurs éliminatoires. Tu maximises tes chances de réussite dès la première tentative.
  • Points d'attention

    Après 2 échecs, 6 heures de cours obligatoires. Le TPR à Bruxelles fait partie de l'examen (validité 1 an seulement).

L'examen pratique, c'est le moment décisif après des mois de préparation. Je te montre ici exactement comment ça se passe : les documents à apporter, les manœuvres à maîtriser, les pièges à éviter. Avec les bonnes infos, tu arrives confiant et préparé.

Inscription et préparation à l’examen pratique

Avant de te présenter à l’examen pratique du permis B, tu dois remplir plusieurs conditions préalables strictes. Ces prérequis varient légèrement selon ta région et ta filière d’apprentissage.

Conditions d’accès communes aux trois régions

Pour pouvoir passer l’examen pratique, tu dois obligatoirement avoir réussi l’examen théorique (valable 36 mois) et le Test de Perception des Risques (TPR).

Ces deux épreuves doivent avoir été réussies depuis moins de 3 ans. Tu dois également avoir atteint l’âge minimum de 18 ans le jour de l’examen.

La validité de ton attestation théorique commence à courir dès la date de réussite. Si tu laisses expirer ce délai de 3 ans, tu devras repasser l’intégralité de l’examen théorique, même si tu as déjà commencé ta formation pratique.

Prérequis spécifiques selon la filière d’apprentissage

En filière libre (permis provisoire M36), tu dois avoir effectué un stage minimum de conduite accompagnée.

Cette durée varie selon ta région : 3 mois en Wallonie, 5 mois en Flandre (depuis le 1er mars 2024), et 9 mois à Bruxelles (ou 3 mois si tu as suivi des cours en auto-école).

Ton permis provisoire doit être en cours de validité. En Wallonie, tu dois avoir complété le rendez-vous pédagogique obligatoire avec ton ou tes guides.

En filière auto-école (permis provisoire M18), tu dois présenter ton certificat d’enseignement pratique attestant de tes 20 heures minimum de cours en auto-école agréée.

En Wallonie uniquement, tu devras également avoir réussi le TCTC (Test sur les Capacités Techniques de Conduite) et disposer du certificat d’aptitude correspondant, valable 18 mois.

En accès direct, tu as suivi minimum 30 heures de cours pratiques en auto-école et tu peux te présenter directement à l’examen sans stage ni permis provisoire. Cette option permet de passer l’examen rapidement, mais nécessite un investissement financier plus important.

Prise de rendez-vous et délais d’attente

La prise de rendez-vous s’effectue directement auprès du centre d’examen de ton choix, dans ta région de formation.

Selon Mobilité Wallonie, depuis le 1er janvier 2026, tu dois avoir effectué l’intégralité de ta formation (théorique et pratique) dans la même région.

Les délais d’attente varient considérablement selon les centres et les périodes de l’année. Les délais peuvent aller de quelques semaines à plusieurs mois selon les centres et les régions.

Conseil pratique : Réserve ton rendez-vous dès que tu remplis les conditions d’accès. Les places se remplissent rapidement, surtout en période estivale et avant les grandes vacances scolaires.

Documents obligatoires à présenter le jour J

Tu devras impérativement présenter les originaux de tous les documents suivants, sans exception. Les photocopies ne sont jamais acceptées.

Documents personnels : ta carte d’identité belge en cours de validité (si ta carte est expirée, présente-la accompagnée du récépissé de demande de renouvellement délivré par ta commune) ; ton permis provisoire en cours de validité ou ton attestation de stage délivrée par ta commune.

Documents de formation : ton attestation de réussite à l’examen théorique (moins de 3 ans) ; ta preuve de réussite au TPR ; ton certificat d’enseignement pratique (filière auto-école) ; ton certificat d’aptitude TCTC si tu passes l’examen en Wallonie avec un M18 ; ton attestation de rendez-vous pédagogique candidat + guide(s) en Wallonie (datant de minimum 3 mois).

Si tu as déjà échoué 2 fois consécutivement, tu dois également présenter l’attestation de suivi des 6 heures de cours pratiques obligatoires en auto-école agréée.

Documents et obligations liés au véhicule et au guide

Documents du véhicule : certificat d’immatriculation (carte grise) ; attestation d’assurance responsabilité civile en cours de validité ; certificat de contrôle technique valide (si le véhicule a plus de 4 ans) ; présence obligatoire du signe L à l’arrière du véhicule ; installation d’un second rétroviseur intérieur pour l’examinateur.

En filière libre (M36), ton guide doit être présent et présenter sa carte d’identité ainsi que son permis de conduire B (minimum 8 ans de permis en cours de validité). Le guide ne doit pas avoir été déchu du droit de conduire au cours des 3 dernières années.

En Flandre, si tu passes l’examen avec un permis provisoire M36 ou M12 délivré à partir du 1er mars 2024, ton guide doit avoir suivi le Vormingsmoment (formation de 3 heures) et présenter son attestation de guide (valable 10 ans). Cette formation doit avoir été complétée au moins 5 mois avant ton examen pratique.

Attention : En cas de manquement à l’un de ces documents, ton examen sera annulé sur-le-champ et les frais resteront dus. Prépare une checklist la veille et vérifie chaque élément avant de partir.

Test de Perception des Risques : première étape à Bruxelles

Le TPR (Test de Perception des Risques) constitue une épreuve distincte de l’examen pratique en Wallonie et en Flandre, mais à Bruxelles, il fait partie intégrante de l’examen pratique et représente sa première étape obligatoire.

Organisation du TPR à Bruxelles : intégré à l’examen pratique

À Bruxelles, tu passes le TPR le jour même de ton examen pratique, juste avant de prendre le volant.

Selon Bruxelles Mobilité, cette particularité bruxelloise change complètement la donne : un échec au TPR compte comme un échec à l’examen pratique complet.

Tu ne pourras donc pas effectuer l’épreuve de conduite sur voie publique si tu échoues au TPR.

Le coût du TPR est inclus dans le tarif de l’examen pratique bruxellois (46 €). Tu n’as donc pas à payer de frais supplémentaires pour cette épreuve, contrairement à la Wallonie où le TPR se paie séparément.

Prérequis spécifique bruxellois : formation aux premiers secours

Avant de pouvoir passer le TPR à Bruxelles, tu dois obligatoirement avoir complété une formation aux premiers secours organisée gratuitement par la Croix-Rouge. Cette obligation n’existe ni en Wallonie ni en Flandre.

La formation se compose de deux parties : une partie e-learning accessible sur pser.brussels (environ 2 heures de modules en ligne) et une partie pratique de 3 heures en présentiel dans un centre de formation agréé. Tu dois avoir terminé cette formation dans les 2 ans précédant ton TPR.

Sans cette attestation de formation aux premiers secours, tu ne seras pas autorisé à passer le TPR, et donc ton examen pratique sera annulé. Anticipe cette démarche plusieurs semaines à l’avance, car les places pour les sessions pratiques peuvent être limitées.

Format et déroulement du TPR bruxellois

Le format du TPR varie selon le réseau de centres d’examen. À Bruxelles, les centres ACT utilisent le format « clic » : tu visionnes des vidéos de situations de circulation réelles et tu cliques directement sur l’écran au moment précis où tu perçois un danger.

Les centres Sécurité Automobile utilisent le format QCM : après chaque vidéo, tu réponds à une question à choix multiples avec 4 propositions, dont 1 à 3 réponses correctes possibles.

Renseigne-toi auprès de ton centre d’examen pour connaître le format utilisé, car la stratégie de préparation diffère légèrement entre les deux systèmes.

Structure de l’épreuve et types de risques

L’épreuve commence par 2 vidéos d’essai pour te familiariser avec le système. Ces vidéos ne comptent pas dans ton score. Ensuite, tu visionnes 5 vidéos de test, chacune durant environ 30 secondes.

Chaque vidéo peut contenir 0, 1, 2 ou 3 risques à identifier. L’ensemble des 5 vidéos contient toujours 10 risques au total.

Un risque peut être un piéton qui traverse, un véhicule qui freine brusquement, une portière qui s’ouvre, un cycliste qui déboîte, un animal sur la chaussée, ou toute autre situation nécessitant une réaction du conducteur.

Le système de scoring est binaire : tu obtiens +1 point pour chaque risque correctement identifié, -1 point pour chaque fausse alerte (clic incorrect ou mauvaise réponse au QCM), et 0 point pour un risque non identifié.

Seuil de réussite et conséquences d’un échec

Pour réussir le TPR, tu dois obtenir un score minimum de 6/10. Si tu obtiens 5/10 ou moins, tu échoues au TPR, ce qui compte automatiquement comme un échec à l’examen pratique complet à Bruxelles.

Après 2 échecs consécutifs au TPR (ou toute combinaison de 2 échecs incluant le TPR et/ou l’épreuve sur voie publique), tu devras suivre 6 heures de cours pratiques obligatoires en auto-école agréée.

Après avoir complété ces 6 heures, tu devras repasser ton examen pratique complet (TPR + conduite) avec l’auto-école qui t’a dispensé la formation obligatoire.

Validité du TPR bruxellois : délai d’un an

À Bruxelles, la validité du TPR est limitée à 1 an à compter de la date de réussite. Cette durée est nettement plus courte qu’en Wallonie et en Flandre, où le TPR reste valable 3 ans (aligné sur la validité de l’attestation théorique).

Si ton TPR expire avant que tu aies réussi l’examen pratique sur voie publique, tu devras repasser le TPR (et éventuellement l’examen théorique si celui-ci a également expiré). Planifie donc ton examen pratique dans un délai raisonnable après avoir réussi le TPR, en tenant compte des délais d’attente des centres bruxellois.

Contrôles préliminaires et vérifications techniques

Dès ton arrivée au centre d’examen, l’examinateur procède à une série de vérifications avant même que tu ne prennes le volant. Cette phase dure environ 4 minutes et compte dans l’évaluation globale de ton examen.

L'examinateur vérifie les documents administratifs du candidat au début de l'épreuve pratique.
L'examen débute par le contrôle de votre identité et du dossier.

Installation au poste de conduite et réglages obligatoires

L’examinateur t’observe pendant que tu t’installes au volant. Tu dois effectuer les réglages dans un ordre logique et ne rien oublier.

Commence par régler ton siège en profondeur et en hauteur pour atteindre confortablement toutes les pédales, le pied gauche reposant naturellement sur le repose-pied. Vérifie que tu peux enfoncer complètement la pédale d’embrayage sans tendre la jambe.

Ensuite, règle le dossier du siège pour que tes bras soient légèrement fléchis lorsque tes mains sont positionnées sur le volant à 9h15 ou 10h10.

Ajuste ensuite les rétroviseurs : rétroviseur intérieur (tu dois voir toute la lunette arrière) et rétroviseurs extérieurs (environ 1/4 de carrosserie visible sur le bord intérieur).

Règle enfin l’appui-tête à la bonne hauteur (le haut de ta tête doit arriver au niveau du haut de l’appui-tête) et boucle ta ceinture de sécurité. Certains examinateurs apprécient que tu vérifies également que le frein à main est bien serré avant de démarrer le moteur.

Contrôles systématiques : questions obligatoires pour tous

L’examinateur te pose ensuite plusieurs questions techniques sur le véhicule. Ces questions portent sur des éléments de sécurité essentiels et sur ta connaissance du tableau de bord.

Questions fréquentes sur les commandes : localisation et fonction du klaxon, des feux de détresse, du dégivrage arrière, des essuie-glaces et lave-glace, du réglage de l’intensité lumineuse du tableau de bord, du levier de vitesses (position du point mort, de la marche arrière).

Questions sur les témoins lumineux : identification et signification des voyants du tableau de bord (huile moteur, température moteur, frein à main/niveau liquide de frein, airbags, ABS, contrôle de pression des pneus, batterie).

L’examinateur peut allumer le contact sans démarrer le moteur pour te montrer différents voyants et te demander leur signification.

Questions sur les feux : comment allumer les feux de croisement, les feux de route, les feux de brouillard avant et arrière, les clignotants. L’examinateur vérifie que tu sais manipuler les commandes sans quitter la route des yeux.

Contrôles aléatoires : vérifications techniques tirées au sort

En plus des contrôles systématiques, l’examinateur tire au sort 1 ou 2 vérifications techniques parmi une liste prédéfinie. Ces contrôles nécessitent parfois de sortir du véhicule et d’ouvrir le capot.

Vérifications sous le capot : contrôle du niveau d’huile moteur (localisation de la jauge, interprétation des repères min/max) ; contrôle du niveau de liquide de refroidissement (réservoir de vase d’expansion, repères min/max, jamais ouvrir à chaud) ; contrôle du niveau de liquide lave-glace (réservoir identifiable par le symbole pare-brise) ; contrôle du niveau de liquide de frein (réservoir près du maître-cylindre, repères min/max).

Vérifications extérieures : contrôle de l’état et de la pression des pneus (usure de la bande de roulement, témoins d’usure à 1,6 mm, pression indiquée sur l’étiquette dans la portière) ; contrôle du fonctionnement de tous les feux (stop, clignotants, feux de recul, plaque d’immatriculation éclairée) ; contrôle de l’état des essuie-glaces (balais non déchirés, pas de traces sur le pare-brise).

Astuce : Si l’examinateur te demande de vérifier un niveau sous le capot et que le moteur vient de tourner, mentionne explicitement que tu attendrais quelques minutes que le moteur refroidisse avant d’ouvrir le bouchon du liquide de refroidissement. Cette remarque démontre ta connaissance des précautions de sécurité.

Précautions avant le départ et vérifications finales

Avant de démarrer le moteur et de quitter le centre d’examen, l’examinateur évalue ta méthodologie et tes réflexes de sécurité. Tu dois adopter une démarche systématique qui deviendra automatique avec la pratique.

Vérifie que le levier de vitesses est au point mort (ou en position P pour une boîte automatique) et que le frein à main est serré.

Démarre ensuite le moteur et observe le tableau de bord : les voyants de contrôle doivent s’éteindre (huile, batterie, airbags). Si un voyant rouge reste allumé, signale-le à l’examinateur.

Avant de desserrer le frein à main, effectue un contrôle visuel complet : rétroviseur intérieur, rétroviseur extérieur gauche, angle mort gauche en tournant la tête. Cette séquence doit devenir un automatisme avant chaque démarrage, même si tu es stationné dans un parking fermé.

Manœuvres obligatoires et techniques d’exécution

Les manœuvres constituent une partie cruciale de l’examen pratique. Leur nombre et leur nature varient selon ta région d’examen, mais toutes exigent précision, contrôle et respect des règles de sécurité.

Le créneau : manœuvre obligatoire en Wallonie et à Bruxelles

Le stationnement en créneau (marche arrière entre deux véhicules) est la seule manœuvre systématiquement imposée en Wallonie et à Bruxelles. En Flandre, cette manœuvre fait partie des clusters possibles mais n’est pas systématique.

Technique d’exécution du créneau : positionne-toi parallèlement au véhicule de devant, à environ 50-80 cm de distance, ton rétroviseur extérieur aligné avec l’arrière du véhicule.

Enclenche la marche arrière et recule lentement en ligne droite jusqu’à ce que ton rétroviseur extérieur arrive au niveau du milieu du véhicule de devant (ou légèrement avant).

Braque alors à fond vers la droite (ou vers la gauche si tu te gares à gauche) et continue de reculer lentement en surveillant constamment tes rétroviseurs et ton angle mort.

Lorsque ton véhicule forme un angle d’environ 45° avec le trottoir, redresse les roues (volant en position centrale) et continue de reculer en ligne droite.

Dès que l’avant de ton véhicule passe le pare-chocs arrière du véhicule de devant, braque à fond dans l’autre sens (vers la gauche si tu te garais à droite) pour ramener l’avant de ton véhicule parallèle au trottoir. Arrête-toi avant de toucher le véhicule de derrière, redresse tes roues et ajuste ta position finale.

Critères d’évaluation : tu dois te garer entièrement dans l’emplacement (pas de débordement), à maximum 30 cm du trottoir, sans toucher les véhicules avant et arrière, en 2 manœuvres maximum (1 marche arrière + 1 ajustement avant autorisé). L’examinateur tolère généralement un léger débordement si tu corriges immédiatement.

Manœuvres tirées au sort en Wallonie et à Bruxelles

En plus du créneau, l’examinateur tire au sort 1 manœuvre supplémentaire parmi les 4 suivantes. Tu découvres laquelle au moment où l’examinateur te la demande.

Demi-tour en rue étroite (ou « 3 points ») : tu dois faire demi-tour dans une rue étroite en effectuant une marche avant, une marche arrière, puis une nouvelle marche avant.

Engage-toi en première vers la droite en braquant à fond, arrête-toi avant de monter sur le trottoir. Enclenche la marche arrière, braque à fond vers la gauche, recule sans monter sur le trottoir opposé. Passe en première, braque à fond vers la droite et termine ton demi-tour.

Surveille constamment tes angles morts et tes rétroviseurs, cède le passage aux autres usagers à chaque phase. L’examinateur pénalise lourdement tout contact avec le trottoir ou toute manœuvre dangereuse vis-à-vis des autres véhicules.

Marche arrière en ligne droite : tu dois reculer en ligne droite sur une distance d’environ 10 mètres, en maintenant ton véhicule parallèle au trottoir ou aux marquages.

Adopte une position confortable (bras droit sur le dossier du siège passager, corps légèrement tourné), contrôle ta vitesse avec l’embrayage et surveille alternativement la lunette arrière et ton rétroviseur extérieur droit.

La difficulté réside dans le maintien de la trajectoire. Si ton véhicule dévie, corrige immédiatement avec de petits mouvements de volant. L’examinateur autorise des corrections, mais pénalise les zigzags importants ou la perte de contrôle.

Stationnement perpendiculaire avant : tu dois te garer en marche avant dans un emplacement perpendiculaire au sens de circulation (parking en épi ou perpendiculaire).

Positionne-toi de manière à avoir suffisamment d’angle pour entrer, ralentis fortement, braque progressivement en entrant dans l’emplacement, et redresse tes roues une fois centré.

Arrête-toi avant la bordure ou le mur du fond, en laissant un espace suffisant pour pouvoir ressortir. L’examinateur vérifie que tu contrôles ta vitesse et que tu te positionnes correctement dans l’emplacement (centré, pas de débordement sur les emplacements voisins).

Stationnement perpendiculaire arrière : même principe que le stationnement avant, mais en marche arrière. Cette manœuvre est généralement plus précise.

Dépasse l’emplacement, arrête-toi lorsque ton rétroviseur extérieur arrive au niveau du milieu de l’emplacement, braque à fond en reculant, surveille tes deux rétroviseurs pour centrer ton véhicule, redresse tes roues et ajuste ta position.

Le stationnement perpendiculaire arrière offre une meilleure visibilité pour ressortir ensuite en marche avant, c’est pourquoi de nombreux conducteurs le préfèrent au stationnement avant.

Système de clusters en Flandre : combinaisons prédéfinies

Le système flamand fonctionne différemment. L’examinateur tire au sort un cluster (groupe de 2 manœuvres pré-définies) parmi plusieurs combinaisons possibles. Tu effectues donc toujours 2 manœuvres en mouvement, mais leur nature dépend du cluster tiré.

Les clusters combinent généralement : créneau + stationnement perpendiculaire arrière ; créneau + marche arrière en ligne droite ; stationnement perpendiculaire avant + marche arrière en ligne droite ; demi-tour + stationnement perpendiculaire arrière ; etc.

Cette approche garantit une évaluation standardisée de tes capacités de manœuvre, tout en introduisant une part d’aléatoire pour éviter que les candidats ne préparent qu’une seule manœuvre.

Erreurs fréquentes et pièges à éviter

Oubli des contrôles de sécurité : avant chaque manœuvre, tu dois vérifier tes rétroviseurs et tes angles morts, même si tu es sur un parking désert.

L’examinateur évalue ta méthodologie, pas seulement le résultat technique de la manœuvre. Annonce verbalement tes contrôles si nécessaire (« Je vérifie mon angle mort gauche »).

Vitesse excessive : les manœuvres s’effectuent au ralenti, en contrôlant la vitesse avec l’embrayage (véhicule manuel) ou avec le frein (véhicule automatique). Une vitesse excessive te fait perdre le contrôle et augmente le risque d’accident. Prends ton temps, l’examinateur ne chronomètre pas.

Montée sur le trottoir : tout contact franc avec le trottoir (roue qui monte clairement) constitue généralement une erreur éliminatoire. Un léger frottement de flanc de pneu est toléré selon les examinateurs, mais évite tout contact.

Manœuvres multiples excessives : l’examinateur autorise généralement 2 manœuvres (1 tentative + 1 correction). Au-delà, il considère que tu ne maîtrises pas la manœuvre. Si tu t’aperçois que tu t’es mal positionné dès le début, n’hésite pas à tout recommencer plutôt que de t’enfoncer dans une série de corrections.

Point crucial : Pendant toutes les manœuvres, tu restes soumis au code de la route. Tu dois céder le passage aux piétons, aux cyclistes et aux autres véhicules, même si cela rallonge ta manœuvre. La sécurité prime toujours sur la rapidité ou la perfection technique.

Conduite sur voie publique et phase de conduite indépendante

L’épreuve de conduite sur voie publique constitue le cœur de l’examen pratique. Elle dure environ 32 minutes et te fait circuler dans différents environnements pour évaluer ton comportement réel en situation de conduite.

Parcours types et environnements rencontrés

L’examinateur te fait circuler dans une variété d’environnements représentatifs de la conduite quotidienne.

Le parcours inclut généralement des zones résidentielles (rues calmes avec stationnements, passages piétons, écoles), des axes de circulation plus denses (boulevards, avenues avec plusieurs bandes, carrefours complexes), et si possible des zones rurales ou périurbaines (routes hors agglomération, ronds-points, zones 70 ou 90 km/h).

En Wallonie, le parcours intègre souvent une portion d’autoroute ou de voie rapide pour évaluer ta capacité à t’insérer, circuler à vitesse élevée et quitter l’autoroute en toute sécurité.

À Bruxelles, l’examen se concentre sur la circulation urbaine dense, avec de nombreux carrefours, feux tricolores, trams, bus et cyclistes.

L’examinateur adapte le parcours en fonction des conditions de circulation. Si un tronçon prévu est bloqué par des travaux ou un accident, il modifie l’itinéraire pour maintenir une évaluation équitable.

Compétences évaluées : maîtrise technique et comportement

L’examinateur évalue simultanément trois dimensions de ta conduite : la maîtrise technique du véhicule, le respect du code de la route et ton comportement global en circulation.

Maîtrise technique : maniement du volant (trajectoires fluides, corrections progressives), utilisation de la boîte de vitesses (passages de vitesses au bon régime, rétrogradages appropriés, pas de calage répété), dosage de l’embrayage et des pédales (démarrages en douceur, freinages progressifs, arrêts précis), positionnement sur la chaussée (centrage dans la bande, respect des distances latérales).

Respect du code de la route : respect des limitations de vitesse (50 km/h en agglomération en Wallonie/Flandre, 30 km/h à Bruxelles, 70-90 km/h hors agglomération selon la région, 120 km/h sur autoroute), respect de la signalisation (feux, stops, cédez-le-passage, interdictions), priorités de passage (priorité de droite, priorités aux carrefours, passages piétons), utilisation des clignotants (annonce systématique des changements de direction, activation suffisamment tôt).

Selon Ville 30 Bruxelles, depuis le 1er janvier 2021, la vitesse maximale par défaut est de 30 km/h sur l’ensemble des voiries de la Région de Bruxelles-Capitale, sauf sur les axes structurants où la limitation reste à 50 ou 70 km/h.

Comportement et anticipation : adaptation de la vitesse aux conditions (pluie, trafic dense, zone scolaire), anticipation des dangers (piéton qui s’apprête à traverser, portière qui peut s’ouvrir, ballon qui roule sur la chaussée), contrôles visuels réguliers (rétroviseurs toutes les 5-8 secondes, angles morts avant chaque manœuvre), communication avec les autres usagers (contact visuel, gestes de courtoisie, respect des distances de sécurité).

Phase de conduite indépendante : minimum 10 minutes

Depuis plusieurs années, l’examen pratique inclut une phase de conduite indépendante d’une durée minimum de 10 minutes. Pendant cette phase, l’examinateur ne te donne plus d’instructions détaillées (« tourne à droite », « prends la deuxième sortie »). Il te demande de te rendre à une destination ou de suivre une direction indiquée par des panneaux.

Exemples de consignes : « Suis la direction de Liège jusqu’à nouvel ordre », « Rends-toi au centre commercial [nom] », « Suis la direction de l’autoroute E411 », « Va vers le centre-ville en suivant les panneaux ».

Tu dois alors naviguer de manière autonome en lisant la signalisation directionnelle, tout en continuant à respecter scrupuleusement le code de la route et à adopter un comportement sûr. L’examinateur intervient uniquement si tu t’éloignes trop du parcours prévu ou si tu commets une erreur dangereuse.

Cette phase évalue ta capacité à gérer plusieurs tâches simultanément : conduire en sécurité, respecter le code, lire la signalisation, prendre des décisions rapides aux carrefours, et gérer le stress de l’autonomie. Elle simule la conduite réelle, où personne ne te guide à chaque intersection.

Conseil stratégique : Si tu hésites entre deux directions, choisis celle qui te semble la plus logique et continue. L’examinateur évalue ta conduite, pas ta capacité à trouver le chemin le plus court. Même si tu « te perds », tu peux réussir l’examen si ta conduite reste sûre et conforme au code.

Situations complexes et gestion du stress

L’examinateur te confronte volontairement à des situations complexes pour évaluer ta réactivité et ton jugement. Ces situations incluent : insertion sur autoroute avec trafic dense, négociation de carrefours giratoires multi-voies, circulation dans des zones de travaux avec signalisation temporaire, dépassement de véhicules lents (cyclistes, tracteurs), gestion de priorités ambiguës.

Gestion du trafic dense : maintiens des distances de sécurité suffisantes (règle des 2 secondes minimum), anticipe les freinages de la file, évite les changements de file brusques, utilise tes clignotants systématiquement, reste calme même si d’autres conducteurs sont agressifs.

Gestion des imprévus : si un piéton traverse au rouge, freine et laisse-le passer (tu ne seras pas pénalisé pour avoir cédé le passage par sécurité) ; si un véhicule te coupe la route, ralentis et laisse passer (tu n’es pas responsable du comportement des autres) ; si tu rates une sortie ou un tournant, continue et attends les instructions de l’examinateur (ne fais jamais demi-tour brusquement ou de manœuvre dangereuse pour « corriger »).

Gestion du stress : respire calmement et régulièrement, concentre-toi sur la route et non sur l’examinateur, verbalise tes actions si cela t’aide (« Je contrôle mon angle mort gauche »), ne te laisse pas déstabiliser par une petite erreur (l’examen n’est pas binaire, tu peux faire quelques erreurs mineures et réussir).

Situations pièges et erreurs éliminatoires

Certaines erreurs entraînent un échec immédiat, sans possibilité de continuer l’examen. Ces erreurs éliminatoires concernent principalement la sécurité et le respect des règles fondamentales.

Erreurs éliminatoires fréquentes : franchissement d’un feu rouge (même orange tardif considéré comme rouge), non-respect d’un stop (arrêt incomplet ou absence d’arrêt), non-respect d’une priorité (priorité de droite, passage piéton, cédez-le-passage), vitesse excessive dangereuse (largement au-dessus de la limitation), manœuvre dangereuse mettant en péril d’autres usagers, perte de contrôle du véhicule (sortie de route, montée sur trottoir franche), non-respect de l’interdiction de doubler (ligne continue, passage piéton, intersection).

Situations pièges classiques : feu orange qui passe au rouge juste avant que tu arrives (si tu peux t’arrêter en sécurité, arrête-toi ; si le freinage serait brutal et dangereux, passe) ; passage piéton avec piéton sur le trottoir qui regarde vers la route (ralentis fortement et prépare-toi à t’arrêter, même s’il n’a pas encore commencé à traverser) ; priorité de droite dans un quartier résidentiel (ralentis systématiquement à chaque intersection non réglementée, même si la rue de droite semble déserte) ; marquage au sol effacé ou ambigu (applique les règles générales de priorité, ne te fie pas uniquement au marquage).

Autoévaluation, debriefing et résultats de l’examen

La dernière phase de l’examen pratique se déroule de retour au centre d’examen. Elle comprend une autoévaluation que tu as remplie avant le départ et un debriefing avec l’examinateur.

L'examinateur discute du bilan de compétences avec le candidat à la fin de l'épreuve pratique.
L'examinateur réalise le bilan final avec le candidat après la conduite.

Formulaire d’autoévaluation : rempli avant le départ

Avant de prendre le volant, l’examinateur te remet un formulaire d’autoévaluation sur lequel tu dois cocher ton niveau de confiance pour différentes compétences de conduite.

Ce formulaire liste des compétences comme : maîtrise du véhicule, respect des limitations de vitesse, respect de la signalisation, gestion des priorités, positionnement sur la chaussée, utilisation des rétroviseurs, etc.

Pour chaque compétence, tu coches une case parmi : « très confiant », « confiant », « peu confiant », « pas confiant ». Sois honnête dans ton autoévaluation. Ce formulaire n’influence pas directement ton résultat, mais il permet à l’examinateur de comparer ta perception de tes compétences avec son évaluation objective.

Cette démarche vise à développer ton esprit critique et ta capacité à identifier tes points faibles. Un bon conducteur est capable de reconnaître ses limites et de continuer à progresser après l’obtention du permis.

Debriefing avec l’examinateur : comparaison et feedback

De retour au centre d’examen, l’examinateur reprend ton formulaire d’autoévaluation et le compare avec son évaluation. Il te fait un feedback constructif sur ta prestation, en soulignant tes points forts et tes axes d’amélioration.

Si tu as réussi, l’examinateur te félicite et te rappelle quelques points de vigilance pour ta conduite future. Il insiste généralement sur les compétences que tu as correctement maîtrisées pendant l’examen, mais qui nécessitent une vigilance continue (contrôles visuels, anticipation, adaptation de la vitesse).

Si tu as échoué, l’examinateur t’explique précisément les erreurs commises et leur gravité. Il te donne des conseils spécifiques pour progresser avant de repasser l’examen. Écoute attentivement ces remarques et pose des questions si certains points ne sont pas clairs. Ce feedback est une opportunité d’apprentissage précieuse.

Critères de réussite et système de notation

L’examen pratique n’utilise pas de système de points chiffrés comme l’examen théorique. L’examinateur évalue ta conduite de manière globale et qualitative, en tenant compte de trois niveaux d’erreurs.

Erreurs légères : petites imprécisions techniques sans conséquence sur la sécurité (passage de vitesse légèrement tardif, trajectoire légèrement imprécise, clignotant oublié puis activé rapidement). Ces erreurs sont tolérées en quantité raisonnable. Elles démontrent que tu es encore en apprentissage, mais elles ne compromettent pas ta réussite si elles restent occasionnelles.

Erreurs moyennes : erreurs plus significatives mais sans mise en danger immédiate (vitesse légèrement excessive, contrôle visuel oublié, positionnement incorrect sur la chaussée, hésitation prolongée à un carrefour). L’accumulation de plusieurs erreurs moyennes peut entraîner un échec, même en l’absence d’erreur grave.

Erreurs graves (éliminatoires) : erreurs mettant en danger la sécurité ou violant gravement le code de la route (feu rouge grillé, priorité non respectée, vitesse excessive dangereuse, manœuvre dangereuse). Une seule erreur grave suffit généralement à échouer l’examen.

L’examinateur prend également en compte ton comportement général : es-tu stressé au point de perdre tes moyens, ou gères-tu le stress de manière constructive ? Montres-tu de l’anticipation et de la prudence, ou conduis-tu de manière impulsive ? Respectes-tu les autres usagers, ou adoptes-tu un comportement agressif ?

Document délivré après réussite et démarches suivantes

Si tu réussis l’examen pratique, l’examinateur te délivre immédiatement un formulaire « Demande d’un permis de conduire ». Ce document atteste de ta réussite, mais ne te permet pas de conduire. Tu ne peux pas prendre le volant seul avec ce formulaire.

Tu dois te rendre dans ta commune (administration communale de ton domicile) dans les jours suivants pour demander ton permis de conduire définitif.

Apporte le formulaire délivré par l’examinateur, ta carte d’identité, ton permis provisoire (si tu en avais un) et une photo d’identité récente si ta commune l’exige (certaines communes prennent la photo sur place).

Le délai de délivrance du permis définitif varie selon les communes : de quelques jours à 2-3 semaines. Pendant ce délai, tu ne peux toujours pas conduire seul. Une fois ton permis définitif en main, tu peux conduire librement en Belgique et dans les pays reconnaissant le permis belge.

Attention spécifique Flandre : Si tu passes ton examen pratique en Flandre, tu entres dans une période d’essai d’un an après l’obtention de ton permis définitif. Pendant cette année, toute infraction grave (vitesse excessive, alcool, feu rouge, etc.) entraîne des conséquences supplémentaires : obligation de suivre une formation de sensibilisation, prolongation de la période d’essai, voire retrait du permis selon la gravité. Cette période d’essai n’existe ni en Wallonie ni à Bruxelles.

Conséquences d’un échec et obligations de formation

Si tu échoues à l’examen pratique, l’examinateur te remet un document expliquant les raisons de ton échec et les démarches à suivre. Tu peux repasser l’examen dès le lendemain si tu le souhaites (sous réserve de disponibilité des créneaux).

Après 2 échecs consécutifs à l’examen pratique, tu dois obligatoirement suivre 6 heures de cours pratiques en auto-école agréée. L’auto-école te délivre une attestation de suivi de cette formation obligatoire. Tu dois présenter cette attestation lors de ta prochaine tentative d’examen.

Cette obligation de 6 heures se répète après chaque multiple de 2 échecs : après les échecs 2, 4, 6, 8, etc. Il n’y a pas de limite au nombre de tentatives, mais chaque série de 2 échecs déclenche l’obligation de formation.

Selon Wallonie.be, le coût de l’examen pratique est de 41 € en Wallonie. À Bruxelles, le tarif est de 46 €, et en Flandre de 51 €. À cela s’ajoutent les frais de formation obligatoire après 2 échecs.

Taux de réussite et statistiques de référence

Les taux de réussite à l’examen pratique du permis B varient selon les régions et les centres d’examen.

Selon La Libre Belgique, en 2025, le taux de réussite à l’examen pratique s’établit à environ 37% en Wallonie et environ 51% à Bruxelles.

Ces chiffres signifient que la majorité des candidats échouent à leur première tentative. Cette réalité ne doit pas te décourager : l’examen pratique évalue des compétences complexes qui nécessitent un apprentissage progressif. De nombreux excellents conducteurs ont échoué plusieurs fois avant de réussir.

Les facteurs influençant le taux de réussite incluent : la qualité de la formation préalable (filière auto-école vs filière libre), la durée du stage de conduite (plus le stage est long, meilleure est généralement la préparation), le niveau de stress du candidat (un stress excessif dégrade les performances), et la chance (certains parcours sont objectivement plus difficiles que d’autres selon les conditions de circulation).

Région Taux de réussite pratique Coût examen
Wallonie ~37% 41 €
Bruxelles ~51% 46 €
Flandre Variable selon centres 51 €

Spécificités régionales et particularités de l’examen

La Belgique étant un État fédéral, les compétences en matière de permis de conduire sont régionalisées. Cette régionalisation entraîne des différences significatives dans l’organisation et le déroulement de l’examen pratique selon que tu passes ton examen en Wallonie, à Bruxelles ou en Flandre.

Différences de tarification et d’indexation

Les tarifs des examens sont fixés par chaque région et indexés annuellement au 1er janvier. Pour l’année 2026, l’examen théorique catégorie B coûte 17 € en Wallonie, 19 € à Bruxelles et 19 € en Flandre. L’examen pratique coûte 41 € en Wallonie, 46 € à Bruxelles et 51 € en Flandre.

Si tu as besoin d’un interprète pour l’examen théorique (langues autorisées : français, néerlandais, allemand, anglais uniquement), le complément s’élève à 50 € en Wallonie et à Bruxelles, et 43 € en Flandre. Ces suppléments ne s’appliquent pas si tu passes l’examen dans ta langue régionale (français en Wallonie, néerlandais en Flandre, français ou néerlandais à Bruxelles).

À Bruxelles, le coût du TPR est inclus dans le tarif de l’examen pratique (46 €), puisque le TPR fait partie intégrante de l’examen pratique bruxellois. En Wallonie, le TPR se paie séparément lors de l’inscription à cette épreuve spécifique.

Limitations de vitesse régionales : un piège fréquent

Les limitations de vitesse diffèrent selon les régions, et cette différence constitue un piège fréquent pour les candidats qui s’entraînent dans une région et passent l’examen dans une autre (bien que depuis 2026, tu doives effectuer toute ta formation dans la même région).

En agglomération : 50 km/h en Wallonie et en Flandre, mais 30 km/h à Bruxelles depuis 2021 (sauf axes structurants spécifiquement signalés à 50 ou 70 km/h).

Selon Code de la Route Belgique, cette limitation à 30 km/h dans toute la Région bruxelloise surprend de nombreux candidats habitués à rouler à 50 km/h en ville.

Hors agglomération : 90 km/h en Wallonie, mais 70 km/h en Flandre depuis 2017 (sauf routes expressément signalées à 90 km/h) et 70 km/h à Bruxelles sur les rares tronçons hors agglomération de la Région.

Sur autoroute : 120 km/h dans les trois régions, sans différence régionale. Cette uniformité facilite la circulation interrégionale sur le réseau autoroutier.

Attention : Contrairement à certaines idées reçues, il n’existe AUCUNE limitation de vitesse réduite pour les titulaires de permis provisoires (M36, M18, M12) en Belgique. Tu respectes exactement les mêmes limitations que tous les autres conducteurs. Cette confusion provient du système français (permis probatoire), qui n’existe pas en Belgique.

Organisation du TPR : trois systèmes différents

L’organisation du Test de Perception des Risques varie considérablement selon ta région, tant dans le format que dans les obligations et la validité.

En Wallonie, le TPR est un examen séparé de l’examen pratique. Tu peux le passer dans n’importe quel centre d’examen wallon, indépendamment de l’endroit où tu passeras ton examen pratique. Le TPR reste valable 3 ans (aligné sur la validité de l’attestation théorique). Après 2 échecs consécutifs au TPR, tu dois suivre 3 heures de cours en auto-école agréée wallonne.

En Flandre, le TPR est obligatoire le jour de l’examen pratique (même jour, même centre). Tu ne peux pas passer le TPR séparément à l’avance. Le TPR reste valable 3 ans. Après 2 échecs consécutifs, tu dois suivre 3 heures de cours en auto-école agréée flamande.

À Bruxelles, le TPR fait partie intégrante de l’examen pratique (première épreuve avant la conduite sur voie publique). Un échec au TPR compte comme un échec à l’examen pratique complet. Le TPR reste valable 1 an seulement (beaucoup plus court qu’en Wallonie et en Flandre). Après 2 échecs consécutifs au TPR (ou toute combinaison de 2 échecs TPR/voie publique), tu dois suivre 6 heures de cours pratiques (pas 3h comme en Wallonie/Flandre).

Format du TPR : clic vs QCM selon les centres

Le format de présentation du TPR varie également selon le réseau de centres d’examen. Cette différence impacte ta stratégie de préparation.

Format « clic » (centres Autosécurité en Wallonie et centres ACT à Bruxelles) : tu visionnes les vidéos et tu cliques directement sur l’écran au moment précis où tu perçois un danger. Le système enregistre le timing de ton clic et détermine si tu as correctement identifié le risque. Ce format exige une réactivité immédiate et une bonne coordination œil-main.

Format QCM (centres AIBV en Wallonie, centres Sécurité Automobile à Bruxelles, et tous les centres flamands) : après chaque vidéo, tu réponds à une question à choix multiples avec 4 propositions de réponse. Tu coches 1 à 3 réponses parmi les 4 propositions. Ce format laisse plus de temps de réflexion, mais exige une bonne mémorisation des détails de la vidéo.

Renseigne-toi auprès de ton centre d’examen pour connaître le format utilisé et adapte ta préparation en conséquence. Les applications et sites de préparation au TPR proposent généralement les deux formats.

Obligations de formation spécifiques : RDV pédagogique et Vormingsmoment

Les obligations de formation avant l’examen pratique diffèrent également selon les régions, particulièrement pour la filière libre (conduite accompagnée).

En Wallonie, le rendez-vous pédagogique est obligatoire pour le candidat ET le(s) guide(s) si tu choisis la filière libre (permis provisoire M36).

Selon l’AWSR (Agence Wallonne pour la Sécurité Routière), cette formation peut être dispensée par une auto-école agréée en présentiel ou via un module e-learning.

L’attestation de rendez-vous pédagogique doit dater de minimum 3 mois avant ton examen pratique. Sans cette attestation, ton stage sous M36 n’est pas valable et tu ne peux pas passer l’examen.

En Flandre, le Vormingsmoment (moment de formation) est obligatoire pour le guide uniquement, pas pour le candidat. Cette formation de 3 heures est dispensée par une auto-école agréée ou un formateur agréé. Le guide reçoit un « begeleidersattest » (attestation de guide) valable 10 ans pour accompagner plusieurs candidats. Cette formation doit avoir été suivie au moins 5 mois avant l’examen pratique du candidat. Coût : 20 €. Cette obligation s’applique aux permis provisoires M36 et M12 délivrés à partir du 1er mars 2024.

À Bruxelles, il n’existe pas d’obligation de rendez-vous pédagogique ou de Vormingsmoment pour la filière libre. En revanche, Bruxelles impose une formation aux premiers secours (e-learning + 3h pratique) avant de passer le TPR, obligation qui n’existe ni en Wallonie ni en Flandre.

Durée minimum de stage : de 3 à 9 mois selon les régions

La durée minimum de stage avant de pouvoir passer l’examen pratique varie considérablement selon ta région et ta filière.

En Wallonie : stage minimum de 3 mois pour la filière libre (M36), stage minimum de 3 mois après obtention du M18 (ou réussite du TCTC si tu passes directement du M36 au M18), aucun stage pour l’accès direct (30h auto-école).

En Flandre : stage minimum de 5 mois pour toutes les filières avec permis provisoire (M36, M18, M12), depuis le 1er mars 2024. Auparavant, le stage minimum était de 3 mois. Aucun stage pour l’accès direct.

À Bruxelles : stage minimum de 9 mois en filière libre pure (M36 sans formation auto-école), ou 3 mois si tu as suivi des cours en auto-école agréée. Aucun stage pour l’accès direct. Cette durée de 9 mois en filière libre pure est la plus longue des trois régions.

Ces différences de durée impactent directement le délai global pour obtenir ton permis définitif. Un candidat bruxellois en filière libre pure devra patienter minimum 9 mois entre l’obtention de son permis provisoire et l’examen pratique, alors qu’un candidat wallon pourra passer l’examen après seulement 3 mois.

TCTC : spécificité wallonne pour accéder au M18

Le TCTC (Test sur les Capacités Techniques de Conduite) est un examen pratique obligatoire en Wallonie pour obtenir le permis provisoire M18 (conduite sans guide). Cette épreuve n’existe qu’en Wallonie.

À Bruxelles et en Flandre, l’auto-école délivre directement le certificat d’aptitude après 20 heures de cours pratiques, sans test en centre d’examen.

Selon AIBV, en Wallonie, après tes 20 heures (ou après 3 mois de stage sous M36 avec rendez-vous pédagogique), tu dois passer le TCTC dans un centre d’examen wallon.

Le TCTC dure environ 30 minutes et comprend : des contrôles préalables simplifiés, une conduite dirigée sur voie publique (~30 min), et une manœuvre tirée au sort parmi : demi-tour, arrêt à gauche/droite, stationnement perpendiculaire avant/arrière, marche arrière en ligne droite. Le créneau n’est PAS dans les manœuvres du TCTC (contrairement à l’examen pratique final).

Après réussite, tu reçois un certificat d’aptitude valable 18 mois, à présenter à ta commune pour obtenir le M18. Après 2 échecs consécutifs au TCTC, tu dois suivre 6 heures de cours obligatoires en auto-école et tu es exclu de l’examen pratique pendant 3 mois. Coût du TCTC : environ 60 €.

Depuis janvier 2026, si tu passes le TCTC en Wallonie, tu dois également passer ton examen pratique final en Wallonie (obligation de formation dans la même région).

Questions fréquentes

L’examen pratique dure environ 32 minutes sur la voie publique. Il débute par des contrôles préalables (position de conduite, pression des pneus, commandes du véhicule) et une auto-évaluation informatique. Tu devras ensuite réaliser des manœuvres (créneau obligatoire en Wallonie et à Bruxelles, plus une manœuvre tirée au sort) et conduire en conditions réelles avec une phase de conduite indépendante d’au moins 10 minutes. L’examen se termine par un debriefing avec l’examinateur.

Les fautes éliminatoires sont des infractions graves qui entraînent un échec immédiat. Parmi les plus fréquentes : brûler un feu rouge, ne pas respecter un stop, franchir une ligne continue, prendre un sens interdit, refuser la priorité à un piéton ou à un autre véhicule, et l’intervention de l’examinateur sur les commandes (freins ou volant). Ces erreurs mettent en danger ta sécurité et celle des autres usagers. Même une seule faute éliminatoire suffit pour échouer à l’examen.

L’examen pratique comprend trois épreuves principales. D’abord, les contrôles préalables (vérification du véhicule et installation au poste de conduite). Ensuite, les manœuvres : en Wallonie et à Bruxelles, le créneau est obligatoire, accompagné d’une manœuvre tirée au sort (demi-tour, stationnement perpendiculaire ou marche arrière). Enfin, la conduite sur voie publique avec une phase de conduite autonome où tu navigues seul selon les indications de l’examinateur.

Le système belge ne fonctionne pas sur 31 points. Cette notation sur 31 points existe en France, où les candidats doivent obtenir minimum 20/31 pour réussir. En Belgique, l’examen pratique est évalué de manière qualitative par l’examinateur qui juge ta conduite globale, ta maîtrise du véhicule et ton respect du Code de la route. Il n’existe pas de grille chiffrée publique comme en France, mais une évaluation par compétences.

Après 2 échecs consécutifs, tu dois obligatoirement suivre 6 heures de cours pratiques en auto-école agréée. Cette formation est indispensable avant de pouvoir repasser l’examen. Tu devras présenter le certificat d’enseignement de l’auto-école au centre d’examen. Cette obligation se répète après chaque série de 2 échecs. Entre deux tentatives, tu peux repasser l’examen dès le lendemain si tu le souhaites.

Tu dois impérativement présenter ta carte d’identité belge originale et ton permis provisoire en cours de validité. Ajoute les preuves de réussite du théorique et du TPR (moins de 3 ans), les documents du véhicule (immatriculation, assurance, contrôle technique), le signe L et un second rétroviseur. En filière libre, apporte aussi la carte d’identité et le permis de ton guide, ainsi que l’attestation du rendez-vous pédagogique en Wallonie. Les photocopies ne sont pas acceptées.

Oui, mais ton permis portera la mention « code 78 » ou « automatique ». Cette restriction te limite à la conduite de véhicules sans pédale d’embrayage uniquement. Pour lever cette limitation, tu devras repasser un examen pratique complet (TPR + épreuve sur voie publique) avec un véhicule à boîte manuelle, après un apprentissage minimum de 2 heures en auto-école ou sous couvert d’un permis provisoire modèle 3.