Filières Permis de Conduire Belgique : Quel Parcours Choisir

Publié le 10 février 2026 à 20h42
Mis à jour le 15 février 2026 à 04h01
Wenceslas Dasnois
AdministrateurPermis Online

Trois parcours différents pour obtenir ton permis B en Belgique : lequel correspond à ta situation ?

  • Les 3 parcours possibles

    Filière libre (200-400€), accompagnée (800-1200€) ou auto-école (1500-2500€). Chacune impose des conditions et durées différentes.
  • Ce que tu vas gagner

    Tu sauras exactement quelle filière choisir selon ton budget, ta disponibilité et ton besoin d'encadrement pour réussir du premier coup.
  • Point de vigilance

    La filière la moins chère n'est pas toujours la plus économique : les échecs multiples coûtent cher en temps et en argent.

Choisir entre filière libre, accompagnée ou auto-école n'est pas qu'une question de budget. Ici, je te montre comment chaque parcours fonctionne concrètement : les obligations légales, les vrais coûts, et surtout comment éviter les erreurs qui font perdre du temps et de l'argent à des milliers de candidats chaque année.

Les trois filières du permis de conduire en Belgique

En Belgique, tu as le choix entre trois parcours distincts pour obtenir ton permis de conduire : la filière libre, la filière accompagnée, et la filière auto-école.

Chacune offre des avantages spécifiques selon ton budget, ta disponibilité et ton besoin d’encadrement.

Voici un décryptage complet pour t’aider à choisir la formule qui te correspond.

La filière libre : autonomie et flexibilité maximale

La filière libre te permet d’apprendre à conduire avec un ou plusieurs guides de ton choix, sans obligation de passer par une auto-école.

Selon l’Agence wallonne pour la Sécurité routière (AWSR), tu dois simplement obtenir ton permis théorique, puis rouler pendant minimum 3 mois avec un guide titulaire du permis B depuis au moins 8 ans.

Cette formule séduit par sa flexibilité totale : tu choisis tes horaires, ton rythme d’apprentissage et tes itinéraires.

Sur le plan financier, c’est l’option la plus économique si tu disposes d’un véhicule et d’un guide disponible.

Tu paies uniquement les frais d’examen. D’après le Service public de Wallonie, l’examen théorique coûte 17 € en Wallonie (depuis 2025) et l’examen pratique 41 €.

Attention : ton guide doit respecter des conditions strictes. Il ne peut pas avoir fait l’objet d’une déchéance du droit de conduire depuis moins de 3 ans, et vous devez tous deux être titulaires d’un permis de conduire valide.

Le véhicule utilisé doit afficher un panneau « L » à l’arrière.

La filière libre exige une grande discipline personnelle. Sans structure imposée, certains candidats repoussent la pratique et accumulent les échecs à l’examen.

La filière accompagnée : le meilleur des deux mondes

La filière accompagnée combine l’apprentissage avec un guide et un encadrement professionnel.

Tu commences par minimum 20 heures de cours dans une auto-école agréée, puis tu continues ta formation avec ton guide pour atteindre les 3 mois réglementaires.

Cette formule offre un équilibre optimal entre coût maîtrisé et qualité d’apprentissage.

Les premières heures avec un moniteur professionnel te permettent d’acquérir les bases techniques solides (démarrage, stationnement, priorités), puis tu consolides avec ton guide dans des conditions réelles.

Le tarif se situe généralement entre 800 et 1 200 € selon les régions et les auto-écoles.

Ce montant couvre les 20 heures obligatoires, mais tu peux acheter des heures supplémentaires si nécessaire.

L’avantage majeur : tu bénéficies de l’expertise d’un professionnel pour corriger tes erreurs dès le début, ce qui réduit considérablement les risques d’échec.

La filière auto-école : l’encadrement complet

La filière auto-école (aussi appelée filière directe) te permet de passer directement l’examen pratique après avoir suivi une formation complète avec un moniteur agréé.

Aucune période minimale de 3 mois n’est imposée, mais tu dois généralement compter 30 à 40 heures de cours pour être prêt.

Cette option convient parfaitement si tu n’as pas de guide disponible, si tu veux un apprentissage structuré et professionnel, ou si tu souhaites obtenir ton permis rapidement.

Les moniteurs adaptent leur pédagogie à ton profil et te préparent spécifiquement aux exigences des centres d’examen.

Le budget varie entre 1 500 et 2 500 € selon le nombre d’heures nécessaires et la région.

Ce montant peut sembler élevé, mais il inclut l’utilisation du véhicule école, l’assurance, et l’accompagnement jusqu’à la réussite.

Les critères pour choisir ta filière

Ton budget disponible

Le coût total représente souvent le premier critère de décision.

La filière libre reste la plus économique avec un budget global de 200 à 400 € (permis théorique, quelques heures de conduite facultatives, examens).

Si tu disposes d’un véhicule familial et d’un guide motivé, cette option peut te faire économiser plus de 1 000 €.

La filière accompagnée se positionne comme le compromis intelligent avec un investissement de 800 à 1 200 €.

Tu bénéficies d’une formation de qualité sans exploser ton budget.

Cette formule convient particulièrement aux étudiants ou jeunes actifs qui veulent optimiser leur investissement.

La filière auto-école demande le budget le plus conséquent (1 500 à 2 500 €), mais élimine tous les imprévus.

Tu sais exactement ce que tu paies, et tu n’as pas besoin de mobiliser un proche pendant des mois.

Filière Budget moyen Ce qui est inclus Coûts cachés potentiels
Libre 200-400 € Examens, essence Usure véhicule, temps guide
Accompagnée 800-1 200 € 20h cours + examens Heures supplémentaires
Auto-école 1 500-2 500 € Formation complète Heures de rattrapage si échec

Ta disponibilité et ton organisation

La flexibilité horaire diffère radicalement selon les filières.

En filière libre, tu t’entraînes quand tu veux : le soir après le travail, le week-end, pendant les vacances.

Cette liberté totale séduit ceux qui ont des horaires irréguliers ou des contraintes professionnelles.

En revanche, cette autonomie exige une discipline personnelle importante.

Sans rendez-vous fixés, beaucoup de candidats espacent trop leurs séances de conduite et progressent lentement.

Tu dois t’imposer un rythme régulier (idéalement 2-3 fois par semaine) pour maintenir tes acquis.

Les filières accompagnée et auto-école imposent des créneaux planifiés avec le moniteur.

Cette structure te force à pratiquer régulièrement et garantit une progression constante.

Si tu as tendance à procrastiner, cet encadrement externe devient un véritable atout.

Ton profil d’apprentissage

Certaines personnes apprennent mieux en autonomie, d’autres ont besoin d’un cadre structuré.

Si tu es à l’aise avec l’apprentissage autodidacte, si tu as confiance en tes capacités, et si ton guide est pédagogue et patient, la filière libre peut parfaitement fonctionner.

En revanche, si tu stresses facilement au volant, si tu manques de confiance, ou si tu as besoin de répéter plusieurs fois avant d’acquérir un geste, l’accompagnement professionnel devient précieux.

Les moniteurs d’auto-école sont formés pour gérer l’anxiété, décomposer les manœuvres complexes, et s’adapter à ton rythme.

Selon les statistiques du Service public de Wallonie, le taux de réussite des candidats en filière libre en 2022 était de 59%, contre 53% pour les élèves des auto-écoles.

L’accessibilité à un guide qualifié

La qualité de ton guide influence directement ta réussite en filière libre ou accompagnée.

Un bon guide doit être calme, pédagogue, disponible régulièrement, et connaître les règles actuelles du code de la route.

Tous les conducteurs expérimentés ne font pas de bons enseignants.

Ton guide doit également disposer d’un véhicule adapté : boîte manuelle si tu passes ton permis sur ce type de véhicule, en bon état mécanique, avec une assurance couvrant la conduite accompagnée.

Certains assureurs imposent des conditions spécifiques ou appliquent une surprime.

Si tu n’as pas de guide disponible plusieurs heures par semaine, ou si les relations risquent de devenir tendues (parent/enfant, couple), la filière auto-école évite bien des conflits familiaux.

L’apprentissage reste dans un cadre professionnel neutre.

Les obligations légales selon ta filière

Les conditions pour débuter l’apprentissage

Quelle que soit la filière choisie, tu dois obligatoirement obtenir ton permis théorique avant de prendre le volant.

Réussite de l'examen théorique indispensable pour débuter l'apprentissage de la conduite en Belgique.
La réussite du théorique est un prérequis légal pour toutes les filières.

Cet examen teste tes connaissances du code de la route, de la signalisation et des règles de sécurité.

Tu peux le passer dès 17 ans pour le permis B.

Selon Permis Online, l’examen théorique comprend 50 questions et tu dois obtenir minimum 41 bonnes réponses sur 50 pour réussir.

Les questions portent sur les panneaux, les priorités, les distances de sécurité, l’alcoolémie, et les comportements à adopter dans diverses situations.

Une fois ton permis théorique en poche, tu disposes de 3 ans pour réussir ton examen pratique.

Passé ce délai, tu devras repasser le théorique.

Cette règle s’applique à toutes les filières sans exception.

Le permis de conduire provisoire

Dès que tu commences à conduire en filière libre ou accompagnée, tu reçois un permis de conduire provisoire (modèle 36 mois en Wallonie ou 18 mois à Bruxelles selon la filière choisie).

Ce document doit toujours être en ta possession pendant la conduite, accompagné de ta carte d’identité.

Ce permis provisoire impose des restrictions strictes : vitesse limitée à 90 km/h sur autoroute (au lieu de 120 km/h), interdiction de conduire entre 22h et 6h du matin, et présence obligatoire du guide à tes côtés.

Ces limitations visent à garantir ta sécurité pendant la phase d’apprentissage.

En filière auto-école, tu n’as pas de permis provisoire puisque tu conduis uniquement pendant les leçons avec le moniteur, dans le véhicule de l’auto-école équipé de doubles commandes.

Les obligations du guide

Ton guide doit être titulaire du permis B depuis minimum 8 ans sans interruption.

Cette expérience garantit qu’il maîtrise suffisamment la conduite pour t’enseigner les bons réflexes.

Il ne peut pas avoir fait l’objet d’une déchéance du droit de conduire durant les 3 dernières années.

Pendant la conduite, le guide doit obligatoirement s’asseoir à la place passager avant.

Il reste responsable du véhicule et doit pouvoir intervenir si nécessaire.

Il ne peut pas utiliser son smartphone, et doit rester sobre (taux d’alcoolémie 0,5 g/l maximum, 0,2 g/l pour un permis provisoire).

Le guide peut être un parent, un ami, un conjoint, ou toute personne répondant aux critères légaux.

Tu peux même avoir plusieurs guides différents, ce qui permet de varier les approches pédagogiques et les disponibilités.

Le document de stage obligatoire

En filière accompagnée, l’auto-école te remet un document de stage après tes 20 heures de formation.

Ce document atteste que tu as suivi la formation obligatoire et te permet de continuer avec ton guide.

Tu dois le présenter lors de l’examen pratique.

Ce document contient des informations sur ta progression, les compétences acquises, et les points à travailler.

Ton guide peut s’en servir pour orienter les séances de conduite sur tes axes d’amélioration.

Certaines auto-écoles proposent aussi des séances de suivi intermédiaires.

En filière libre, aucun document de stage n’existe puisque tu n’as pas de formation obligatoire en auto-école.

Tu dois simplement respecter la période minimale de 3 mois et parcourir minimum 1500 km avant de passer l’examen pratique, comme le précise l’AWSR dans son guide du Roadbook.

L’examen pratique : préparation et déroulement

Les compétences évaluées

L’examen pratique dure environ 45 minutes et évalue ta capacité à conduire en toute sécurité dans des conditions réelles.

L’examinateur observe quatre domaines principaux : la maîtrise du véhicule, le respect du code de la route, la perception des dangers, et l’éco-conduite.

La maîtrise technique inclut le démarrage, les changements de vitesse, le freinage, le stationnement (créneau, bataille, en épi), et les manœuvres spécifiques.

L’examinateur vérifie que tu contrôles parfaitement ton véhicule dans toutes les situations.

Le respect des règles couvre les priorités, les limitations de vitesse, les distances de sécurité, les dépassements, et la signalisation.

Toute infraction grave (griller un feu rouge, refuser une priorité) entraîne un échec immédiat, quelle que soit la qualité du reste de ta conduite.

Les différences selon ta filière

Si tu passes l’examen en filière libre ou accompagnée, tu dois fournir un véhicule répondant aux normes : double rétroviseur intérieur, triangle de signalisation, gilet de sécurité, et assurance en règle.

Le véhicule doit être en bon état mécanique, avec des pneus conformes et tous les feux fonctionnels.

Ton guide peut t’accompagner jusqu’au centre d’examen, mais ne peut pas assister à l’épreuve.

Tu es seul avec l’examinateur pendant les 45 minutes.

Cette situation stresse certains candidats habitués à la présence rassurante du guide.

En filière auto-école, tu passes généralement l’examen avec le véhicule de l’école, que tu connais parfaitement.

Ton moniteur peut t’accompagner et reste dans la voiture pendant l’examen (à l’arrière), ce qui rassure beaucoup de candidats.

Certaines auto-écoles incluent même le véhicule d’examen dans leur forfait.

Les taux de réussite réels

Selon La Libre Belgique, en 2025, 37% des examens pratiques ont été réussis en Wallonie, tandis qu’à Bruxelles le taux de réussite atteint 51%.

Ces statistiques montrent des écarts significatifs selon les régions et les filières.

Les candidats en filière auto-école bénéficient d’une préparation ciblée : le moniteur connaît les parcours types des centres d’examen locaux, les points de vigilance spécifiques, et les erreurs fréquentes.

Il simule souvent des examens blancs dans les conditions réelles.

En filière libre, beaucoup de candidats se présentent avec des lacunes techniques : mauvaises habitudes prises avec le guide, manœuvres approximatives, gestion du stress insuffisante.

Un échec coûte 41 € en Wallonie et impose un délai de 7 jours minimum avant une nouvelle tentative.

Pour maximiser tes chances en filière libre, envisage 3-4 heures de cours avec un moniteur professionnel quelques semaines avant l’examen. Cet investissement de 150-200 € peut t’éviter plusieurs échecs coûteux.

Le permis provisoire de 18 ou 36 mois

Après la réussite de ton examen pratique, tu reçois un permis provisoire de 18 mois (filière auto-école) ou 36 mois (filière libre/accompagnée).

Pendant cette période, tu dois respecter certaines restrictions : alcoolémie limitée à 0,2 g/l (au lieu de 0,5 g/l), et interdiction de perdre plus de 6 points sur ton permis.

Le permis provisoire de 18 mois (filière auto-école) se transforme automatiquement en permis définitif si tu ne commets aucune infraction grave.

Tu n’as aucune démarche à effectuer, le changement est automatique dans le système.

Le permis provisoire de 36 mois (filière libre/accompagnée) impose une contrainte supplémentaire : tu dois repasser un examen pratique après 36 mois pour obtenir ton permis définitif.

Cet examen vérifie que tu as conservé de bonnes habitudes de conduite.

Optimiser ton parcours selon ta situation

Jeunes conducteurs (17-20 ans)

À cet âge, le budget limité oriente souvent vers la filière libre ou accompagnée.

Si tes parents ou un proche peuvent te guider, la filière libre représente une économie substantielle.

L’apprentissage peut commencer dès 17 ans, ce qui te permet d’obtenir ton permis dès ta majorité.

La filière accompagnée offre un excellent compromis : tu bénéficies de l’expertise d’un moniteur pour les bases, puis tu pratiques avec tes parents.

Cette formule rassure aussi les parents qui craignent de mal t’enseigner ou de transmettre leurs propres défauts de conduite.

Conseil pratique : profite des vacances scolaires pour intensifier ta pratique.

Deux heures de conduite par jour pendant deux semaines équivalent à deux mois de pratique hebdomadaire, et ta progression sera nettement plus rapide.

Actifs et professionnels

Avec un emploi à temps plein, la gestion du temps devient cruciale.

La filière auto-école permet de planifier des cours tôt le matin, pendant la pause déjeuner, ou en soirée.

Certaines auto-écoles proposent même des cours le samedi ou le dimanche.

Si ton budget le permet, la formule intensive en auto-école peut t’intéresser : 2-3 semaines de formation concentrée, avec 2 heures de cours par jour, suivies de l’examen.

Cette approche convient parfaitement si tu as besoin de ton permis rapidement pour des raisons professionnelles.

La filière libre reste envisageable si tu télétravailles ou as des horaires flexibles.

Tu peux alors t’entraîner en journée, quand la circulation est plus fluide, ce qui facilite l’apprentissage des manœuvres et réduit le stress.

Personnes anxieuses ou ayant échoué

Si tu as déjà échoué plusieurs fois à l’examen pratique, un bilan de compétences avec un moniteur professionnel s’impose.

En une ou deux heures, il identifiera précisément tes lacunes : problème technique, gestion du stress, mauvaises habitudes, ou lacunes théoriques.

L’accompagnement professionnel devient alors indispensable.

Un moniteur expérimenté sait déconstruire les mauvais réflexes et reconstruire une conduite saine.

Il utilise aussi des techniques de gestion du stress spécifiques : respiration, visualisation positive, simulation d’examen.

Certaines auto-écoles comme Permis Online proposent des formations en ligne qui permettent de réviser la théorie à ton rythme, de travailler sur des simulations d’examen, et de cibler tes points faibles.

Cette approche complémentaire renforce ta confiance avant l’examen.

Reconversion ou reprise après suspension

Si tu reprends la conduite après une suspension de permis, la loi t’impose parfois de repasser les examens (selon la durée et le motif de suspension).

Dans ce cas, la filière auto-école reste la plus sûre : tu réapprends les bonnes pratiques et les évolutions récentes du code de la route.

Après plusieurs années sans conduire, tes réflexes se sont émoussés.

Même si tu as le droit de choisir la filière libre, quelques heures avec un moniteur te permettront de remettre à niveau ta maîtrise technique et de découvrir les nouvelles règles (zones 30, priorités modifiées, nouveaux panneaux).

Le budget à prévoir pour une remise à niveau varie entre 300 et 800 € selon ton niveau initial.

C’est un investissement rentable qui évite les échecs multiples et les situations dangereuses sur la route.

Les erreurs fréquentes à éviter

Sous-estimer la durée d’apprentissage

Beaucoup de candidats en filière libre pensent qu’ils seront prêts après 3 mois de pratique occasionnelle.

Apprenti conducteur stressé au volant à côté de son guide illustrant les erreurs de la filière libre.
Évitez de sous-estimer le temps de pratique requis.

En réalité, la période minimale légale de 3 mois ne garantit pas que tu maîtrises toutes les compétences requises.

Un candidat moyen a besoin de 40 à 50 heures de conduite effective pour atteindre le niveau d’examen.

Si tu ne roules qu’une heure par semaine, tu atteindras péniblement 12-15 heures en 3 mois.

C’est largement insuffisant.

Tu dois viser minimum 2 séances par semaine de 1h30 à 2h pour progresser efficacement et maintenir tes acquis entre les sessions.

Les candidats qui espacent trop leurs séances passent leur temps à réapprendre les mêmes bases au lieu de progresser.

Chaque séance commence par 15-20 minutes de remise en route, ce qui ralentit considérablement la montée en compétence.

Négliger la préparation théorique

Réussir le permis théorique ne signifie pas que tu maîtrises parfaitement le code de la route.

Beaucoup de candidats oublient rapidement les règles après l’examen, surtout s’ils attendent plusieurs semaines avant de commencer la pratique.

Pendant ton apprentissage pratique, continue à réviser régulièrement la théorie : règles de priorité, distances de sécurité, signalisation spécifique.

Cette révision renforce tes connaissances et t’aide à comprendre pourquoi certaines manœuvres sont obligatoires.

Les questions de l’examinateur pendant l’épreuve pratique portent souvent sur des situations concrètes : « Pourquoi avez-vous ralenti ici ? », « Quelle est la limitation de vitesse dans cette zone ? », « Qu’indique ce panneau ? ».

Si tu hésites ou réponds incorrectement, cela pèse dans l’évaluation globale.

Choisir un guide inadapté

Un guide peut être un excellent conducteur mais un piètre enseignant.

S’il s’énerve facilement, critique constamment, ou impose sa méthode sans écouter tes difficultés, l’apprentissage devient un calvaire.

Le stress accumulé se répercute sur ta conduite et ta confiance.

Certains guides transmettent aussi leurs mauvaises habitudes : excès de vitesse tolérés, clignotants oubliés, distances de sécurité réduites, stationnements approximatifs.

Tu intègres ces défauts sans t’en rendre compte, et l’examinateur les sanctionne immédiatement.

Si la relation avec ton guide ne fonctionne pas, change de guide sans culpabiliser.

Tu peux même alterner entre plusieurs guides pour bénéficier de différentes approches pédagogiques.

L’important est ta progression, pas les susceptibilités.

Repousser l’examen par manque de confiance

Le syndrome de l’imposteur touche beaucoup de candidats : « Je ne suis pas encore prêt », « J’ai besoin de plus d’heures », « Je vais échouer ».

Cette peur irrationnelle conduit certains à accumuler 80-100 heures de conduite alors qu’ils sont prêts depuis longtemps.

Ton guide ou ton moniteur est le mieux placé pour évaluer ton niveau réel.

S’il te dit que tu es prêt, fais-lui confiance.

Repousser l’examen n’améliore pas forcément tes compétences, et prolonge inutilement le stress de l’attente.

Le meilleur remède contre l’anxiété reste la préparation concrète : simule des examens blancs sur les parcours types, visualise positivement le déroulement, et relativise l’enjeu.

Un échec n’est pas une catastrophe, c’est une opportunité d’identifier tes axes d’amélioration.

Erreur Conséquence Solution
Pratique irrégulière Progression lente, réapprentissage constant 2-3 séances/semaine minimum
Théorie négligée Hésitations pendant l’examen Révision régulière du code
Guide inadapté Stress, mauvaises habitudes Changer de guide si nécessaire
Report excessif Anxiété, coûts supplémentaires Faire confiance à l’évaluation du moniteur

Combiner les filières : stratégies hybrides

Commencer en libre, finir en auto-école

Certains candidats débutent en filière libre pour économiser, puis basculent vers l’auto-école après quelques échecs à l’examen.

Cette stratégie peut fonctionner, mais génère souvent des coûts imprévus : tu paies les échecs (41 € chacun en Wallonie), puis la formation en auto-école.

Si tu choisis cette approche, bascule rapidement vers l’auto-école dès le premier ou deuxième échec.

Attendre 4-5 échecs avant de réagir coûte 164-205 € en frais d’examen, sans compter la frustration et la perte de confiance.

L’avantage de cette stratégie : tu arrives chez le moniteur avec une base de pratique déjà solide.

Il peut alors se concentrer sur tes points faibles spécifiques au lieu de tout reprendre depuis zéro.

Compte 10-15 heures de cours pour corriger les défauts et te préparer efficacement.

Formation hybride accompagnée + heures supplémentaires

La formule 20 heures accompagnées + heures supplémentaires représente le meilleur compromis qualité-prix pour beaucoup de candidats.

Tu suis les 20 heures obligatoires, puis tu achètes un pack de 5-10 heures supplémentaires à utiliser stratégiquement.

Utilise ces heures supplémentaires pour travailler les points difficiles : créneaux, ronds-points complexes, circulation dense, conduite nocturne.

Ton moniteur cible précisément tes lacunes au lieu de refaire tout le programme.

Tu peux aussi réserver quelques heures juste avant l’examen : une séance de révision générale, une simulation d’examen sur le parcours type, et des conseils de dernière minute.

Cet accompagnement final booste considérablement tes chances de réussite au premier passage.

Cours théoriques en ligne + pratique libre

Les plateformes en ligne comme Permis Online proposent une préparation complète au permis théorique : cours interactifs, tests illimités, suivi de progression, et statistiques détaillées.

Cette approche digitale convient parfaitement aux jeunes générations habituées aux outils numériques.

Tu peux ensuite choisir la filière libre pour la pratique, en ayant acquis des bases théoriques ultra-solides.

Cette combinaison optimise ton budget tout en garantissant une formation de qualité.

Le coût total reste inférieur à 500 €.

L’apprentissage en ligne offre aussi une flexibilité totale : tu révises dans les transports, pendant la pause déjeuner, ou le soir depuis ton canapé.

Les algorithmes adaptatifs identifient tes points faibles et te proposent des exercices ciblés pour combler tes lacunes.

Questions fréquentes

La filière libre est une option d’apprentissage accessible dès 17 ans après avoir réussi l’examen théorique. Tu dois être accompagné d’un guide attitré pendant toute la durée de ton apprentissage, avec un permis provisoire valable 36 mois en Wallonie. Le guide doit être titulaire du permis B depuis au moins 8 ans et avoir suivi le rendez-vous pédagogique (formation de 3h).

Tu dois d’abord passer l’examen théorique, puis te former à la conduite avant de passer l’examen pratique. Le parcours inclut également le test de perception des risques. En filière libre, tu dois effectuer un stage de 3 à 36 mois et parcourir minimum 1500 km avant de te présenter à l’examen final.

L’examen théorique se déroule dans l’un des 14 centres d’examen agréés par la Wallonie. L’examen comporte 50 questions et tu dois obtenir au moins 41 bonnes réponses pour réussir. La difficulté est identique dans tous les centres car les questions proviennent d’une base commune officielle, bien que les taux de réussite varient selon les centres.

Non, en filière libre tu ne peux pas rouler seul. Tu dois obligatoirement être accompagné par l’un des guides mentionnés sur ton permis provisoire ou par un instructeur breveté. Pour rouler seul, tu dois avoir minimum 18 ans et effectuer au moins 20 heures de conduite en auto-école pour obtenir un permis provisoire 18 mois.

En Belgique, tu as le choix entre plusieurs parcours pour te former à la conduite. La filière libre avec minimum 3 mois de stage avec guide, la filière accompagnée avec minimum 20h en auto-école et 3 mois de stage, ou l’auto-école avec minimum 30h donnant un accès direct à l’examen pratique. Chaque filière correspond à des besoins et budgets différents.

Le coût varie considérablement selon la filière. La filière libre coûte entre 200 et 400 euros, la filière accompagnée entre 800 et 1200 euros, contre 1500 à 2500 euros pour les auto-écoles. L’examen théorique coûte 17€ en Wallonie et l’examen pratique 41€.

Le guide doit être titulaire du permis B depuis au moins 8 ans, ne pas avoir été déchu de son permis depuis 3 ans, et avoir suivi le rendez-vous pédagogique. Il doit être inscrit en Belgique et porteur d’un document d’identité belge. Le choix du guide est essentiel car cette personne façonnera ta conduite et devra allier une parfaite connaissance de la réglementation routière à une expérience valable.